DUGAZON — DURAND. 1C
DUPRATO, compositeur dramatique, né à Nimes le 20 août 1827. Premier grand prix de Rome en 1848, il débuta par un succès, les Trovatelles, à l'Opéra-Comique (1854), et depuis, malgré toutes les qualités d'un talent charmant, ne réussit jamais complètement, il/'siew Landry, la Déesse et le Berger, la Fiancée de Corinthe, sont ses œuvres les plus connues. Il est aujourd'hui professeur au Conservatoire.
DUPREZ (Gilbert-Louis), ténor célèbre qui succéda à Adolphe Nourrit à l'Opéra. 11 excellait dans le timbre dit de voix sombrée ; et dans Guillaume Tell, ainsi que dans un grand nombre d'autres rôles, il excita un véritable enthousiasme. Musicien excellent, Duprez fît quelques essais infructueux en musique dramatique. Plus heureux comme professeur de chant, il forma de brillants élèves, parmi lesquels on compte sa fille Caroline (xM™« Vandenheuvel), M°^'s Carvalho, Marie Battu, Marimon, Monrose, etc. Sa méthode, l'Art du chant, est très estimée. Duprez était né à Paris le 6 décembre 1806.
DUPREZ (Caroline), Mm« Vandenheuvel, fille du précédent, l'un des talents les plus parfaits de la scène contemporaine française. D'une voix suave, mais de peu de volume, Caroline Duprez savait en tirer un tel parti, à force d'art, de style et de distinction, qu'elle arrivait au summum d'expression avec des moyens relativement restreints. Excellente dans tous ses rôles, elle se montra supérieure surtout dans l'interprétation des chefs-d'œuvre. Au théâtre Lyrique, dans les Noces de Figaro ; à l'Opéra, dans Guillaume Tell, elle laissa d'ineffaçables souvenirs ; à l'Opéra-Comique, par des créations dans Marco Spada, l'Etoile du Nord, etc., sa renommée ne fut pas moins grande. Malheureusement, sa santé chancelante ne lui permit pas de prolonger son séjour au théâtre. Née à Florence en 1832, la grande artiste s'éteignit à Pau en 1875.
DURANCY (Céleste), cantatrice et comédienne, née en 1746 d'une famille de comédiens distingués, débuta à treize ans à la Comédie française, puis entra à l'Opéra. Ses plus célèbres rôles furent ceux de la Haine dans Orphée, de Méduse dans Persée, etc. Elle mourut le 28 décembre 1780, victime de la trop grande fougue de son tempérament dramatique.
DURAND (Auguste-Marie), compositeur et éditeur de musique, né à Paris le 18 juillet 1830, fut d'abord organiste de diverses pa-
roisses. 11 a publié des compositions religieuses, des morceaux d'orgue et de piano et diverses pages de style ancien, entre autres sa Chacone, qui est encore en vogue.
DURAND (Emile), professeur et compositeur, né à Saint-Brieuc (Côtes-du-Nord) le 16 février 1830, succéda à M. Bazin dans son cours d'harmonie du Conservatoire. M. Durand a produit quelques petits opéras-comiques et une quantité de jolies mélodies ; Comme à vingt ans a eu un succès populaire très accentué. Il a publié un Traité d'harmonie et un autre intitulé : Accompagnement de la basse chiffrée.
DURANTE (François), compositeur de musique religieuse, né le 15 mars 1684 à Frattamaggiore, près de Naples, étudia avec Gaétano Gréco et Scarlatti, et, se pénétrant ensuite des qualités fortes de l'école romaine, devint lui-même le chef d'une école qui produisit de grands maîtres au dix-huitième siècle. Son œuvre, toute d'église, est considérable, et, si ses idées musicales ne brillent pas toujours par l'originalité, le développement en est d'une rare perfection et d'une ingénieuse richesse. Il mourut le 13 août 175o.
DUSSEK (Jeax-Louis ou Ladislas), fils d'un organiste éminent de Czaslau (Bohème), naquit en cette ville le 9 février 1761. Déjà savant dans son art, et ayant publié quelques œuvres, Dussek chercha les conseils de Ch.-P.-Em. Bach, et sut en profiter. Menant une vie errante dans les cours d'Europe, où son beau talent sur le piano le faisait rechercher, il fut enlevé un jour par une grande dame du Nord, qui vécut avec lui deux ans dans une retraite absolue. Après quoi, il se remit à voyager et se fixa enfin à Paris (1808) comme maître des concerts du prince de Talleyrand. Il mourut en cette ville le 20 mars 1812. Dussek, aussi estimé comme compositeur que comme virtuose, fut le premier qui sut chanter sur le piano. Il laisse soixante-seize œuvres pour cet instrument.
DUVERNOY (Hexri-Louis-Charles), pianiste-compositeur, né à Paris le 16 novembre 1820, remporta successivement tous les prix au Conservatoire et fut attaché comme professeur à cet établissement. Il a laissé des œuvres de piano et plusieurs traités de solfège.
DUVERNOY (Alphonse), pianiste -compositeur, fils de Charles- François Duvernoy, chef du pensionnat du Conservatoire, est né à