‹ Petite encyclopédie musicaleChapitre 76 sur 97 · REYER — RICHTER · texte numérisé non relu

REYER — RICHTER

folie vint nécessiter son internement dans un asile d'aliénés à Prague (Chiara di Rosemberg , etc.). Luigi Ricci fit quatre opéras en collaboration avec son frère Frédéric : il Colonello (Naples, 1835) ; il Disertore per amore (Naples, 4837); l'Amante di richiamo (Turin, 1846), et Crispino e la Comare (Venise, 1850, et Paris, 1866), le plus célèbre de tous. Seul, il en a écrit vingt-cinq, parmi lesquels : il Colombo (Parme, 1829), VOrfanella di Ginevra (Rome, 1829), un* Aventura di Scaramuccia (Milan, 1834), Eran due, ed or son tre (Turin, 1834), ilDiavolo a quattro (Trieste, 1859), obtinrent de grands succès.

RICCI (Frédéric), compositeur dramatique, frère et collaborateur du précédent, naquit à Naples le 22 octobre 1809 et mourut à Conegliano le 10 décembre 1877. Comme son frère Luigi Ricci, il fit ses études musicales au Conservatoire de Saint-Sébastien sous la direction de Zingarelli ; mais, quoique plus jeune, il quitta cet établissement en même temps que son aîné. Il Colonello, en collaboration avec son frère, fut le premier ouvrage qu'il donna à la scène. (Voir pour les autres le précédent article.) Seul, il donna avec succès la Prigione d'Edimburgo (Trieste, 1837), uno Buello sotto Richelieu (Milan, 1839), Michel-Angelo (Florence, 1841), Corrado d'Altamura (Milan, 1841), IDue Ritratti (Venise, 1850). Le succès de Crispino e la Comare ayant mis en faveur en France le nom des frères Ricci, Federico écrivit pour la scène française une FoZze à Borne (Fantaisies-Parisiennes, 1869), le Docteur Rose (Bouffes-Parisiens, 1872), une Fête à Venise (Athénée, 1872), ouvrages médiocres qui n'eurent pas de succès. Federico Ricci a composé aussi pour l'église et a publié un grand nombre de mélodies.

RICHARDS (Brinley), compositeur, professeur et pianiste anglais distingué, né à Carmarthen en 1819, fit ses études musicales à l'Académie royale de musique de Londres et, après avoir parcouru l'Allemagne, l'Italie et la France en se faisant entendre avec succès, fut nommé professeur dans cet établissement. Ses chants du pays de Galles : Chant de guerre cambrique; la Harpe galloise; Bien bénisse le prince de Galles, etc., etc., sont populaires en Angleterre. Ses mélodies et ses compositions pour le piano ont obtenu une réputation méritée.

RICHTER (H ans), chef d'orchestre autrichien, né à Raab (Hongrie) le 4 avril 1843, a fait ses études musicales au Conservatoire de Vienne. Élève, ami et profond admirateur de Richard Wagner, il passa une grande partie de sa vie auprès de ce maître , copiant ses partitions

surveillant et dirigeant leur mise à la scène. Ce fut lui qui dirigea, à

BajTeuth, les représentations de l'Anneau des Niebelungen en 1876. Avant cette époque, il était successivement devenu chef des chœurs du théâtre de Munich et directeur de la musique royale en 1868, grâce à la recommandation de Wagner. Il dirigea ensuite l'orchestre du théâtre national de Pesth en 1871, celui de l'Opéra de Vienne en 1875 et fut nommé second maître de la chapelle impériale en 1878.

RIES (Ferdi>a>{d), pianiste et compositeur, né à Bonn en 1784, mort en 1838 à Francfort, fut élève de Beethoven et d'Albrechtsberger, à Vienne. Malgré les embarras que lui causaient à chaque instant les guerres qui ne cessaient de désoler l'Europe entière, il parcourut pendant plusieurs années le continent et remporta de grands succès particulièrement à Londres. Après un séjour de onze ans dans cette ville, il se retira à Gottesberg, près de Bonn, et s'y livra à la composition. En 1830, il donna la Fiancée du brigand; l'année suivante, Liska ou la Sorcière de Gellenstein; en 1837, à Aix-la-Chapelle, son oratorio l'Adoration des rois. Il dirigea les festivals de Dubhn (183i), d'Aix-la-Chapelle (1837) et la Société de Sainte-Cécile, à Francfort, peu de jours avant sa mort. Son œuvre, considérable, d'un style élevé, mais sans grande originalité, rappelle, le génie en moins, la deuxième manière de Beethoven.

RIMSKI-KORSAKOFF (Xicolas-Axdré), compositeur russe, né à Tichwin en 1844, a été nommé, en 1871, professeur de composition et d'instrumentation au Conservatoire de Saint-Pétersbourg. Il a donné avec succès au théâtre de cette ville la Pskovitaine, opéra en quatre actes ; son poème symphonique Sadko a été exécuté avec succès aux Concerts populaires sous la direction de Rubinstein, pendant l'hiver 1881-1882. Ses mélodies populaires sont très renommées.

RLNK (Jean-Christian-Henri), célèbre organiste, né à Elgersburg le 18 février 1770, mort à Darmstadt le 7 août 1846, reçut des leçons de Kittel, élève de S.Bach, et fut nommé organiste à Giessen en 1780. A partir de ce moment la renommée de Rink se répandit non seulement en Allemagne, mais en France et même dans toute l'Europe. En 1805, il fut nommé à Darmstadt organiste de la ville, cantor et professeur de musique du collège. En 1813, il devint organiste de la cour et membre effectif de la chapelle ducale. Rink, dont l'œuvre est considérable, fut comblé, durant sa vie, d'honneurs de toutes sortes.

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