FAURE — FODOR
appelées Nocturnes, très imité depuis. Field n'eut quune courte célébrité conquise dans les grandes villes d'Europe. Ses Concertos sont estimés. Il était né en 1782 à Dublin, et mourut en 1837.
FIORAVANTI (Valentin), compositeur et maître de chapelle du Vatican, né à Rome en 1770, et mort en 1837, fit représenter une cinquantaine d'opéras dans le genre bouffe sur les théâtres d'Italie. La Cantatrici Villane et les Virtuosi ambulanti, tirés d'un livret de Picard, donnés tous deux à Paris, renferment ses meilleures pages- Son fils, Vincent Fioravanti, s'est fait connaître par plusieurs opéras en Italie.
FIS SOT (Henry-Alexis), pianiste, organiste, compositeur, est né à Airaisne (Somme) le 24 octobre 1843. A dix-huit ans, il avait achevé de brillantes études au Conservatoire et se livrait à l'enseignement. Comme virtuose, M. Fissot compte parmi les premiers. Style, qualité de son, puissance, mécanisme, charme et élégance sont les caractéristiques de son talent. Sa musique pour le piano, pleine d'originalité et d'une facture parfaite, toujours d'un goût exquis, atteint souvent des allures magistrales.
FLOTOW (Frédéric, comte de), compositeur dramatique, chambellan et directeur de la musique du grand-duc de Mecklembourg, est né à Teutendorf le 27 avril 1812. Il fut élève de Reicha et fit ses premiers essais au théâtre du Palais-Royal avec quelques morceaux intercalés dans le Comte de Charolais, en 1836. Pierre et Catherine, son premier ouvrage de longue haleine, fut ensuite suivi de beaucoup d'autres, représentés à Paris, en Allemagne, en Italie et en Angleterre. Les plus renommés sont : Martha, qu'il écrivit d'abord avec Deldevez et Burgmuller, sous forme de ballet (Lady Henriette), l'Ame en peine, l'Ombre, Zilcla, etc. M. de Flotow était depuis 1864 membre correspondant de l'Institut. Il est mort à Wiesbaden au mois de février 1883.
FODOR (M™e Joséphine MAINVIELLE), cantatrice, fille de Joseph FoDOR, violoniste hongrois de talent, naquit à Paris en 1793. Elle fit en Russie ses débuts (1810), vint à Paris récolter quelques succès dans la Fausse Magie, le Calife de Bagdad, etc., et après un heureux voyage en Italie, reparut à Paris au théâtre Italien, où elle brilla d'un vif éclat. C'est elle qui, en remplaçant M°^e Ronzi, eut l'honneur de relever le rôle de Rosine du Barbier, sifflé à la première représentation.
il2 PETITE ENCYCLOPÉDIE MUSICALE.
FORKEL (Jean-Nicolas), né le 22 février 1749, à Meeder, près Cobourg, mort le 17 mars 1818, à Gœttingue, compositeur médiocre, écrivit beaucoup sur la musique. Il fit une Histoire générale de la musique, dont la seconde partie surtout, qui a trait au moyen âge, est remplie de documents précieux. D'une érudition rare, Forkel, préparant une énorme encyclopédie musicale, mit en partition un choix d'œuvres célèbres d'Ockegem, de Josquin Desprès, etc. Malheureusement il ne reste du commencement de cet ouvrage qu'un recueil d'épreuves corrigées, les planches ayant été détruites pendant les guerres de l'Empire. Ses autres travaux sont considérables.
FOUQUE (Pierre-Octave), compositeur et critique musical, est né le 12 novembre 1844, à Pau. Sa famille le destinant au barreau, il suivit dans sa première jeunesse les cours de l'École de droit et se fit recevoir avocat. Cependant, après quelques années passées au milieu des siens, le goût prononcé qu'il avait toujours manifesté pour la musique prit de telles proportions, qu'en 1868 il revint à Paris fermement décidé à embrasser la carrière de compositeur. II se plaça d'abord sous l'habile direction de Chauvet, le meilleur organiste de son temps, et celui-ci le fit bientôt admettre (1869) dans la classe de composition de M. Ambroise Thomas, au Conservatoire. L'année suivante, il prit part au concours de Rome et, n'ayant pas réussi, il se livra à la composition et publia quelques mélodies. Parmi les plus charmantes on cite : Renouveau, les Rubans^ Sur sa mule, la Dernière Rose, etc. ; Echo du soir, valse chantée ; le Réveil des fleurs, pour deux voix de femme; les Vendanges, Chant du matin, etc., chœurs pour voix d'homme , etc. En 1874, M. Octave Fouque a fait exécuter aux Concerts-Danbé un Prélude pour orchestre, lequel a été repris plus tard par M. Pasdeloup aux Concerts populaires. Collaborateur assidu de la Revue et Gazette musicale et du Ménestrel, M. Fouque, qui a écrit aussi dans la République des lettres, a été critique musical de l'Avenir national, du Corsaire et de la République française. En 1876, M. Fouque a été nommé préposé, puis bibliothécaire adjoint à la bibliothèque du Conservatoire. Il est mort à Pau le 22 avril 1883.
FRANCHOMME (Auguste), violoncelliste-compositeur, né à Lille en 1809, est un des premiers virtuoses de notre temps. Professeur au Conservatoire, ses matinées avec Allard lui ont valu de grands succès. Une rare qualité de son, une justesse parfaite, un style sévèrement nuancé caractérisent son talent.
FORKEL — GABRIELLI. 173
FRANCK (CÉSAR- Auguste), organiste-compositeur, professeur d'orgue au Conservatoire, est né à Liège le 10 décembre 1822. Son œuvre consiste surtout en ouvrages religieux ; Ritth, Rédemption, les Béatitudes, oratorios, ont été exécutés. Ruth a particulièrement obtenu du succès.
FRASCHINI (Gaétano), ténor italien, né à Pavie en 1815, célèbre dans toute l'Italie; ne se fit entendre à Paris qu'en 1863, où il fut acclamé. Son phrasé remarquable, sa voix magnifique, son style sobre et correct, lui conquirent l'admiration générale. Il parut dans Fidelio avec M'''' Krauss, et dans nombre d'autres ouvrages. Plusieurs rôles ont été écrits pour lui, entre autres ceux de Catarina Cornaro de Donizetti et du Ballo in maschera de Verdi. Il est depuis longtemps retiré de la scène. Le théâtre de Pavie porte aujourd'hui son nom.
FRESCOBALDI (Jérôme), organiste célèbre des seizième et dixseptième siècles, dont les œuvres eurent une grande influence sur la musique de son temps. Il était né à Ferrare et mourut dans la seconde moitié du dix-septième siècle. On connaît de lui un grand nombre de fugues, de canzoni et de toceata pour l'orgue et divers instruments.
FREZZOLIM (Herml\ie), cantatrice célèbre par l'ampleur de son style et par un sentiment dramatique à la fois noble et puissant, est née à Orvieto en 1818. Elle débuta à Florence, en 1838, dans la Béatrice di Tenda de Bellini ; parcourut toute l'Italie avec un succès grandissant ; se fit entendre à Londres, Pétersbourg et Madrid, et y fit sensation ; vint enfin à Paris, en 1853, où elle produisit un grand effet dans i Puritani, Bon Giovanni, etc. Sa voix malheureusement était déjà fatiguée; elle dut quitter la scène en 1855. M°^« Frezzolini avait épousé en 1840 le ténor Poggi.
GABRIELI ou GABRIELLI (André), compositeur et organiste, né à Venise au commencement du seizième siècle, mort en 1586. Il composa la musique des fêtes données à Henri III, à Venise, lors de son retour de Pologne, et un grand nombre d'œuvres pour l'orgue et la voix.
GABRIELLI (Jean), neveu du précédent, né à Venise en loo7, mort en 1613, organisLe-compositeur de l'école de Monteverde, que ses facultés inventives, plus que la science d'écrire, rendirent justement célèbre.
GABRIELLI (Domenico), compositeur et violoncelliste du dixseptième siècle, auquel on doit plusieurs opéras : Cleohulo, Gige in Lydia, etc.
GABRIELLI (Catherine), née à Rome en 1730, morte en 1796, ainsi surnommée parce que son père était cuisinier du prince Gabrielli, qui se chargea de son éducation, eut pour maîtres Garcia et Porpora. Douée dime étendue de voix extraordinaire, vocalisant avec facilité, elle brilla surtout dans le chant de bravoure. Fantasque à l'excès, elle eut une vie très agitée et excita des passions fameuses. On cite d'elle plusieurs reparties aussi mordantes que spirituelles.
GABRIELLI (Françoise), dite \a.Ferrarese ou la Gubrlellina, pour la distinguer de la précédente, fut élève de Sacchini. Elle naquit à Ferrare en 1755 et mourut à Venise en 1795. Cantatrice froide, mais excellente musicienne, elle s'adonna surtout au genre bouffe.
GABRIELLI (le comte Rigolas), né à tapies en 1814, compositeur des plus médiocres, qui n'en fit pas moins représenter sur diverses scènes italiennes, et môme à Paris, vingt-deux opéras et un grand nombre de ballets.
GADE (Niels-Gdillaume), compositeur, maître de la chapelle royale de Danemark et directeur de la Société] des concerts de Copenhague, est né dans cette ville, le 22 octobre i817. Son ouverture dVssian, couronnée en 1841, le mit si bien en rehef, qu'il fut choisi quelques années après pour remplacer Mendelssohn à la direction des concerts du Gewand-Haus de Leipsick. De retour dans son pays, Gade, qui ne cessa pas un instant de produire, se vit comblé de places et d'honneurs. Son œuvre, qui se compose de symphonies, de poèmes et de ballades pour chœurs, soli et orchestre, d'ouvertures, de ballets et aussi d'opéras, est d'une facture élégante rappelant celle de Mendelssohn avec une saveur Scandinave en plus, mais aussi avec la richesse et la variété en moins. EH Kônigstochter (la Fille du roi des aulnes) y des ouvertures et quelques symphonies ont été jouées à Paris dans nos grands concerts à orchestre.