PERSIANI ■— PHILIDOR
suffirent à le rendre rapidement populaire. Il composa \'ingt-trois opéras en l'espace de quarante-quatre ans, et, dans le nombre, on peut compter beaucoup de succès. Ses ouvrages les meilleurs sont le Precautioni, Jone, Giovanna di Napoli et Bianca Orsini.
PÉTROW (Ossip), chanteur russe du théâtre impérial de Saint-Pétersbourg, né en 1807, mort en 1878, dont la célébrité fut immense en Russie et qui remporta ses plus beaux triomphes dans la Vie pour le czar de Glinka, chanta aussi le répertoire italien dans le même temps que Rubini et Negri.
PFEIFFER (Georges-Jean), pianiste et compositeur, né le 12 décembre 1835, est le fils deM°^^ Clara Pfeiffer, pianiste distinguée, et petit-neveu du facteur de pianos de ce nom. M. Georges Pfeiffer a obtenu comme virtuose de beaux succès dans les concerts, et plusieurs de ses compositions ont été couronnées. Son quintette (op. 41) a obtenu le prix Chartier, décerné par l'Académie des beaux-arts, et la Société des compositeurs de musique lui en a attribué un autre, pour une sonate à deux pianos. Plusieurs de ces œuvres symphoniques ont été favorablement accueilhes. Une suite de scènes lyriques, intitulée Agar, a remporté un réel succès.
PHILIDOR (François-André DANICAN, dit), compositeur dramatique célèbre et l'un des plus habiles joueurs d'échecs qui ait jamais existé, appartenait à une famille de musiciens dont chacun des membres depuis 1 659 avait fait partie de la musique du roi. La dynastie des Danicaiî (Philidor n'est qu'un surnom qui s'est perpétué) ne compta pas moins de treize musiciens, parmi lesquels André Philidor, dit l'Aîné, garde de la bibliothèque de la cour, et celui dont il s'agit ici, furent les plus célèbres. François-André Danican Philidor naquit à Dreux le 7 septembre 1726 et mourut à Londres le 31 août 1795. Il fit son éducation musicale à Versailles dans les pages de la musique du roi. C'est là aussi qu'il apprit le jeu des échecs, jeu auquel il s'adonna avec une telle passion, que, jusqu'en 1754, il en délaissa complètement la musique. Un Lauda Jérusalem, exécuté vers cette date à Versailles, annonça son retour vers l'art, et cependant, son premier opéra-comique. Biaise le savetier, ne fut donné au théâtre de la foire Saint- Laurent qu'en 1759, et fut immédiatement suivi de l'Euitre et les Plaideurs. Biaise le savetier ïui bien accueilli; mais le Soldat magicien (1760) et le Jardinier et son Seigneur (1761) consacrèrent surtout la réputation
de Philidor. Dès lors ses succès allèrent grandissant; et à juste titre, caria facture de sa musique était bien supérieure à celle que l'on employait alors ; en môme temps l'originalité spirituelle de ses idées le plaçait au premier rang des compositeurs d'opéras-comiques. Philidor fit ainsi représenter sur diverses scènes vingt-six opéras. Le Sorcier, le Maréchal ferrant, Tom Jones sont demeurés célèbres et passent pour ses chefs-d'œuvre.
PHILIPOT (Jules), pianiste, professeur et compositeur, né à Paris le 24 janvier 1824, fut admis au Conservatoire en 1839 et y remporta le premier prix de piano en 1844. Lors du triple concours organisé en 1867 pour les ouvrages destinés à l'Opéra, à l'Opéra-Comique ou au théâtre Lyrique, M. Philipot obtint le prix de ce dernier concours avec sa partition du Magnifique. Cet ouvrage fut représenté à la Gaîté en 1876.
PHILIPPE DE MONS, ou DE MONTE, musicien fameux du Hainaut, né vers 1522 et encore vivant en 1603, fut, après Roland de Lassus, le plus célèbre des musiciens belges, dont la pléiade illustra l'art musical depuis le quatorzième jusqu'au dix-septième siècle. Ses madrigaux, et surtout ses motets, sont remarquables. Sa musique sur les poésies de Ronsard fut publiée sous ce titre : Sonnetz de Fiente de Ronsard mis en musique à cinq, six et sept parties par très excellent maistre Philippe de Mons.
PHILIPS (Henry), célèbre chanteur anglais, né à Rristol en 1801, mort à Dalston en 1876, qui eut de grands succès aux théâtres du Lycéum et de Govent-Garden, fut surtout remarquable dans l'oratorio classique et dans les ballades nationales populaires. Il était si renommé par son talent, que des maîtres tels que Neukomm, Spohr et Mendelssohn, écrivirent spécialement, pour sa superbe voix de baryton grave, des chants qui sont restés célèbres. Il a pubhé ses mémoires artistiques à Londres.
PICCINI (Nicolas), compositeur célèbre, né à Bari (États napolitains) en 1728, mort à Passy-Paris le 7 mai 1800, fut destiné par son père à l'état ecclésiastique, mais son goût pour la musique l'entraînant invinciblement vers l'art, il parvint à vaincre les résistances de sa famille vers l'âge de quatorze ans. Il entra alors au Conservatoire de San-Onofrio à Naples, et y travailla sans relâche sous la direction