UNGER — VARNEY
plusieurs autres opéras joués sur différentes scènes sans grand succès. En 1823, il se rendit à Paris et à Londres, et dans ces deux villes se consacra entièrement à l'enseignement du chant. De retour en Italie après 1830, il écrivit encore il Marco Visonti,la Giovanna Gnmy, la Sposa di Messina et Virginia. Ce dernier opéra obtint un beau succès. Vaccaj dirigea le Conservatoire de Milan de 1838 à 1844. Il a publié, Outre ses opéras, quelques compositions pour l'église, des morceaux de chant détachés, et une Méthode de chant très estimée en Italie.
VALENTINÔ (Henri-Justin-Joseph), célèbre chef d'orchestre, né à Lille le 14 octobre 1785, mort à Versailles le 28 janvier 1865, dirigea, dès l'âge de quatorze ans, de petits orchestres en province, oii il montrait déjà les qualités de premier ordre qui le distinguèrent plus tard. Il se maria à Paris en 1813, avec la fille de PersuiSj directeur de musique à l'Opéra. En 1820, sa réputation était assez assise pour le faire désigner comme second chef d'orchestre à ce théâtre. Au départ de Kreutzer en 1824, il partagea avec Habeneck les fonctions de premier chef, et se retira en 1830, lorsque le ^docteur Véron, qui venait d'être nommé directeur de l'Opéra, chercha à diminuer les traitements, déjà si minimes, des musiciens de l'orchestre. La direction de l'Opéra-Comique s'attacha alors Valentino. En 1831, il succéda à Crémont dans la direction de l'orchestre de ce théâtre, et occupa cette fonction jusqu'en 1837. Ce fut à cette époque qu'il fonda, à la salle Saint-Honoré (connue depuis sous le nom de salle Valentino) les premiers concerts populaires de musique classique qui aient existé en France. Imitation de ceux qu'Habeneck avait fondés, en 1828, au Conservatoire, mais dans un cadre autrement étendu, ces concerts furent montés avec le plus grand soin, et Joseph Habeneck, frère du chef d'orchestre de l'Opéra, en dirigea les détails.
Les lundi, mercredi, vendredi étaient consacrés à la musique classique ; les autres jours à la musique légère, sous la direction de Fessy. Malheureusement pour cette belle entreprise, les temps n'étaient pas venus ; et dans le même ordre d'idées où devaient réussir plus tard les Pasdeloup, les Colonne, les Lamoureux, Valentino échoua. La curiosité du public satisfaite, les séances de musique classique furent peu à peu abandonnées. La musique de plus en plus légère demeura seule en possession de la salle. Valentino se retira en 1841.
VARNEY (Pierre-Joseph-Alphonse), chef d'orchestre et compositeur, né à Paris le 1" décembre 1811, fit ses études musicales au
Conservatoire de Paris, et en sortit pour aller diriger, à Gand, l'orchestre du théâtre (1835). Ce début décida de sa carrière, car il ne cessa depuis d'être chef d'orchestre. Parmi les principaux théâtres qui le -virent exercer ces fonctions, il faut citer le théâtre Historique, le théâtre Lyrique, celui de Gand, de Rouen et enfin celui des Bouffes- Parisiens, dont il devint directeur en 1862. Varney a donné à la scène Ai (lia, oratorio-cantate (théâtre Historique (1848); le Moulin- Joli (Gaîté, 1849); la Quittance de minuit (Ysinéiés, 1852); la Ferme de Kilmoor (théâtre Lyrique, 1 852) ; l'Opéra au Camp (Opéra-Comique, 1854); la Polka des Sabots (Bouffes, 1859); une Fin de bail (Bouffes, 1862); une Leçon d'amour (Théâtre-Français de Bordeaux, 1868). En 1865, Yarney était allé à Bordeaux comme chef d'orchestre du Grand-Théâtre et de la société de Sainte-Cécile. Il s'est retiré en 1878. 11 est l'auteur du fameux Chant des Girondins, si populaire en 1848. dans lequel se trouve le refrain Mourir pour la patrie 1 Ce chant, qui n'est qu'une assez plate imitation de l'un des Cinquante Chants français de Rouget de l'Isle, fut composé pour un drame d'Alexandre Dumas père, le Chevalier de Maison-Rouge.
YASSEUR (FÉLix-AuGUSTix-JosEPH-LÉox), organiste et compositeur, né à Bapaume (Pas-de-Calais) le 28 mai 1844, reçut ses premières leçons de musique de son père, organiste de cette ville, et vint à Paris, où il entra comme boursier à l'école de musique religieuse de Niedermeyer. Il sortit de cette école à l'âge de dix-huit ans. Peu de temps après, il obtenait au concours la place d'organiste de Saint- Symphorien, à Yersailles. Il débuta dans le genre théâtral à l'Alcazar, par une opérette : Un fi, deux fi, trois figurants, qui tomba à plat. Plus heureux avec la Timbale d'argent (Bouffes -Parisiens, 1872), il obtint avec cette opérette son succès le plus réel, car depuis lors, sur dix ouvrages qu'il a donnés à la scène, un seul : la Cruche cassée (théâtre Taitbout, 1875), a été accueilU avec faveur. En 1879, M. Léon- Yasseur a pris en main la direction du théâtre Taitbout en lui donnant le titre de Nouveau-Lyrique. L'entreprise n'a pas réussi.
YAUCORBEIL (Auguste-Emmam-el), compositeur français, né à Rouen en 1821, a fait son éducation musicale au Conservatoire de Paris, sous la direction de Chérubini. Après avoir fait paraître divers quatuor pour instruments à cordes, des sonates pour piano et violon, plusieurs mélodies, etc., M.Yaucorbeildonna, à l'Opéra-Comique, Bataille d'amour, en 1863; puis il fit exécuter, à la Société des con-