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LAFONT — LALO

beaucoup de morceaux pourles musiques militaires, entre autres une Messe militaire exécutée à Saint-Roch (1867); l'Orphéon de l'armée^ six chœurs dédiés au maréchal Niel. Secrétaire du jury du fameux concours des musiques européennes (1807) ; auteur du Catalogue anecdotique et historique de la Bibliothèque musicale de l'Opéra, et d'un recueil à' Airs à danser depuis Lulli jusqu'à Méhul, M. de Lajarte a eu, le premier, l'idée de réduire au piano les Chefs-d'œuvre classiques de l'opéra français, et en a déjà fait paraître quatorze. II s'occupa de la reconstitution musicale des anciens ballets : à l'Opéra-Gomique (1877), le ballet archaïque, introduit dans Cendrillon à sa reprise ; le ballet des Indes galantes^ de Rameau, au ministère de l'instruction publique (1878), un divertissement genre Directoire, à la présidence <ic la Chambre (1879). En 1883, M. de Lajarte a obtenu un franc succès à rOpéra-Comique avec un ouvrage en deux actes : le Portrait.

LALANDE (Michel-Richard de), compositeur et surintendant de la musique de Louis XIV et de Louis XV, naquit à Paris le 15 décembre 1637 et mourut le 18 juin 1726. Il fut un des meilleurs auteurs de musique d'église de son temps, et il a publié, aux frais du roi, soixante motets dont le style plein d'imagination étonna les amateurs.

LALO (Edouard), violoniste et compositeur, né à Lille vers 1830, l'un des musiciens les plus distingués de la jeune école française, fit ses études musicales au Conservatoire de cette ville, et se produisit d'abord dans des concerts de musique de chambre avec MM. Jacquard, Armingaud, etc. Le goût public n'étant pas à cette époque ce qu'il est aujourd'hui, grâce aux grands concerts symphoniques, les premières œuvres de M. Lalo ne réussirent pas. Cependant le succès des concerts populaires, ceux qu'avait obtenus M. Carvalho avec le théâtre Lyrique, rendirent l'espoir au compositeur. Il prit part au concours du théâtre Lyrique, en 1867, avec Fiesque, partition des plus remarquables, qui, sans obtenir le prix, fut citée parmi les meilleures, et fit exécuter ensuite, aux Concerts populaires, à l'Association artistique, à la Société des concerts, plusieurs œuvres symphoniques de premier ordre. Le Bivertissementpour orchestre^ le Concerto pour violon^ la Symphonie espagnole, le Concerto pour violoncelle^ l'ouverture du Mi d'Ys, etc. Toutes ces pages révèlent en effet une habileté hors ligne, une distinction exquise, et, ce qui est plus, un tempérament franchement personnel. Aujourd'hui,

M. Lalo est enfin parvenu à se faire ouvrir les portes de l'Opéra. On vient d'y donner Namouna (1882), ballet d'une originalité si grande, qu'aux yeux de certains elle semble toucher à la bizarrerie, mais qui n'en est pas moins une œuvre vigoureuse. M. Lalo a publié en outre plusieurs morceaux de musique de chambre, et quelques mélodies, morceaux de haut goût et d'une saveur toute spéciale.

LAMBERT (Michel), musicien et fameux maître de chant, né à Vivonne (Poitou) en IGiO, mort à Paris en 1696. La réputation de cet artiste fut si considérable, que son nom était devenu le qualificatif ^'excellence. On disait wn iawî6er« pour désigner un artiste hors ligne. Cependant, quoique fort en faveur à la cour, quoiqu'il ne pût satisfaire à toutes les demandes de leçons [qui lui étaient adressées par le plus haut monde, il ne paraît pas que Lambert ait mené une existence fortunée. Il était assez peu ordonné d'ailleurs dans sa conduite, et safemme, dit-on, en mourut de chagrin. Quoi qu'il en soit, vers la moitié de sa vie, il se rangea. De grands seigneurs lui vinrent en aide et Louis XÏV lui accorda l'une des places de maître de la musique de sa chambre. Lambert, dont Lulli épousa la fille Madeleine, est le seul musicien auquel cet Italien, jaloux d'ordinaire, témoigna quelque déférence. Après la mort de Lambert, ses airs furent réunis et publiés sous ce titre : Airs et Dialogues, à une, deux, trois, quatre et cinq voix, composez par feu M. Lambert, maître de la musique de la chambre du Roi. On a aussi d'autres recueils. Lambert surchargeait sa musique d'ornements, mais il exécutait ses broderies avec un art si admirable, que cette habileté lui valut en partie son étonnante réputation.

LAMBILLOTTE (le P. Louis), jésuite, né à Charleroile 27 mars 1797, mort à Vaugirard le 25 février 1855, composa un grand nombre de morceaux pour l'église, d'un style vulgaire et d'une facture détestable. Il écrivit aussi plusieurs traités ayant la prétention de réformer le chant grégorien, et n'a réussi, en somme, qu'à l'altérer davantage.

LAMOUREUX (Charles), violoniste et chef d'orchestre, est né le 28 septembre 1834. Premier prix de violon du Conservatoire en 1854-, M. Lamoureux entra bientôt à l'orchestre de l'Opéra, puis à celui de la Société des concerts. Devenu second chef d'orchestre de l'éminente société , il se proposa d'organiser en France de grandes auditions publiques des chefs-d'œuvre des maîtres anciens, encore presque inconnus aux

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