‹ Petite encyclopédie musicaleChapitre 69 sur 97 · PASCAL — PEDROTTI. S'^S · texte numérisé non relu

PASCAL — PEDROTTI. S'^S

ont aussi leurs concerts populaires. Et tous ont vu le succès répondre à leurs efforts.

PASTA (Judith NÉGRÏ, épouse), célèbre cantatrice, née à Como en J798, morte en 1865 près de cette ville, se produisit pendant longtemps sur diverses scènes sans arriver au succès. Sa réputation ne commença guère qu'en 1819 à Venise, puis s'accentua l'année suivante à Milan. En 1821, elle fut engagée à Paris au théâtre Italien et y fit une grande impression dans Tancrediy Otello, Nina, Camilla et Medea. A Londres, en 1824, Besdemona lui valut un éclatant succès. En 1827 elle retourna en Italie, où elle parut de la façon la plus brillante sur plusieurs scènes. Pacini écrivit pour elle sa Niobe; Bellini la Somnanbula et Norma. Après plusieurs voyages en Italie, à Paris, à Londres et à Saint-Pétersbourg, M°^« Pasta se retira du théâtre vers 1841. Excellente comédienne, douée d'un sentiment dramatique aussi puissant que varié, M™^ Pasta fut moins brillante sous le rapport de la souplesse de la voix.

PATTI { Adelin a-Marie -Je aînne), cantatrice renommée, née à Madrid le 8 avril 1843, appartient à une famille d'artistes. Ses dispositions pour le chant s'étant manifestées de très bonne heure, ellefit à l'âge de sept ans sa première tournée artistique en Amérique et y obtint un succès colossal. Sa famille lui fit faire ensuite des études suivies sous la direction de M. Maurice Strakosch, son beau-frère, et en 1859 elle débuta d'une façon brillante à New-York dans Lucia dl Lammermoor. Appelée au théâtre de Covent-Garden à Londres en 1861, sa réputation s'affermit et en 1862 elle fut engagée à Paris au théâtre Italien, dont elle devint bientôt Fétoile. Elle y resta attachée jusqu'en 1870, tout en se faisant entendre à Londres pendant la saison d'été. A Paris elle interprétait le répertoire italien, à Londres le répertoire français. Après un long séjour en Amérique et à Londres, M™*^ Patti a fait plusieurs réapparitions à Paris, à l'Opéra et au théâtre de la Gaîté. Depuis elle a repris ses voyages et a créé avec succès, à Londres, en 1882, la Velléda de M. Ch. Lenepveu. M'^^ Patti avait épousé à Paris, en 1868, le marquis de Caux.

PEDROTTI (Carlo), chef d'orchestre et compositeur dramatique, né à Vérone le 12 novembre 1817, a donne en Italie plusieurs opéras parmi lesquels on remarque Tutti in maschera (Vérone, 1856) et Guerra in quatro (Milan, 1861). Le premier de ces opéras a été tra-

duit et représenté à Paris à l'Athénée avec succès, sous le titre les Masques.

PÉLISSIER (M'i'^), chanteuse célèbre, née en 1707, morte en 1749, débuta à l'Opéra en 1722. D'une grande beauté, douée d'une voix magnifique qu'elle maniait avec talent, M^^* PeHssier fit à l'Opéra un grand nombre de créations importantes : Pyrame et Thishé, Orion, Hippolyte et Aride, les Grâces, les Sens, Castor et Pollux, Zaïde, etc. Elle fut la rivale de la célèbre Le Maure, et ses aventures firent jadis beaucoup de bruit. • , .

PENGO (Rosixa), cantatrice italienne fort distinguée, naquit à Naples en 1830 et débuta dans le nord de l'Europe, à Copenhague et à Stockholm, chanta à Berlin et se rendit à Constantinople. De là, elle revint en Italie et se fit applaudir avec un succès croissant à Florence, Trieste, Naples et enfin à Madrid, où elle eut de véritables triomphes. Engagée à Paris, aux Italiens, en 1855, elle y produisit une grande sensation par sa remarquable beauté, sa voix de soprano bien timbrée et la souplesse de son talent de comédienne. Excellente dans le genre bouffe autant que dans le sérieux, elle brilla longtemps dans Norma, Don [Giovanni, Un Ballo in maschera, il Trovatore, il Matrimonio segreto, Don Pasquale, Semiramide, etc.

PERGOLÈSE (Jean-Baptiste PERGOLESI, dit), célèbre compositeur italien, né à Jesi (Etats-Romains) le 3 janvier 1710, mort àPouzzoles (États napolitains) le 16 mars 1736, fit des études musicales à Naples, au Conservatoire des Pauvres de Jésus-Ghrist , sous la direction de Gaétano Gréco. Ge fut en jouant du violon (qu'il avait appris seul) devant Dominique Matteis, que le jeune Pergolôse manifesta ses grandes dispositions pour la musique. L'éminent violoniste fut tellement frappé des effets originaux que le jeune artiste savait tirer de son instrument, qu'il le prit en affection et lui donna des leçons. Après la mort de Gréco, Pergolèse étudia avec Durante, puis avec Féo. Il était encore au Conservatoire lorsqu'il donna son premier ouvrage : San Guglielmo d'Aquitania (1731) ; lequel fut suivi de près par la Salliistia : tous deux furent bien accueillis. L'Amor fa l'uomo cieco et Recimero, en revanche, ne réussirent pas, et il fallut au jeune maître le grand succès de sa célèbre Messe à dix voix, à deux chœurs et à deux orchestres, pour relever son courage. Après avoir écrit une autre messe non moins belle, mais moins connue, il se remit à écrire pour le théâtre et donna

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