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de la Création de Baggesen, une ouverture à grand orchestre et plusieurs fantaisies.
KURPINSKI (Charles), compositeur polonais, né en 178o à Wloszakowice (de Posen), très célèbre dans son pays, est un de ceux qui, avec Kamienski et Elsner, ont le plus fait pour le développement de l'art musical polonais, et l'ont enrichi d'une véritable école d'opéra national. D'abord violon dans un bon orchestre de Gallicie, Kurpinski devint second, puis premier chef d'orchestre au théâtre de Varsovie (1825). Ses ouvrages joués, depuis 1811, obtinrent pour la plupart un succès d'enthousiasme. On ne sait pas au juste leur nombre. Jadwiga paraît être le plus célèbre. Kurpinski fut nommé maître de chapelle de la cour de Varsovie en 1823 et se retira en 1841. 11 a laissé, outre ses opéras, un grand nombre de morceaux pour les instruments et la voix et fut le fondateur d'un journal de musique à Varsovie.
LABARRE (Théodore), compositeur et harpiste célèbre, né à Paris le 5 mars 180o, mort en cette ville le 9 mars 1870, entra au Conservatoire en 1817 ; y reçut des leçons de Dourlen, d'Eler et de Fétis, et remporta en 1823 le second grand prix de Rome. Habile dès l'enfance sur la harpe, il alla se fixer en Angleterre, où ses succès le classèrent au premier rang. De 1847 à 1849, étant revenu à Paris, il succéda à Girard comme chef d'orchestre de l'Opéra -Comique. En décembre 1851, Napoléon .111 le nomma directeur de sa musique particulière. Labarre composa pour le théâtre. Il donna d'abord les Deux Familles (Ventadour, 1831) ; puis l'Aspirant de Marine (1834); la Révolte au sérail (Opéra, 1833); le Ménétrier ou les Deux Buchesses (Opéra-Comique, 1845) ; Jomta ou les Boucaniers, ballet (Opéra, 1853); laFonti, ballet (Opéra, 1855); Pantagruel, opéra qui ne fut joué qu'une fois, l'empereur l'ayant fait interdire (1855); Graziosa, ballet (Opéra, 1861), et enfin le Roi d'Yvetot, ballet (Opéra, 1865J. (Ce dernier ouvrage aurait, dit-on, pour véritable auteur le prince Richard de Metternich.) De tous ces opéras aucun n'a dépassé la médiocrité. Dans ses compositions pour la harpe, qui sont au moins d'une centaine, Labarre a mieux réussi. Cet artiste succéda en 1867 à M. Prumier, i comme professeur de harpe, au Gon-
servatoire. Plusieurs de ses romances ont joui d'une certaine vogue : la Jeune Fille aux yeux noirs, le Contrebandier, la Tartane, Cora, etc.
LABLACHE (Louis), chanteur fameux du théâtre Italien, naquit à Naples le 6 décembre 1794 et y mourut le 23 janvier 1858. Reniarquablement doué et possédant une voix de basse chantante aussi étendue que magnifique, Lablache ne fit pourtant pas prévoir, dès son jeune âge, ce qu'il devait devenir plus tard. Ennemi fougueux de toute discipline, il eut grand'peine à achever ses études musicales. Fort heureusement pour lui, il se maria de bonne heure (à dix-huit ans),, et sa femme exerça sur lui l'influence la plus salutaire. Elle l'excita à l'étude, orna son esprit, débarrassa peu à peu d'habitudes mauvaises sa prononciation et ses manières ; en un mot, elle sut en faire un parfait homme du monde, en même temps qu'un artiste de haut mérite. C'est en 1812 que Lablache débuta au théâtre de San-Cariino de Naples, dans la Molinara de Fioraventi, comme buffo napoletano. 11 alla ensuite à Messine remplir le même emploi, puis à Palerme, comme basse chantante. Le rôle de Dandini de la Cenerentola de Rossini, qu'il joua à la Scala de Milan en 1817, commença l'ère de ses brillants succès. Mercadante écrivit pour lui Elisa e Claudio, et dès lors, à Turin, à Venise, à Vienne, etc., il échpsa tous ses rivaux ; sa renommée se répandit dans toute l'Europe. Lablache vint à Paris en 1830, et, si l'on excepte quelques voyages, s'y fit applaudir chaque hiver jusqu'en 1852. L'été il allait à Londres, où ses succès n'étaient pas moins grands. La Russie voulut à son tour admirer le grand artiste; il partit pour Pétersbourg en 1852, et en revint après une série de nouveaux triomphes. Quatre ans plus tard, la maladie qui devait l'emporter l'obligea à des soins; malheureusement, malgré les eaux, les remèdes et la bienfaisante influence de l'air natal, il succomba. Lablache avait une belle tête, intelligente et fière, était de haute stature et avait dans son allure une suprême distinction. Ses rôles les plus brillants furent dans Semiramide, Zaira, Matrimonio segreto, Gazza ladra, Anna Bolena,Norma, Elisir d'amore. Bon Pasquale, Bon Giovanni, etc., etc. Il est inhumé à Maisons-Laffitte, où il avait une propriété.
LACHNER (François), maître de chapelle du roi de Bavière, est né le 2 avril 1803 à Rain (haute Bavière). D'une grande érudition musicale, d'un tempérament artistique très caractérisé, possédant à fond les connaissances des ressources de l'art, Franz Lachner fut
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d'abord organiste à Vienne, puis directeur de musique au théâtre de la Porte Cari nthie. En 1834, il devint maître de chapelle du duc de Bade, à Mannheim, et en 1835, fut appelé par le roi de Bavière pour occuper la même fonction à Munich. Les œuvres de Lachner les plus remarquables sont ses Symphonies, ses Suites d'orchestre, dont plusieurs ont été exécutées avec succès à Paris aux Concerts populaires ; Alida, Catherine Cornaro et Benveniito Cellini, opéras ; de nombreux morceaux de musique de chambre et de piano ; des Messes, etc. Le style de F. Lachner est élevé et original, sa facture correcte, la nature de ses idées toujours distinguée. — Ses frères Ignace et Vincent sont des musiciens fort estimés.
LACOMBE (Louis BROUILLON), pianiste et compositeur, est né à Bourges (Cher) le 26 novembre 1818. Premier prix de piano du Conservatoire en 1831, M. Lacombe parcourut la France et FAUemagne en donnant des concerts et se perfectionnant dans son art. Czerny lui enseigna le style classique, Sechter et Seyfried, l'harmonie, le contrepoint et la fugue. De retour à Paris en 1842, M. Lacombe se livra à la composition. Parmi ses œuvres les plus connues on remarque : Deux Nocturnes, Larmes et Sourires, Douze Lieders, les Harmonies de la nature. Six Fables de La Fontaine mises en musique, etc. — M. Lacombe a donné au théâtre Lyrique un acte intitulé la Madone (1861).
LACOMBE (Paul), compositeur, né à Carcassonne en 1837, a produit un assez grand nombre de pièces pour l'orchestre, le piano et pour divers instruments, pièces qui ont été favorablement accueillies à Paris dans les concerts. L'Association artistique a donné en 1875 son premier essai pour orchestre, une Pastorale, dont la facture est estimable et qui a obtenu un certain succès.
LACOME-D'ESTALENX (Paul-Jean- Jacques), compositeur, né au Houga (Gers), le 4 mars 1838, donna d'abord de petites opérettes : l'Epicier par amour, J'veux mon peignoir, En Espagne. En 1873, la Dot mal placée fut favorablement accueillie à l'Athénée. Puis vinrent successivement le Mouton enrage, aux Bouffes-Parisiens (1873); Amphitryon, à la salle Taitbout (1874); Jeanne, Jeannette et Jeanneton, aux Folies-Dramatiques (1876), et enfin le Beau Nicolas, au môme théâtre (1881) ouvrages toujours bien reçus du public, et où se remarque un talent aimable et facile, ainsi qu'une profusion de détails
aussi ingénieux que charmants. M. Lacôme a de plus publié des recueils de Mélodies espagnoles. Ses Échos d'Espagne, avec M. Puig y Absubide, sont pleins d'intérêt. Son œuvre comprend encore différents morceaux pour la \oix et les instruments. M. Lacôme a écril de nombreux articles dans les journaux de musique.
LÀFONT (Charles-Philippe), violoniste célèbre, né à Paris le \" décembre 1781, mort par accident près de Bagnères de Bigorre, \e 14 août 1839, commença dès l'âge de onze ans à jouer avec succès dans les concerts. Il parcourut à plusieurs reprises les principales villes d'Europe et se mesura à Milan avec Paganini. En 1815, il fut nommé premier violon de la musique de la chambre du roi et reçut le titre d'accompagnateur de la duchesse de Berry. Son jeu était charmant et délicat, plutôt qu'énergique ; sa justesse, irréprochable. Il a écrit un certain nombre d'œuvrespour son instrument et deux ouvrages dramatiques : la Rivalité villageoise (sous un pseudonyme) et l'Ermitage.
L.\GRANGE (Anna-Caroline de), célèbre cantatrice, née à Paris le 24 juillet 1825, cultiva d'abord le piano, puis étudia le chant successivement avec Bordogni, Mandacini, et Lamperti. Douée d'une voix remarquable et d'une rare facilité de vocalisation, elle débuta en 1842 dans la Chiara de Rosemherg, de L. Ricci, à Yarèse. Depuis lors, elle n'a cessé de paraître sur les principales scènes d'Italie, avec un succès enthousiaste, dans le répertoire itahen. En 1848, elle •se montra à Paris dans Othello, à l'Opéra ; froidement accueillie, elle partit pour Vienne, Berlin, Pétersbourg, l'Amérique et l'Espagne et y retrouva ses premiers succès.
LAJARTE (Théodore-Edouard DUFAURE de), compositeur dramatique, musicologue, bibliothécaire de l'Opéra et de l'Opéra-Comique, né à Bordeaux le 10 juillet 1826. Élève du Conservatoire, où il resta cinq ans dans la classe de Leborne (contre-point, fugue et haute composition), il fit ses débuts dans l'art dramatique par le Secret de ronde Yincent, au théâtre Lyrique (1855). Ensuite, M. de Lajarte donna le Duel du Commandeur, Mam'zelle Pénélope (repris à l'Opéra- Comique), le Neveu de Gulliver, opéra-ballet en trois actes; à l'Athénée, la Farce de maître Villon, une fantaisie en langue rabelaisienne, avec musique d'allure rétrospective ; à l'Opéra-Comique, M. de Floridor, un acte avec divertissement (1880). On lui doit encore