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ÉRARD — FAURE

en 1836, Valentine des Huguenots, son triomphe; Stradella, en 1837. A cette époque, ayant perdu sa voix, M^^^ Falcon se retira du théâtre. On ne l'a pas remplacée.

FARRENC (Jacques-Hippolyte-Aristide), né à Marseille le 9 avril 4794, flûtiste et hautboïste compositeur, publia un grand nombre d'ouvrages pour la flûte et le hautbois, avec ou sans accompagnement. Il s'occupa beaucoup des maîtres anciens et en général de tout ce qui concerne l'histoire de la musique et des musiciens. Sa bibliothèque était renommée. Il écrivit beaucoup sur la musique et mourut le 31 janvier 1865.

FARRENC (Jeanne-Louise Dumont, épouse), femme du précédent, née le 31 mai 1804, professeur de piano au Conservatoire, fut un compositeur estimé en même temps que pianiste de talent. Sous le titre : Trésor des pianistes, elle fit paraître une intéressante publication contenant un choix d'œuvres de maîtres depuis le seizième siècle jusqu'à nos jours, collection où toutes les indications, styles, mouvements, etc., étaient transcrits en notation moderne. Elle laisse une œuvre variée et considérable. M™^ Farrenc est morte le 15 septembre J875, ayant deux fois remporté le prix Chartier pour la musique de chambre.

FARRENC (Victorine-Louise), fille des précédents, pianiste distinguée, se fit entendre dans les concerts avec succès et publia quelques compositions. Elle était née le 23 février 1826 et mourut le 3 janvier 1859.

FAURE (Jean-Raptiste), né à Moulins le 15 janvier 1830, chanteur distingué, est fils d'un pauvre chantre. Souffleur d'orgue, enfant de chœur, choriste dès l'enfance la plus tendre, il se fit, pour vivre pendant la mue de sa voix, contrebassiste d'un bal de barrière : Au Grand Vainqueur, et musicien d'orchestre à l'Odéon. Rentré au Conservatoire, il en sortit avec les premiers prix de chant et d'opéracomique en 1851, et débuta à ce théâtre dans Galatée. Haydée, l'Étoile du Nord, Joconde surtout, lui valurent des applaudissements ; et ses créations dans Quentin Durward et le Pardon de Ploèi'mel le mirent tout à fait en relief. Passant alors à l'Opéra en 1861, M. Faure vit son talent mûrir, ses succès s'accentuer. Guillaume Tell, la Favorite, le rôle de Nevers des Huguenots, qu'il sut mettre au premier rang;

170 PETITE ENXYCLOPÉDIE MUSICALE.

Nélusko, de l'Africaine, qu'il créa, et enfin Moïse, Bon Juan, Hamlet, dans lequel il se révéla comédien accompli en même temps que chanteur de premier ordre, tout lui servit à acquérir une renommée sans égale depuis Duprez. La voix de M. Faure, remarquablement belle, est merveilleusement servie par un rare talent, une diction parfaite, une élégance et une distinction irréprochables. Un seul défaut dans l'ensemble : peut-être un peu d'afféterie. Chaque année M. Faure va chanter à Londres pendant la saison, et y est aussi goûté qu'à Paris.

FAURE (Constance-Caroline LEFEBVRE), femme du précédent, fut à l'Opéra-Comique, pendant une quinzaine d'années, une Dugazon distinguée. Elle y chanta le Pré aux Clercs, Haydée, etc., et créa un certain nombre de rôles : Psyché, le Songe d'une nuit d'été, etc. Elle se retira du théâtre peu de temps après son mariage. Elle est née à Paris le 21 décembre 1828.

FERRARI (Carlotta), poète et compositeur, née à Lodi le 27 janvier 1837, fit ses débuts à Milan en 1857 avec Ugo, ouvrage dont elle écrivit les paroles et la musique. En 1866, Sofia, à Lodi, Milan et Turin, accrut sa réputation, qu'Eleonoi^a d'Arhorea (1871) devait complètement asseoir. Elle composa cette même année un hymne de circonstance exécuté aux fêtes de Turin.

FÉTIS (François-Joseph), né à Mons le 25 mars 1784, mort à Bruxelles le 26 mars 1871, compositeur, philosophe, historien, didacticien, théoricien et critique de premier ordre auquel on doit les travaux les plus considérables qui aient été faits dans ce siècle sur tout ce qui concerne la musique. Sa Biographie universelle des musiciens, son Histoire générale de la musique, malheureusement inachevée, suffiraient à le rendre illustre, s'il n'avait produit, outre ces impérissables monuments, une quantité prodigieuse d'ouvrages de toutes sortes, dont la plus grande partie n'a pas été publiée. Tels gont sa Restitution du chant romain, sa Philosophie de la musique, et un grand nombre de compositions musicales. Parmi les autres ouvrages édités, on cite : la Musique mise à la portée de tout le monde, les Curiosités historiques de la musique et de nombreux traités pédagogiques très estimés.

FIELD (Jean), pianiste-compositeur, élève de Clémenti, d'un style plein de sentiment plutôt que de force. Inventeur du genre de pièces

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