STEINER — STOCKHAUSEN
partagent en trois catégories ou manières. La première comprend les instruments fabriqués par lui avant son mariage ; la seconde, ceux qui furent construits après son mariage jusqu'à son veuvage, de 1650 à 1667 ; la troisième, la plus renommée, les instruments faits au monastère.
STICH (Jeaa-Weazel), dit PUNTO, célèbre corniste, né à Zchuzicz (Bohême) en 1748, mort à Prague en 1803, était vassal du comte de Thun et entra au service de ce seigneur qui lui fit apprendre le. cor sous différents maîtres à Munich et à Dresde. De retour à Prague, il passa quelque temps auprès de son protecteur, mais ambitieux d'un autre sort, il partit furtivement et parcourut l'Allemagne, la Hongrie, l'Italie (où il prit le nom de Punto), l'Espagne, l'Angleterre, la Hollande et la France. Partout ses succès furent immenses. Il arriva à Paris en 1778. En 178i, il entra dans la musique de l'évêque de Wurzbourg, mais bientôt abandonna cette place pour entrer au service du comte d'Artois, qui était passionné pour le cor. En 1787, il obtint un congé et fit plusieurs voyages. Quand il revint en 1789, les événements lui avaient fait perdre sa place. Il se fit alors chef d'orchestre du théâtre des Variétés amusantes. En 1799, il retourna en Allemagne et Beethoven, qui l'entendit à Vienne, écrivit pour lui sa sonate pour piano et cor. Il revit enfin sa patrie en 1801, et donna à Prague des concerts où il excita l'enthousiasme. Ce fut là qu'il se lia avec Dussek et se produisit avec lui de la façon la plus brillante (1802). Stich publia un assez grand nombre d'œuvres pour son instrument, et une Méthode qui est très estimée.
STOCKHAUSEN (Jules), chanteur, né à Paris le 22 juillet 1826, fils d'un harpiste estimé, fit ses études de chant au Conservatoire de Paris et prit à Londres des leçons de Manuel Garcia. Il débuta avec succès en 1848 au théâtre italien de cette ville, et parut ensuite dans les concerts, en Suisse et en Allemagne. A Paris, en 18o4, sa belle voix de baryton et son excellente méthode lui valurent des applaudissements. En 1856, il débuta à l'Opéra-Comique dans Jean de Paris et y chanta par la suite la Fête au village voisin^ Jeannot et Colin, etc. Fatigué de l'Opéra-Comique, il reprit ses voyages artistiques, et, après avoir séjourné à Hambourg et à Stuttgard, fut nommé directeur du Conservatoire-Stern à Berlin. Cet artiste, né à Paris, formé à Paris, choyé et fêté à Paris, où il ne comptait que des amis, ne craignit pas d'outrager odieusement la France après la guerre
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franco-allemande. Aussi reçut-il de la part d'un certain nombre d'anciens collègues de l'Opéra-Comique une lettre collective rendue publique, dans laquelle ceux-ci lui témoignèrent tout le mépris qu'ils éprouvaient (ainsi que bien d'autres) pour sa conduite.
SïOLZ (Rosine), célèbre cantatrice dont le nom véritable est Victorine Noeb, est née à Paris le 13 février dSlo. D'une famille pauvre, son éducation fut négligée. Elle entra, en 1826, à l'école de Cb^ron et commença à apprendre le chant. En 1832, elle débuta comme choriste à Bruxelles, sous le nom de M^^ Ternaux ; puis comme seconde chanteuse à Spa, sous le nom de M^^^ Héloîse. Enfin à Lille, en 1833, elle parut sous le nom de Stolz qu'elle a conservé depuis. Après avoir chanté sans grand succès sur d'autres scènes, elle prit à Bruxelles des leçons de Cassel et commença à faire remarquer dans la Juive les qualités superbes de sa voix de mezzosoprano. En 1837, elle débuta à l'Opéra de Paris dans le même ouvrage et, continuant à travailler avec ardeur, brilla, dans le Comte Oi^y. La Xacarilla, écrite pour elle, lui valut un succès éclatant en 1839. Mais ce ne fut qu'après avoir paru dans la Favorite (1840), la Reine de Chypre (I8ii) et Charles VI (1843), qu'elle conquit sa place au premier rang. Elle chanta encore le Lazzarone et Marie Stuart avec une grande faveur (1844), mais dans l'Étoile de Séville sa voix était déjà sensiblement altérée. Elle se retira du théâtre en 1847, et ne donna plus que des représentations isolées en province et à l'étranger. Celte artiste, qui a successivement porté trois noms sans compter le sien, en porta quatre autres encore parle mariage. Trois fois veuve, elle a épousé en quatrièmes noces, il y a quelques années, Don Emmanuel de Godoy, prince de la Paix.
STRADELLA (Alexandre), célèbre compositeur. et chanteur italien, né à Naples vers 1645, mort de 1681 à 1685, n'a laissé d'autres traces de sa vie que quelques ouvrages admirables. Les mémoires du temps, à part ceux de Bourdelot, sont muets à son égard. Voici en résumé la romanesque et triste histoire que raconte ce médecin : Stradella, se trouvant à Venise dans tout l'éclat de sa réputation fut chargé par un noble vénitien d'enseigner le chant à une jeune dame. Au bout de quelque temps, le maître et l'élève s'entendirent si bien, qu'ils résolurent de s'enfuir tous deux à Rome. Désespéré et furieux, le noble seigneur ne songea plus qu'à la vengeance. Des assassins soldés par lui reçurent mission d'ôter la vie