SAX — SCHROEDER-DEVRIENT
Naples, puis il passa à Sainte-Marie Majeure de 1703 à 1709, et revint à Naples reprendre ses précédentes fonctions. De plus, il enseigna la musique dans les conservatoires de San-Onufrio, dei Poveri di Gesu Cristo et de Loreto ; Durante et Hasse furent ses élèves. Parmi ses opéras connus, Laodicea e Bérénice, il Figlio délie selve, la Caduta de'decemviri, il Medo^ il Tigrane, passent pour être les plus remarquables.
SCARLATTI (Domimque), compositeur et claveciniste célèbre, fils du précédent, naquit à Naples en 1683 et mourut à Madrid en 1757. Élève de son père et de Gasparini à Rome, il composa plusieurs opéras : la Silv ia,Tetide in ScirOjAmor d'un' ombra e Gclosie d'un' aura, etc. ^ mais c'est surtout par son talent sur le clavecin et par ses compositions sur cet instrument qu'il est resté célèbre. Le nombre de ses pièces est énorme. M. Farrenc en a publié environ cent trente des plus remarquables dans le Trésor des pianistes.
SCHNEIDER (Jean-Chrétiein-Frédéric), compositeur et professeur, né le 3 janvier 1786 à Waltersdorf, mort à Dessau le 23 novembre 1833, commença à se faire entendre avec succès sur le clavecin en 1803. Directeur delà Société de chanl de Zittau en 1804, professeur de chant à l'école libre du Conseil de Leipsick en 1806, organiste de l'Université en 1807, il se produisit alors comme compositeur. En 1813, nommé organiste de Saint-Thomas, il fit paraître d'importants omTages, et en fit exécuter un grand nombre lorsqu'il fut devenu directeur de musique du théâtre de Leipsick. Sa réputation s'accroissant chaque jour, il fut nommé maître de chapelle du prince d'Anhalt-Dessau en 1821. En 1829, Schneider fonda à Dessau un institut musical qui forma plus tard de bons élèves. C'est lui qui fut choisi pour diriger les grands festivals de Magdebourg (1825), Nuremberg (1828), Strasbourg (1830), Halle (1830, 1835), Halberstadt (1833), Potsdam (1834), Dessau (1835), AVittenberg (1836,1846), Coethen (1840), Coblentz (1840), Hambourg (1841), Meissen (1844), Zerbst (1847), Lubeck (1847). Les œuvres de Schneider sont excessi- "vement nombreuses, et quoiqu'il n'ait pas écrit pour le théâtre, il passa pour le chef de l'école allemande de son temps.
SCHRŒDER-DEVRIENT (Guilhelmine), célèbre cantatrice dramatique allemande, née à Hambourg le 6 décembre 1804, morte le 26 janvier 1860 à Cobourg, débuta dès l'âge de cinq ans dans le corps de ballet du théâtre de Hambourg ; à dix ans, fit partie dn
ballet d'enfants du théâtre impérial de Vienne ; joua la tragédie à seize ans, et enfin parut quelques jours après dans la Flûte enchantée de Mozart. Le succès qu'elle obtint dans cet opéra décida de sa carrière. A Vienne et à Berlin elle s'attira les plus grands éloges. En 1829, elle vint à Paris avec une troupe allemande, et Fidelio, Euriante,Don Juan, etc., furent pour elle l'occasion d'autant de triomphes. Après avoir commis la faute de chanter quelque temps au théâtre Italien, qui ne convenait pas à son talent, elle alla récolter de nouveaux applaudissements à Londres. En 1847, sa voix s'altéra, et depuis lors, si l'on en excepte quelques belles représentations à Copenhague (1847), son talent et ses succès allèrent décroissant. Elle chanta cependant longtemps encore dans les concerts.
SCHUBERT (Franz-Pierre), compositeur célèbre, né à Vienne (Autriche) le 31 janvier 1797, mort en cette ville le 19 novembre 1828, reçut ses premières leçons de musique de Michel Holzer, à Fâge de sept ans. En 1808, il entra au chœur de la chapelle impériale et eut pour maîtres Rueziezka et Salieri. Ensuite il étudia seul d'après les maîtres. Sa vie fut très modeste et fort retirée. Vivant au milieu de sa famille, dont chaque membre était plus ou moins musicien, il ne fit jamais que de courts voyages. Il commença à composer de très bonne heure et son œuvre est considérable, eu égard au peu de durée de son existence. Écrivant très rapidement, sans revoir ses ouvrages, il laissait déborder ses pensées, les poursuivant sous toutes les formes, dans tous les développements que lui fournissait sa riche imagination. Aussi, malgré la variété de son style, malgré son originahté distinguée, pleine de sentiment et de charme, se laissait-il aller parfois à des longueurs, à des redites, comme si, trop épris du thème qu'il traitait, il ne pouvait se résoudre à l'abandonner. Schubert écrivit quinze opéras restés manuscrits : Rosamojide, les Amis de Salamanque, la Caution, etc., dont quelques-uns ont été représentés avec succès ; un grand nombre de messes et de musique pour l'éghse ; des trios, quatuor, quintettes très remarquables ; une quantité de sonates et de pièces pour le piano ; enfin, une innombrable quantité de mélodies, ballades, chansons, etc., dont deux cents environ sont très connues, un grand nombre même célèbres ; le reste a été dispersé et n'a pas encore été retrouvé. Parmi ces dernières compositions, véritables créations d'un genre nouveau, et le plus beau titre de gloire de Schubert, il faut citer : l'Adieu, VAve Maria, la Sérénade, le Roi des aulnes, la Religieuse, le Voyageur, la Mer, Marguerite