‹ Petite encyclopédie musicaleChapitre 55 sur 97 · LENEPVEU — LESUEUR · texte numérisé non relu

LENEPVEU — LESUEUR

nombre de quarante-six, on cite : Demofoonte et l'Olympiade, comme renfermant les plus grandes beautés. Dans sa musique d'église, pleine de majesté et de sentiment élevé, on remarque particulièrement un Miserere, un. Ave Maris Stella et unCredo de la plus haute valeur. Léo jouait du violoncelle en virtuose et mit en vogue cet instrument en Italie.

LÉONARD (Hubert), violoniste et professeur de violon au Conservatoire de Bruxelles, est né à Bellaire (province de Liège) le 7 avril 1819. Il fit ses études au Conservatoire de Paris et fît pendant quelque temps partie de l'orchestre de l'Opéra. Ensuite il parcourut avec succès les principales villes d'Europe en donnant des concerts. Nommé en 1849 au Conservatoire de Bruxelles, il y resta jusqu'à ces dernières années, et il vint se fixer à Paris, où il se consacra à l'enseignement. Il a publié divers traités de son instrument.

LESAGE, l'un des meilleurs acteurs de l'Opéra-Comique, où il joua les trial pendant trente aps, de 1789 à 1819.

LESUflUR (Jean-François), compositeur et écrivain sur la musique, naquit le 15 février 1760 à Drucal-Plessiel,près d'Abbeville, et mourut à Paris le 6 octobre 1837. Il fut d'abord attaché à diverses paroisses de province et de la capitale, avant de remparter au concours la place de maître de musique à la cathédrale de Paris (1786). Là, il décida l'archevêque à établir dans cette église un orchestre complet pour les fêtes solennelles; et il put alors réaliser ses vues sur le rôle dramatique et descriptif que devait jouer, selon lui, la musique sacrée. L'exécution des motets de Lesueur fit une sensation profonde. Pendant deux ans la foule se pressa à la cathédrale pour entendre ses auditions grandioses Malheureusement, ces innovations avaient suscité à Lesueurbeaucoup d'ennemis. Il fut vigoureusement attaqué dans des pamphlets et, malgré une brillante défense, il fut vaincu. Un jour on profita de son absence pour rétablir l'ancien ordre de choses. Il donna sa démission. Lors de la fondation du Conservatoire, Lesueur en avait été nommé Tun des inspecteurs. Des discussions d'intérêt le brouillèrent avec cet étabhssement. On échangea des écrits injurieux de part et d'autre ; Lesueur dut encore se retirer et tomba dans une détresse profonde (1802). En 1804, Paisiello ayant désigné Lesueur pour lui succéder comme maître de chapelle de Bonaparte , sa situation devint tout d'un coup meilleure. Depuis lors, les succès et les honneurs lui arrivèrent de tous côtés, et cet artiste qui, avait passé quarante années dans des luttes trop souvent malheureuses, réussit

au-delà de toute espérance durant les trente dernières années de sa vie. Outre ses .1/65565, demeurées célèbres, Lesueur produisit un certain nombre d'opéras, qui presque tous eurent du succès. La Caverne, les Bardes sont les plus remarquables.

LEVASSEUR (Nigolas-Prosper), chanteur éminent de l'Opéra, né à Bresle (Oisel le 9 mars 1791, mort à Paris le 7 décembre 1871, fit ses études au Conservatoire avec Garât; débuta à l'Opéra dans la Caverne en 1813; remporta un éclatant succès, malheureusement sans lendemain. Les rôles du répertoire ne convenant pas au talent et à la voix de ce chanteur, il partit pour Londres en 1816. De retour l'année suivante, il rentra à l'Opéra. Pendant un congé, il chanta brillamment à Milan Marguerite d'Anjou de Meyerbeer. Le bruit de son succès se répandit jusqu'à Paris. Dès lors, sa situation fut conquise : soit aux Italiens durant six ans, soit à l'Opéra, le succès lui demeura fidèle. Ses meilleurs rôles furent ses créations dans le Siège de Corinthe, le Comte Ory, Guillaume Tell, le Dieu et la Buyadére, le Philtre, Robert le Diable, le Serment, la Juive, les Huguenots, la Favorite, etc., et enfin dans le Prophète (1852), qui fut son adieu au théâtre. Nommé en 1841 professeur de déclamation lyrique au Conservatoire, il fit de brillants élèves, parmi lesquels on compte : MM. Obin, Caron, Bosquin, Devoyod, etc. ; M™^^ Rosine Bloch, Juliette Borghese, Mauduit, etc.

LIMNANDER DE NIECWENHOYE (Arma\d), compositeur, né à Gand le 22 mai 1814, fonda à Mahnes la Réunion hTique, pour laquelle il écrivit un grand nombre de chœurs : les Gueux de mer, le Départ de pasteurs, etc., dont la plupart eurent du succès. Après avoir étudié la composition avec Fétis, M. Limnander se fixa à Paris, où il fit représentera l'Opéra-Comique les Monténégrins (1849), qui réussirent complètement. Les autres ouvrages qu'il donna par la suite obtinrent moins de succès.

LIND (Jexxy;, célèbre cantatrice, est née à Stockholm le 6 octobre 1821, et y chanta d'abord dans le Freijschutz, Robert le Diable, la Vestale, etc., avec succès. En 1841, pour se perfectionner dans son art, elle vint à Paris se mettre entre les mains de Manuel Garcia ; obtint une audition à l'Opéra, mais, n'y réussissant pas, jura de ne jamais revenir en France. Elle chanta alors en Allemagne, en Angleterre, en Amérique, excitant partout sur son passage des transports d'enthousiasme. L'Amérique seule lui rapporta 3 millions. Elle s'est de-

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