‹ Petite encyclopédie musicaleChapitre 46 sur 97 · HOFFMANN — INDY · texte numérisé non relu

HOFFMANN — INDY

rance. En France, en Amérique, en Belgique, en Orient, etc., partout où il passa, il excita un enthousiasme indescriptible. On attribue à Huerta le fameux chant national espagnol : l'Hymne de Riego.

HUMMEL (Jean-Népomugène), célèbre compositeur et pianiste, né à Presbourg le 14 novembre 1778, mort le 17 octobre 1837 à Weimar. Il avait sept ans, lorsque Mozart, à Vienne, fut assez frappé de son talent précoce pour le prendre comme élève. A neuf ans, il commença à parcourir l'Allemagne, le Danemark et l'Ecosse avec son père, ses succès s'accentuant de jour en jour. Après avoir passé deux ans à Edimbourg, où il publia son premier ouvrage (dédié à la reine d'Angleterre), il visita la Hollande et revint à Vienne. Là, il étudia la composition avec Albrechtsberger et Salieri (1793). En 1803, il entra au service du prince Esterhazy et composa pour le théâtre de Vienne des opéras et des ballets, qui obtinrent du succès. En 1806, déjà célèbre dans une grande partie de l'Europe, Hummel était cependant encore inconnu en France. Chérubini l'y révéla en faisant exécuter aux concours du Conservatoire sa Grande Fantaisie (œuvre 18). Il quitta le prince Esterhazy en 1811 ; devint maître de chapelle du roi de Wurtemberg en 1816; occupa les mêmes fonctions près du duc de Saxe-Weimar en 1820; puis, après avoir parcouru brillamment îa Russie, la Hollande, la Belgique, il arriva en France. Paris lui fit un accueil enthousiaste. Après ce dernier succès, il retourna à Weimar. Plus tard, Hummel voulut recommencer ses voyages, mais î'àge était venu, son talent était devenu moins sûr ; ceux qu'il avait naguère enthousiasmés ne montrèrent plus qu'indifférence. Comme pianiste, Hummel eut la gloire de fonder une école allemande nou- •velle, correcte et essentiellement expressive. Comme improvisateur, il excita l'admiration générale. Comme compositeur, il suffira de dire que, sans Beethoven, dont il fut tour à tour le rival et l'ami, il eût occupé le premier rang de son temps pour la musique instrumentale. Ses œuvres les plus remarquables sont : le septuor *(op. 74), le quintette (op. 87), le concerto (op. 85), une sonate à quatre mains {op. 92), etc.

INDY (Paul-Marie-Théodore-Yincem d'), compositeur, né à Paris le 27 mars iSol, entra dans la classe d'orgue du Conservatoire en 1874 et en sortit en i876 après avoir obtenu quelques récompenses. Il a fait entendre dans les grands concerts symphoniques de Paris, avec quelque succès, les ouvertures des Piccolomini et d'Antoine et Cléopûtre; une chanson espagnole avec chœur, la Chevauchée du Cid. M. d'Indy a donné en décembre 1881 un petit opéra-comique : Attendez-moi sous l'orme, qui n'a pas obtenu de succès.

ISAAK (Henri), célèbre compositeur allemand du quinzième siècle, qui fut maître de chapelle de Saint-Jean à Florence, sous Laurent de Médicis (le Magnifique), puis remplit les mêmes fonctions auprès de l'empereur Maximilien l'^'". Son oeuvre^ presque tout religieux [messes, motets, chants et chansons à une et plusieurs voix), est colossal et des plus remarquables.

ISMAËL (Jean-Vital-Ismael JAMMES, dit), chanteur dramatique, né à Agen le 28 avril 1827, d'une famille peu aisée, se fit courageusement chanteur ambulant afin de gagner les grandes villes, où il pût tirer parti de sa magnifique voix de baryton et acquérir les con naissances nécessaires à la carrière dramatique. Seul, il avait appris à lire et à écrire ; seul aussi il apprit la musique. Une dure pratique lui enseigna peu à peu la science du comédien et du chanteur. Choriste d'abord, puis second et enfin premier sujet, il prit possession successivement des petits et des grands rôles du répertoire sur des scènes infimes de province. A Bordeaux il obtint ses premiers grands succès ; dès lors il ne quitta plus les grandes villes. Sa renommée grandissante parvint enfin jusqu'à Paris. Il y débuta, au théâtre Lyrique, en 1863, en créant les Pêcheurs de perles, de Bizet. Rigoletto le mit tout à fait en faveur peu de temps après. Alors commença pour M. Ismaël une série brillante de succès. Ses créations dans Cardillac, la Fiancée d'Ahydos^ les Joyeuses Commères de Windsor, Mireille, Macbeth et quelques autres rôles, firent ressortir à la fois l'ampleur et la souplesse de son talent. Passant à l'Opéra-Comique en 1871, le Roi l'a dit, le Florentin, Gilles et Gilottin, qu'il créa, accrurent encore sa réputation. Malheureusement, vers 1875, la perte de sa voix l'obligea à quitter le théâtre. Il avait succédé à Obin

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comme professeur d'opéra au Conservatoire, il conserva cette classe jusqu'en 1877.

ISOUARD (NicoLo), connu sous le nom de NICOLO, compositeur dramatique, né à Malte en 1775, mort à Paris en 1818, fut destiné au commerce par son père ; et ce fut dans les rares loisirs que lui laissaient les maisons de banque dans lesquelles il se trouva successivement placé, qu'il parvint à faire son éducation musicale. Lorsqu'il se sentit suffisamment préparé, Isouard résista à sa famille, abandonna le commerce et se livra entièrement à l'art. C'est à Florence, en 1794, qu'il donna son premier opéra : Avviso ai maritati^ qui ne réussit pas. Artaserse, à Livourne, fut plus heureux et lui valut la place d'organiste de Saint-Jean de Jérusalem, à Malte, puis celle de maître de chapelle de l'ordre. Celui-ci dissous, Nicolo composa divers ouvrages pour le théâtre qui venait de s'établir dans la ville, Plus tard, après la capitulation, le général Vaubois l'emmena à Paris, et là, il se lia avec Kreutzer, qui lui fut très dévoué. Grâce à cette amitié, Nicolo put, l'année même de son arrivée (1799), donner le Tonnelier à l'Opéra-Comique. Cet ouvrage passa inaperçu. La Statuo ou la Femme avare (1800;, le Baiser et la Quittance (avec Méhul, KreuU zer et Boïeldieu), le Petit Page ou la Prison d'État (avec Kreutzer, 1800), VImpromptu de campagne, au même théâtre (1801) ; Flaminius à Corinthe, à l'Opéra (1801), ne furent guère plus heureux. Ce ne fut qu'avec Michel- Ange (1802), les Confidences et le Médecin turc (1803), Léonce ou le Fils adoptif et l'Intrigue aux fenêtres (1805), que le succès commença à s'affirmer pour Nicolo. Dès lors, il tint le haut du pavé à rOpéra-Comiquc. De 1805 à 1811, il y fit jouer quatorze ouvrages nouveaux, parmi lesquels on remarque les Rendez-vous bourgeois (1807), l'Intrigue au sérail (1809), Cendrillon- [iSiO], etc. Cependant Boïeldieu, revenant de Pétersbourg, allait être pour Nicolo un rival redoutable. 11 le fut en effet; mais en même temps il lui fut utile en l'obligeant à chercher autre chose que des succès faciles. Ses ouvrages furent plus soignés, son style s'éleva. C'est à cette influence excitante que l'on doit les belles partitions de Joconde et de Jeannot et Colin, données en 1814. Malheureusement, à partir de cette époque, Nicolo se livra à une vie de plaisir et d'excès qui le mena rapidement au tombeau. Son dernier ouvrage: Aladin ou la Lampe merveilleuse, qu'il laissa inachevé, fut terminé par Benincori et donné en 1822. On connaît de Nicolo trente-neuf opéras et quelques morceaux religieu:ç et autres.

IVRY (Paul-Xâvier-Désiré, marquis de RICHARD d), amateur et compositeur, né à Beaune le 4 février 1829, écrivit plusieurs partitions sans pouvoir arriver à les faire représenter à Paris. La dernière en date: les Amants de Vérone, a été enfin exécutée au théâtre de la Gaîté, en 1881, sous la signature Richard Yrvid. Elle n'a pas obtenu de succès.

JACOBY (Georges), violoniste et compositeur, né à Berlin en 1840, obtint péniblement le premier prix de violon au Conservatoire de Paris (1861) et fit partie de l'orchestre de l'Opéra vers la même époque. En 1866, il dirigea l'orchestre des Bouffes-Parisiens, et en 1870 alla se fixer à Londres, où il dirigea l'orchestre de l'Alhambra. M. Jacoby a fait représenter à Londres et aux Bouffes de Paris quelques petits ouvrages sans grand intérêt.

JACOTIN, musicien belge, né vers le milieu du quinzième siècle, mort en 1528, fut un des compositeurs renommés de son temps. Contemporain de Josquin Desprès, si son style a moins de hardiesse, son harmonie est plus nourrie. Il passa presque toute sa vie à la collégiale d'Anvers, où il avait été reçu chanteur en 1479. Son œuvi'e se compose de messes et de chansons à une ou plusieurs voix.

JACQUARD (LÉ0N-J£A>"), violoncelliste distingué, est né à Paris le 3 novembre 1826. Il remporta le premier prix de violoncelle au Conservatoire en 1 844 ; fonda avec MM. Armingaud, Mas et Sabatier, l'une des meilleures sociétés de musique de chambre de Paris, en 1855. M. Jacquard fait partie de l'orchestre de l'Opéra et est membre de la Société des concerts. En 1877, il a remplacé au Conservatoire M. Chevillard dans sa classe de violoncelle. M. Jacquard a publié plusieurs morceaux pour son instrument.

JADIN (Louis-Emmanuel), compositeur dramatique, né à Versailles le 21 septembre 1768, mort à Paris le U a\Til 1853. Page de la musique du roi sous Louis XVI, claveciniste au thécàtre de Monsieur (1789- 1792) ; il fit partie ensuite de la musique de la garde nationale, composa beaucoup pour elle et écrivit un grand nombre de chants patriotiques et de morceaux pour les fêtes nationales de la Révolution.

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