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MICHOT — MINGOTTI

et y débuta avec succès dans Richard Cœur de lion, Robin des BoiSy ôhéron, Euryanthe, la Perle du Brésil, la Harpe d'or, la Fée Carabosse^ qu'il créa ensuite; les reprises de Gastibelza, de VEnlèvement au sérail le mirent bientôt au premier rang. Il fut appelé à l'Opéra pour y succéder à Roger (1860). A ce théâtre, la Favorite, Lucie de Lammermoor, les Huguenots, le Trouvère, Pierre de Médicis, Alceste, et surtout la Muette, lui valurent de légitimes succès. En 1864, il revint au théâtre Lyrique pour y chanter Mireille^ Faust, Roméo et Juliette, la Flûte enchantée, Don Juan, Martha, etc., avec un talent encore plus admiré. En 1867 enfin, il alla se faire applaudir à Marseille. Après les guerres de 1870-1871, M. Michot, accusé d'avoir pris part aux événements de la Commune, vit se fermer devant lui les portes de nos grandes scènes lyriques. Il parvint cependant à reprendre la scène avec succès à Marseille en 1875, et à Paris l'année suivante. Depuis cette époque il n'a plus chanté que dans les concerts.

MILANOLLO (Maria-Teresa et Maria), violonistes distinguées, naquirent toutes deux à Savigliano, la première, le 28 août 1827, la seconde, le 19 juin 1832. Teresa manifesta dès l'âge de quatre ans un goût si passionné pour le violon, que son père, musicien pauvre et chargé d'enfants, crut pourtant devoir lui faire apprendre cet instrument, dans la crainte de la voir tomber malade. Elle n'avait pas sept ans lorsqu'elle se fit entendre pour la première fois à Turin. Son succès fut tel, que son père la mena à Paris et la mit entre les mains de Lafont. Cet éminent violoniste la fit jouer plusieurs fois à rOpéra-Comique, puis elle commença ses voyages. Lorsque sa sœur Maria, dont elle avait été l'unique professeur, fut âgée de six ans, elle la fit entendre avec elle ; et dès lors les deux sœurs parcoururent ensemble l'Europe, donnant un nombre considérable de concerts. En 1840, Teresa prit quelques leçons d'Habeneck, et celuici la fit entendre à la Société des concerts, où elle obtint un prodigieux succès. Maria mourut le 21 octobre 1848; Teresa a épousé M. Parmentier, officier distingué, musicologue et compositeur. Elle a composé plusieurs morceaux dans divers genres.

MINGOTTI (Régine VALENTINI, épouse), cantatrice célèbre, née à Naples en 1728, morte à Neubourg en 1807, fut confiée par son mari, directeur de l'Opéra de Dresde, aux soins de Porpora, qui lui apprit rapidement à chanter. Attachée d'abord au théâtre de l'Électeur, ses succès furent tels, qu'elle éclipsa bientôt la célèbre FaustineBordoni.

Elle chanta ensuite à Naples, Munich, Madrid, Paris, Londres, etc., avec un éclat soutenu. L'Olyînpiade de Galuppi était l'un de ses meilleurs rôles.

MONDONVILLE (Jean-Joseph CASSANEA de), violoniste et compositeur, né à Narbonne en 1711, mort à Belleville-Paris en 1772, se fit connaître par des motets, différentes pièces de musique de chambre et par des opéras, dont les plus renommés sont le Carnaval du Parnasse (1749) ; Titon et Aurore (1753) et Daphnis et Alcimadure en patois languedocien (1754). Très intrigant et vivement protégé à la cour, Mondonville eut en M°^« de Pompadour un soutien puissant. ATépoque de Id^guerre des Bouffons {\lo^), la, favorite s'étant prononcée pour la musique française, ce fut Mondonville qui fut choisi pour en être le champion. Pour soutenir ce combat, il écrivit Titon et Aurore. On ne sait trop ce qui se serait passé si toutes les précautions n'avaient été prises à l'avance pour assurer la victoire à la musique française. Le jour de la première représentation, tout le parterre fut occupé par les gendarmes de la maison du roi, défenseurs des Français ; de telle sorte qu'il ne resta plus pour le coin de la reine, tenant pour les Bouffons, que les corridors du théâtre. Dans de pareilles conditions, la victoire était vraiment trop facile. Pourtant les Bouffons furent renvoyés le lendemain.

MONIUSZKO (Stanislas), célèbre compositeur polonais, né à Litthauen (Lithuanie) le 5 mai 1820, mort à Varsovie le 4 juin 1872, fut, dès son jeune âge, encouragé par sa famille à suivre son penchant pour la musique. Successivement élève de Niemecwicz, d'Auguste Freyer, de Stefanowicz dans sa patrie; puis de Rungenhagen, à Berlin (1837-1840) : ses études terminées, il vint se fixer à Wilna, où il se fit rapidement un nom. Moniuszko parcourut ensuite l'Europe, se liant d'amitié avec l'élite des artistes de tous les pays, et remportant, chemin faisant, de grands succès comme virtuose. A son retour en Pologne, ce fut à. Varsovie qu'il établit sa résidence, donnant successivement au théâtre de cette ville : Halka, son premier opéra et aussi le plus remarquable (1846); Laterza, opéra bouffe; le Nouveau Don Quichotte, opéra bouffe; le Château mystérieux, la Comtesse, Betty, les Bohémiens, et enfin le Varia, sur le sujet de Casimir Delavigne. Il fit exécuter aussi un nombre considérable de poèmes symphoniques et de cantates {Dziady, sur le célèbre poème d'Adam Mickiewicz, traduit en français sous le titre les Aïeux ou

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