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union, quelle entente n’a-t-il pas fallu pour que chacun des ouvriers se prêtât de lui-même, sans commandement, sans architecte dirigeant, à appliquer son travail à l'endroit convenable, pour laisser, par exemple, les piliers nécus. cessaires à la solidité de l'édifice, conserver les galeries et passages toujours libres, ne pas perdre le travail en des hors-d’œuvre sans but !
Mais l’homme peut encore aller chercher chez les Fourmis des exemples des plus nobles qualités du cœur. Jamais, par exemple, une Fourini en rencontre une autre de son espèce blessée, sans Iui porter secours ; elle s’en empare aussitôt et la transporte dans la fourmilière, pour Aweile puisse se remettre sans plus rien craindre. Et que dire de ces ouvrières qui non seulement parcourent de grandes distances, escaladent des arbres pour rapporter à l'habitation la miellée nécessaire à la nourriture des larves, mais encore transportent celles-ci, incapables de marcher, et souvent plusieurs fois par jour, à différents endroits pour qu'elles puissent jouir du degré de chaleur et de lumière nécessaire à leur développemen:.
Mais pour mieux nous rendre compte des mœurs et du gouvernement des Fourmis, pénétrons dans une fourmilière, et examinons bien tout ce que nous y rencontrerons, nous aidant tant de nos propres observations que des rapports dignes de foi, livrés par des hommes qui comme Huber, Réaumur, Lyonnet, Latreille, ont passé leur vie dans l’étude des insectes et ont tenu des fourmilières sous verre, afin de pouvoir les examiner en tout temps et dans les plus menus détails de leur vie de famille.
Si, vers le milieu de l'été, nous enlevons la calotte qui sert de toit à une fourmilière, nous trouverons que la société se compose de cinq sortes d'individus, savoir: 1° les mères ; 2° les mâles ; 8° les neutres guerrières ; 4° les neutres ouvrières ; et b° les larves.
1° Mères —Les mères, ©, sont la plus forte taille dans toute la société. Elles naissent à la vie parfaite, c'est-à-dire sortent de leur dernière métamorphose, avec des ailes, qu'elles ne perdent qu'après la fécondation. Leur principale, on
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