DURAND — ELWART
Paris le 30 août 1842. Il a fait exécuter des fragments symphoniques aux concerts Colonne. Son œuvre, la Tempête, a été couronnée au concours bisannuel de la Ville de Paris en 1880.
Son frère cadet, Edmond Duvernoy, pianiste accompagnateur, quelque temps attaché comme chanteur au personnel de l'Opéra- Comique, a épousé M"^ Frank, aujourd'hui à l'Opéra.
ELLEVIOU (Jean), célèbre chanteur de l'Opéra-Comique, monta sur le théâtre, malgré la vive opposition de sa famille, qui le destinait à la médecine. Elle vi ou présenta le curieux phénomène d'une voix de basse perdant peu à peu de sa gravité jusqu'à atteindre le registre élevé du ténor, au fur et à mesure des progrès accompKs par l'artiste dans son art. D'un jeu fm et spirituel, il brilla particulièrement dans Gulnare, Adolphe et Clara, le Calife de Bagdad, etc., et plus tard dans l'Ami de la maison, Mchard Cœur de Lion, Zémire et Azor et Félix. Il quitta la scène en 1813, laissant un nom qui déjà était pris pour type d'un certain genre de chanteurs ; car l'on dit un Elleviou comme on avait dit une Bugazon. Elleviou était né à Rennes, le 14 juin 1769. Il mourut subitement à Paris le 5 mai 1842.
ELSNER (Joseph), compositeur, né à Grottkau (États prussiens) le l^"^ juin 1769, mort en 1854, fut directeur de musique au théâtre de Varsovie. En vingt ans, il écrivit vingt-deux ouvrages dramatiques, tous en langue polonaise, et des œuvres rehgieuses en grand nombre. Il fonda, avec l'aide de la princesse Zamoïska, le Conservatoire de Varsovie, en 1821.
ELWART (Antoine-Amable-Élie), compositeur et professeur, né à Paris le 18 novembre 1808, fut nommé par Chérubini professeur d'harmonie au Conservatoire en 1840, et exerça cette fonction jusqu'en 1871 . Plus connu par ses écrits sur l'enseignement de la musique que par . ses productions dans cet art, Elwart laisse pourtant une œuvre considérable dans tous les genres, œuvre peu connue et en majeure partie inédite. Sa. Naissance d'Eve, exécutée au Conservatoire en 1846, et Ruth et Booz, symphonie vocale, qui contiennent de jolies pages, sont les plus appréciées. Parmi ses traités, l'Harmonie
musicale présente cette particularité peu commune d'être écrite en vers. Elwart est mort à Paris le 14 octobre 1877.
ÉRARD (Sébastien), célèbre facteur de pianos et de harpes, naquit à Strasbourg le 5 avril 1752, et mourut à la Muette, près Paris, le o août 1831. Très versé dès sa jeunesse dans la connaissance des arts mécaniques et du dessin, Érard s'occupa, dès son arrivée à Paris, en 1768, des perfectionnements à apporter aux clavecins. Ses premiers essais l'ayant fait remarquer de la haute société, la duchesse de Villeroy lui offrit ses services. Ce fut chez elle qu'il construisit son premier piano, instrument peu connu encore en France, et qui mit le comble à sa réputation. Quelque temps après, son frère Jean-Baptiste venait à Paris le rejoindre et fondait avec lui celte maison Érard, encore au premier rang de nos jours. Le nombre et la nature des inventions, perfectionnements, etc., d'Érard est considérable : pianosorgues, transpositeurs, orgues expressifs par le toucher, pianos à queue, à simple et à double échappement, etc. Jl fit faire aussi à la harpe un progrès immense, en inventant ce qu'il appelait le double mouvement. Érard passa en Angleterre les temps troublés de la Révolution et y fonda une succursale de la maison de Paris. Revenu en France, en 1796, il continua ses travaux avec une infatigable ardeur, et l'année qui précéda sa mort (1830) le vit encore occupé à l'installation de l'orgue de la chapelle du roi, aux Tuileries. Son neveu, Pierre Érard, continua après lui l'œuvre commencée.
FACCIO (Franco), compositeur dramatique, né à Vérone le 8 mars 1841, fit représenter son premier ouvrage en 1863, à la Scala de Milan. Ameleto, sur un livret de son camarade Boïto, y fut donné, en 1871, alors qu'il était chef d'orchestre de ce théâtre depuis trois ans. Ces deux opéras, appartenant, dit-on, au genre appelé musique de l'avenir, furent assez mal accueillis malgré de réelles beautés. M. Faccio, reconnu aujourd'hui comme le premier chef d'orchestre de l'Italie, est professeur au Conservatoire de Milan.
FALCON (Marie-Cornélie), cantatrice célèbre, née à Paris le 28 janvier 1812, débuta à l'Opéra en 1832, dans Ahce de Robert le Diable, d'une façon brillante. Elle créa Gustave III, la Juive en 1833 ;