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les Fantômes, Tirnik ou le Barde, le Chant de la sainte Vierge^ Un Conte, etc.), plusieurs Messes et quatre Litanies. Enfin, ce qui mit le comble à sa renommée, ce furent ses Mélodies populair es, dioni le nombre s'élève à plus d'une centaine. Ces chants naïfs, simples et tout empreints de saveur slave : le Cosaque, le Fiancé, l'Hirondelle, le Chant de la forêt, etc., sont aujourd'hui si répandus en Pologne, qu'on les confond souvent avec les antiques mélopées qui les ont inspirées.
MONPOU(Hippolyte), compositeur dramatique, né à Paris le 12 janvier 1804, mort à Orléans le 10 août d841, fut élève de Choron et demeura longtemps dans son école comme accompagnateur-répétiteur. Après la fermeture de l'école de Choron, Monpou, dont l'éducation musicale était peu solide, se livra à la composition des romances et obtint, avec elles, un succès de popularité très accentué. L'Andalouse, Sara la baigneuse, le Fou de Tolède, etc., ont été chantées partout. Plus tard, il se risqua à la scène et aborda l'Opéra-Comique avec les Deux Reines (1835), petit acte où se trouve l'air connu : Adieu, mon beau namrc. Le succès en fut considérable. Il donna ensuite le Luthier de Vienne (1836); Piquillo (1837); Un Conte d'autrefois ei le Flanteur (1839); enfin la Chaste Suzanne, à la Renaissance, vers la fin de la même année.
MONSIGNY (Pierre-Alexandre), compositeur dramatique, né le 17 octobre 1729 àFauquemberg (Pas-de-Calais), mort à Paris le 14 janvier 1817, entra d'abord dans les finances afin de subvenir aux besoins de sa famille ; fut maître d'hôtel du duc d'Orléans durant une trentaine d'années, et pendant longtemps ne s'occupa de musique que comme amateur. Il jouait très bien du violon, mais là s'arrêtaient, ou à peu près, ses connaissances musicales. Une audition de la Servante maîtresse, de Pergolèse, en 175?, lui donna tout à coup un vif désir d'écrire pour le théâtre. Il prit un maître de composition nommé Gianotti, et cinq mois après il écrivait les Aveux indiscrets, qui furent représentés au théâtre de la Foire en 1759. L'année suivante, la verve du Maître en droit et du Cadi dupé, donnés au même théâtre, lui attira la collaboration de Sedaine. Il fit avec lui plusieurs ouvrages, entre autres : On ne s'avise jamais de tout (1761). Monsigny écrivit ensuite le Roi et leFermier (1762); Rose et Colas [il ^i); Aline, reine de Golconde (1766) ; l'Ile sonnante (1768); le Déserteur (1769); le Faucon (1772); la Belle Arsène (1775); le Rendez-vous bien employé
(1776); Félix ou l'Enfant trouvé (1777), et n'obtint que des succès. Hase et Colas et le Déserteur sont restés justement célèbres. Monsigny ayant perdu ses places et sa fortune pendant la Révolution, les acteurs de rOpéra-Gomique lui firent une pension. Il succéda à Grétry à l'Institut.
MONTAUBRY (Achille-Félix), ténor, né à Niort le 12 novembre 1826, chanta longtemps en province et à l'étranger avec succès. Entré à rOpéra-Comique en 1858, il y resta dix ans, pendant lesquels il créa le Koman d'Elvire,la Circassienne, Lalla-Roukhj Lara, etc., et interpréta avec brio les rôles du répertoire. M. Montaubry dut à sa voix, plus qu'à son talent et à sa distinction, la vogue dont il jouit durant quelques années.
MONTEVERDE (Claude), illustre compositeur, né à Crémone en 1568, mort en 1643 à Venise, fut maître de chapelle du duc de Mantoue en 1603, et occupa le même emploi à l'église Saint-Marc de Venise de 1613 jusqu'à sa mort. Monteverde fut un des grands inventeurs de l'art musical. Il posa les bases de la tonalité moderne et de l'expression dans la musique ; développa de toutes les richesses de son génie le drame musical, qui venait de naître ; créa le duo scénique, imagina des rythmes, des formes de récitatif, trouva des modulations nouvelles; inventa les accompagnements à notes répétées (d'où nous est venu le trémolo) ; enfin, se montra d'une hardiessepres que téméraire dans la plupart de ses ouvrages. Ferrari et Manelli ayant ouvert pour la première fois un théâtre public, en 1637, à Venise (jusqu'alors les représentations théâtrales en musique avaient lieu dans l'intérieur des palais et étaient réservées aux grands), Monteverde l'alimenta de ses œuvres. Il fit de même pour le théâtre San-Mose ouvert quelque temps après. L'œuvre de ce grand artiste n'est pas très volumineux, mais il est caractéristique. Ses ou\Tages les plus célèbres sont Orfeo, Ariana, Délie Ingrate, ballet; Proserpina rapita, VAdone, le Nozze d'Enea con Lavinia, l'Incorronazione de Poppéea; des cantates, des intermèdes, des madrigaux, etc. Monteverde fut comblé d'honneurs durant sa vie et l'éclat de ses succès retentit pendant longtemps dans toute l'Italie.
MONTIGNY (Fan^jy-Marcelixe-Carolixe REMAURY, épouse), pianiste distinguée, née à Pamiers le 22 janvier 1843, obtint plusieurs récompenses au Conservatoire et se produisit ensuite en public. Elle compte parmi les meilleurs virtuoses français par la netteté de son
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jeu et l'allure classique de son talent. M'^^ Montigny s'est fait entendre a\ec beaucoup de succès dans les grands concerts à orchestre de Paris et de l'étranger.
MOREL (Auguste-François), compositeur, né à Marseille le 26 novembre 1809, fit tout seul son éducation musicale. Il avait plus de \ingt-cinq ans, lorsque, parvenu enfin à vaincre l'obstination de sa famille, il put se livrer entièrement à l'art. Apprécié d'abord par ses romances, puis par sa musique de chambre (couronnée à deux reprises par l'Tnstitut) et aussi par sa musique symphonique, M. Morel a de plus abordé le théâtre. En 1860, le Grand Théâtre de Marseille donna avec succès son Jugement de Dieu. Directeur du Conservatoire de Marseille de 1852 à 187.3, M. Morel s'est efforcé de développer l'ensemble de l'enseignement dans cet établissement.
MORLACCHI (François), compositeur célèbre, né le 14 juin 1784 à Pérouse, mort le 28 octobre 1851 àinspruck. Élève deZingarelli et de Mattei, Morlacchi commença à se produire comme compositeur vers 1805. Quelques morceaux religieux et une farce intitulée il Poeta in campagna le mirent en évidence (1807), et il Ritratto compléta sa réputation. Le succès d'un de ses opéras, les Banaïdes (Rome, 1810), lui valut la place à vie de directeur du théâtre de Dresde. Au contact de l'Allemagne, le talent de Morlacchi se compléta. Il écrivait avec une prodigieuse rapidité et continua toujours de composer ainsi; cependant, à dater de cette époque, on remarqua dans ses ouvrages plus de force et de valeur réelle. L'œuvre de Morlacchi comprend vingtquatre opéras, plusieurs oratorios et morceaux pour l'église, des cantates, etc. On cite comme ses meilleurs ouvrages : il Poeta in campagna, les Banaïdes, Raoul de Créqui, Gianni di Parigi, il Colombo, etc.; une Passion^ un Requiem, etc., etc.
MOSCHELÈS (Ignace), pianiste et compositeur, né à Prague le 30 mai 1794, mort à Leipsick le 10 mars 1870, fut l'un des artistes d'élite à qui l'on doit l'école moderne du piano. Élève de Denis Weber, directeur du Conservatoire de Prague, Moschelès partit pour Vienne après avoir obtenu quelques succès dans sa ville natale ; et là, reçut les conseils de Saliéri et d'Albrechtsberger. Ses études terminées, il parcourut l'Europe de la façon la plus brillante. Son talent était éminemment classique, et il excellait à varier son style suivant les maîtres et les différentes époques. Il donna ainsi, seul, à Londres, des soirées où il passa en revue les chefs-d'œuvre des différents âges
et remporta de véritables triomphes. Aux qualités brillantes du virtuose, Moschelès joignit celles de l'improvisateur hors hgne. Ses compositions pour le piano sont aussi nombreuses que remarquables.
MOSKOWA (Joseph-Napoléon NEY, prlxce de la), né à Paris le 8 mai 1803, mort à Saint-Germain en Laye le 25 juillet 1857, fils aîné du maréchal Ney, cultiva la musique pendant toute sa vie. Archéologue distingué, il contribua à faire connaître en France les maîtres des seizième et dix-septième siècles. L'Opéra-Gomique a représenté de lui le Cent-Suisse (1840) et Yvoiine (1855).
MOSONYI (Michel BRAND, dit), compositeur hongrois, né à Boldogasszoug (Hongrie) le 4 septembre 1814, mort à Pesth le 31 octobre 1870, eut une existence assez obscure comme musicien jusqu'au jour où il se révéla avec une puissante originalité nationale dans une pièce intitulée la Vie de la Puszta. On ne le connaissait encore que sous son nom de Michel Brand. Il publia depuis, sous le pseudonyme deMosonyi,le Souvenir de Kazinczy, le Monde enfantin et des Études pour le perfectionnement de la musique hongroise, etc., etc. Mosonyi donna au théâtre de Buda-Pesth en 1861 ki Belle Icka, œuvre intéressante qui fut peu remarquée. On le compte parmi les hommes dont le talent a le plus servi au développement de l'art musical hongrois. Dans son œuvre on cite encore une grande composition symphonique, une ouverture où se trouvent le chant national Szozat et un morceau d'orchestre intitulé le Triomphe et le Deuil du Honved.
MOUTON (Jean), musicien célèbre, né vers le milieu du quinzième siècle, mort en 1522, fut chantre à la cour des rois Louis XII et François P*", et passe pour avoir été l'élève de Josquin Desprès. Son œuvre, presque tout religieux, se compose de motets, psaumes, messes, à une ou plusieurs voix; il faut y ajouter quelques chansons. Il fut chanoine de Thérouane et de Saint-Quentin.
T MOZART (Jean-Ghrysostome-Wolfgang-Théophile, dit Wolfgang- Amédée), compositeur illustre, naquit à Salzbourg le 27 janvier 1756 et mourut à Vienne le 5 décembre 1791. Fils d'un musicien distingué {Jean-Georges-Léopold Mozart, violoniste éminent, compositeur, professeur, etc., second maître de chapelle du prince-évêque de Salzbourg), Wolfgang Mozart fut l'organisation musicale la plus précoce, la plus riche, la plus extraordinaire par ses perfections qu'on ait jamais vue. Dès l'âge de trois ans il montra un goût passionné pour la musique.