DES AILES
Les ailes sont au nombre de 4 ou de deux seulement. On donne le nom d'insectes téfrapfères, à ceux qui en portent ainsi une double p:nre, et de diptères, à ceux qui n'en ont qu'une paire simple. Il n'existe qu'un seul ordre qui soit constamment dans ce dernier cas et il en a pris le nom.
La lôre paire d'ailes est toujours portée par le mésothorax, et la seconde par le métathorax ; dans les Diptères c'est aussi le mésothorax qui porte l'unique paire d'ailes. Dans les Coléoptères, les Orthoptères et les Hyménoptères, il arrive quelquefois que la 2nde paire d'ailes fait défaut, on dit abrs ces insectes ap/ères, quoiqu'ils portent cependant la Ire paire ; c'est que dans ces ordres, les 1res ailes, impropres au vol, sont si différentes des se3ondes, qu'on considère les insectes comme aptères, lorsque celles-ci leur manquent.
Considérées sous le rapport de leur situation, on distingue les ailes en ailes (ntférienres, ailes supérieures^ ou premières ailes, et en ailes postérieures, ailes inférieures, ou secondes ailes.
Les ailes supérieures étant modifiées d'une manière
considérable dins certains ordres, nous examineron^s d'abord ces organes dans les ordres où les 4 ailes se montrent de même consistance. Ces ordres sont les Hyménoptères, les Novroptèrcs, les liépidoptères et les Diptères. Dans ces ordres, l'aile se présente comme une lame membraneuse, transparente, nue ou couverte d'écailles, traversée en différents sens par des lignes saillantes, convexes et cornées en dessus, déprim.'es et presque membraneuses en dessous, qui en se ramifiant, forment lin réseiu plus ou moins compliqué. Cette membrane de l'aile, quelque mince (ju'elle p:iraisse, es^t cependant formée d'une double pellicule recouvrant les lignes saillantes en dessus et en dessous. *»
FiG. 10.
On donne le nom de neroares aux lignes saillantes qui 'artigent ainsi la surface meuibraneuse de l'aile, et
Fig. 10. Une aile d'Hyménoptôre. — A, base de l'aile; 13, sommet; C, angle externe ou antérieur ; D, angle interne ou postérieur. — 1 a, nervure costale ; 2 6, nervure sous-costale; 3 7, nervure médiane; 4 8, nervure sous-médiane; 5 1>, rervure analo ; 6 9, radius ou nervure cubitale. — a, carj)e ou ptéroatigma; 6, cellule costale; c, celkde sous-costale ; d, d, cellule médiane ; e, cellule anale (la cellule sous-iiiédiane uiîinquaiit dans cette figure) ; f, cellule radiale; g, g, g, cellules cubitales ou sous-marginales ; h, h, h, cellules discoïdales ; i, cellule postérieur^?.
les espaces que les nervures c.rcoiiscriveiit prennent le nom de cellules ou d'alvéoles.
Comme les ailes fournissent un grand nombre de caractères très importants pour la classification, il a été nécessaire de dé.signer par des noms, particuliers les différentes parties qui déterminent leur forme générah. Ainsi la partie de l'aile qui s'articule avec le thorax, s'appelle la base, A fig. 10, qui est toujours très étroite ; la partie op^josée est le bout ou le sommet, B. L'angle antérieur du sommet s'appelle simplement angle antérieur o\i angle externe, C ; et celui qni lui est opposé est V angle postérieur ou angle interne, J), on appelle aussi souvent ce dernier angle anal.
Lx ligne qui s'étend de la base à l'angle externe du sommet s'appelle bord antérieur, bord externe, ou simplement la côte, 1 C ; celle qui s'étend de la base à l'angle postérieur s'appelle bord interne, 5 D ; et on donne le nom de bord postérieur à la ligne qui s'étend de l'angle externe C, à l'ang'.e interne D, c'est-à-dire qui forme le sommet de l'aile.
On donne généralement le nom de disque à la surface même de l'aile. Les nervures qui partant de la base même de l'aile s'avancent jusque vers le milieu ou audelà de sa longueur,conserventle simple nom de nervures, 1, 2, 3, 4, 5 ; tandis qu'on désigne par celui de nervules, celles qui ne tirent pas leur origine directement de la base, mais qui naissent des précédentes et qui s'en distinguent toujours par leur moindre grosseur, 6, b. Les nervures et les nervules sont dites longitudinales, quand elles se dirigent de la base vers le sommet ; et transversales, quand elles forment avec les précédentes un an «-le
42 ENTOMOLOGIE ÉLÉAIEXTAlRt:.
plus OU moins ouvert. On les nomme aussi récurrentes, lorsqu'elles semblent n'être qu'une continuation d'une nervure longitudinale, qui changeant de direction, se recourbe sur elle-même.
Les nervures longitudinales sont le plus souvent au nombre de cinq, quoiqu'il ne manque pas de cas où elles se trouvent réduites à 4, à 3, ou même à 2 seulement. Lorsqu'elles sont au complet, celle qui est la plus voisine 'du bord antérieur, ou plutôt qui forme elle-même ce bord, iprend le nom de nervure costale^ 1 a fig. 10, (c'est le .radius de Jurine), elle aboutit un peu au delà du milieu de l'aile, dans une espèce d'empâtement plus ou moins opaque qu'on appelle le carpe, a. Celle qui la suit, est la sous-costale.^ 2 6, (le cubitus de Jurine), longeant ordinairement la 1ère en s'en rapprochant plus ou moins, elle va comme elle se perdre dans le carpe, a. Naissant 'de la base de cette dernière, ou du moins très rapprochée d'elle, s'en trouve une 3e, qui se dirige d'abord en ligne directe, puis va joindre le bord extérieur, pour se perdre dans la dernière moitié de l'aile, en décrivant 'divers zigzags c'est la médiane, 3 7.
Au dessous de cette dernière, mais à quelque distance à sa base, se trouve la sous-médiane, qui va aboutir d'ordinaire vers le milieu du bord interne, en faisant une courbe, 4 8.
Enfin, entre cette dernière et le bord interne se trouve la 5e, qui est ordinairement plus grêle que les autres, c'est V anale; elle se soude à la sous-médiane vers son extrémité D.
Les cellules que forment les nervures et nervules ont aussi reçu différents noms mais qui se rapportent tous
DU THOUAX. 43
aux nervures qui les circonscrivent. Ainsi la cellule comprise entre la nervure costale et la sous-costule est la cdlalt costale^ h, û^. 10.
Celle comprise entre la nervure sous costale et la médiane est la cellule sous-costale, c.
Celle comprise entre la nervure médiane et la sousmédiane est la cellule médiane, d; elle est ordinairement divisée en deux par une nervule transversale.
Au dessous de celle-ci, et fermée en dessous par la nervure anale, se trouve la cellule sous-médlaiie, e, souvent aussi divisée en deux par un rameau transversal.
Enfin entre la nervure anale et le bord interne de l'aile se trouve la cellule-anale, e.
Si nous passons maintenant aux nervules, nous en trouvons une d abord qui partant du carpe, se dirige vers le bout de l'aile, c'est le radius, (3 9, et la cellule qu'elle forme avec le bord antérieur, prend de même le nom de cellule radiale ; elle est souvent partagée par une ou 2 ramules transversales, on dit alors qu'il y a 2, 3 radiales.
Une seconde nervule, naissant ordinairement vers l'extrémité de la nervure sous-costale^ et allant rejoindre le bord de l'aile un peu au-dessous du sommet, est la nervule cubitale, 6 7 ; l'espace compris entre elle et la radiale, et qui d'ordinaire est divisé par 2 rameaux transversaux forme 3 cellules qu'on nomme cubitales, g, g, g.
Entre cette dernière nervule et la nervure sous-médiane, que nous avons dit aller atteindre le bord postérieur de l'aile, se trouve pareillement un espace considérable, divisé par 2 rameaux transversaux en trois cellules, ce sont les cellules discoïdales, h, h, h. \>
44 ENTOMOLOGIE ÉLËMENTAlIlE.
Enfin l'espace compris entre la nervure sous-médiane et le bord postérieur de l'aile, presque toiïjours divisé par un rameau transversal, ïm'ma 2 cellules postérieures^ i.
Tel est à peu près le type de la réticulation des ailes, dans les ordres qui les ont toutes 4 de même nature, et particulièrement dans les Hyménoptères. On trouvera cependant de nombreuses modifications, tant dans les dififérents genres de cet ordre, que dans les Diptères, mais la situation des cellules relativement aux nervures et aux nervules, quoique s'ofelitérant aussi elles-mêmes assez souvent, permettra toujours de leur conserver leurs uoms propres.
Jusqu'à ce jour, on n'a encore que très peu fait usage de la réticulatien des ailes pour la classification des Lépidoptères et des Névroptères ; c'est à peine si elle a servi à distinguer certains genres ou quelques espèces ; c'est principalement pour les Hyménoptères et les Diptères qu'on l'a mise à contribution. Nous noterons, en traitant de ces ordres en particulier, les principales modifications qui ont pu plus ou moins éloigner la composition des ailes du type que nous venons de décrire.
Si maintenant nous passons aux autres ordres, Orthoptères, Hémiptères et Coléoptères, nous trouverons les ailes antérieures tellement modifiées, qu'à peine elles peuvent encore retenir ce nom. Les deux pellicules qui forment la membrane de l'aile dans les insectes de ces ordres se sont séparées de manière à recevoir entre elles une matière muqueuse, plus ou moins solide, de telle sorte que ces ailes sont passées à un tel degré de solidité, qu'elles sont devenues tout à fait impropres au vol, et
ne .servent plus que comme des étuis pour mettre les ailes inférieures à l'abii.
Dans les Coléoptères, oii les ailes antérieures ont revêtu une solidité et une opacité analogue à celles des téguments, on leur donne le nom à'élytres ; dans les Hémiptères, où elles sonft cornées è la base et membraneuses au sommet, ce sont des hémél'/trcs] enfin dans les Orthoptères, où leur consistance un peu plus molle et une demi transparence les rapprochent davantage des ailes inférieures, on leur a donné le nom de tegmina. Mais élytres, hémélytres et tegmina ne sont toujours que des étuis impropres au vol, sous lesquels viennent se plier les secondes ailes dans le repos.
Dans les tegmina des Orthoptères, qui se r pprochent le plus des ailes membraneuses, on distingue encore des. nervures et des nervules, qui, s'anastomosant en tous sens, forment une espèce de réseau, ressemblant à une dentelle fine. Les ailes inférieures dans cet ordro, si l'on en excepte les Forficules, se ferment par des plis longitudinaux, pour se, placer sous les tegmina, comme un éventail ; ellos font mêaie souvent saillie à la p-irtie anale, comme dans quelques genres de Grillons.
Les hémélytres des Hémiptères s'éloignent davantage du type primitif, en ce qu'ils se divisent en 2 parties, dont une, cjlle de la base, est de consistance cornée, analogue à celle des téguments; et l'autre, celle du sommet, est membraneuse et transparente. La pirtie cornée varie en étendue avec les espèces ; elle occupe quelquefois le tiers, d'autre fois la moitié, et d'autres fois les f de la surface de l'aile. La partie membraneuse renferme des cellules qui fournissent des caractères dont
on fait usage dans la classification. Los aile:^ inférieures dans cet ordre viennent se ranger sous les hémélvtres sans se plier ni se plisser, elles se croisent seulement un peu.
Enfin les élytres des Coléoptères nous offrent des exemples d'ailes supérieures entièrement transformées en écailles cornées, sans aucun mélange de partie membraneuse ; leur dureté est presque toujours en rapport direct avec celle des autres téguments. Ainsi dans certains Curculionites, Chrysomélines, <^tc., on peut à peine les percer avec une épingle, tandis que dans les Photines, les Méloés etc., elles ne sont guère plus solides que les ailes inférieures. Les ailes inférieures dans les Coléoptères se plient en travers, pour se loger sous les élytres, et c'est là un caractère propre à cet ordre et toujours constant. Seuls, parmi tous les autres ordres, les Forficulaires ont cette faculté de plier ainsi leurs ailes en travers, pour les ranger sous les élytres dans le repos.
A quelques rares exceptions près, comme dans les Méloés, la suture ou ligne de jonction des élytres étant droite, ceux ci s'appliquent l'un contre l'autre lorsqu'ils se ferment ; il est même plusieurs cas, comme dans les Mélasomcs, où les 2 élytres sont soudés ensemble. Les hémélytres et les tegmnia se croisent près jue toujours dans le repos.
Les ailes étant la partie la plus apparente des insectes, sont très souvent revêtues des couleurs les plus brillantes, comme dans les Lépidoptères, certains Hyménoptères, certains Diptères, etc. [>aiis les régions intertropic lies, les insectes revêtenten général des couleurs beaucoup plus brillantes que dans nos climats plus sombres ;
Tëclat de leurs nuances semble se mettre en rapport avec la plus au moins grande intensité de lumière et de chaleur dans lesquelles ils sont constamment plongés, quoiqu'il ne manque pas de nombreuses exceptions dans la plupart des genres. Chez les insectes, plus que chez tous les autres animaux peut-être, la couleur semble être appropriée à l'espèce, sans presque de variation sensible, si bien que la couleur s ffit souvent à un entomologiste pour la distinction des espèces, sans inspection plus particulière des formes des organes.
Chez les Lépidoptères, les couleurs ne tiennent pas à la membrane même de l'aile, mais à une multitude presque infinie d'écaillés impLintêes dans cette membrane même. Ces écailles qui se détachent au moindre frottement, sous forme de poussière farineuse, affectent une grande variété de formes, mais tiennent toutes à la membrane au moyen d'un prédicule plus ou moins allongé, à la manière des plumes des oiseaux.
Les termes entomologiques employés pour désigner les variations de formes des ailes, les appendices qu'elles peuvent porter, la position qu'elles prennent dans le repos, etc., ne s'écartmt pas des acceptions du langage ordinaire, nous croyons devoir nous dispenser de les consigner ici.
Les variations (jni distinguent certaines clisses d'insectes dans leur vol, pourraient fournir le sujet d'observations nombreuses et intéressantes, mais ces considérations nous entraineraient trop loin ; il nous suffira de consigner ici qu'en général les insectes qui ont les 1ère ailes plus ou moins cornées, comme les Coléoptères les Orthoptères, et les Hémiptères, se distinguent par un
48 ENTOMOI.OGTK ELEMENTAIRE.
vol lourd et peu soutenu ; la résistance à l'air qu'opposent ces étuis à peu près immobiles, et le poids du corps qui est ordinairement plus lourd dans ces insectes, en sont sans doute la raison. Dans les insectes aux 4 ailes membraneuses au contraire, on remarque que le vol est en général beaucoup plus léger et rapide, beaucoup plus soutenu, surtout dans les espèces où les ailes antérieures s'unissent aux inférieures dans l'action du vol, comme la chose a lieu chez les Lépidoptères- Hétérocères et dans un grand nombre d'Hyménoptères. Dans une ascension aérostatique faite en France en 1867, on a rencontré de ces Lépidoptères à une hauteur de beaucoup plus considérable que celle à laquelle s'élèvent d'ordinaire les oiseaux. La vélocité dans le vol n'est cependant pas en raison directe de l'étendue de surface des ailes, puisque nous voyons des Diptères, qui cependant n'ont que 2 ailes et assez peu étendues, suivre, et cela pendant des lieues, les meilleurs coursiers dans leurs marches les plus rapides, ce que ne pourraient certainement point fyire les papillons, même les plus agiles.
Certains insectes, tels que les Jjibellules, les Sphynx, les Stratyomis, les Bibions, etc., nous offrent une particularité bien digne de remarque dans leur vol ; c'est qu'en les voit souvent s'arrêter comme à un point fixe dans l'air où ils paraissent immobiles, bien que leurs ailes soient agitées avec ulc telle vélocité qu'on a peine à reconnaître qu'elles sont véritablement en mouvement; c'est ce que Mr. Strauss appelle vol stationnaire.
Le thorax des Diptères, en outre des pièces ci-dessus décrites, nous offre encore 2 espèces d'appendices qui sont particuliers a cet ordre ; ce sont les balanciers et les cueillerons.
Les balanciers se présentent sous forme de filets déliés, terminés par un petit bouton, au dessous de chaque aile et un peu en arrière de sa base. On voit souvent les insectes agiter ces appendices avec une grande vivacité dans le repos, et probablement qu'il en est de même aussi pendant le vol. Ces appendices varient en longueur dans les différents genres, mais ils se rencontrent dans tout l'ordre des Diptères.
Les cueillerons, qui sont aussi particuliers à l'ordre des Diptères, manquent cependant dans certaines espèces (la plupart des Tipulaires). Ils consistent en 2 écailles membraneuses, placées l'une au dessus de l'autre, un peu au-dessus des balanciers ; concaves en dedans et convexes en dehors, ces écailles qui sont fermées dans le repos , s'ouvrent dans le vol à la manière d'une coquille. Quelques auteurs les regardant comme des auxiliaires du vol dans ces insectes, les ont appelées ailerons, mais la chose n'est pas encore sujSisamment démontrée.
Les balanciers sont-ils les rudiments des secondes aileS; qui manquent dans les Diptères, et qui, s'étant atrophiées, auraient pris cette forme? Concourrent ils à l'action du, vol ? Les auteurs sont encore partagés sur ces ques-. tions, et la science attend de nouvelles investigations, pour faire un choix parmi les différentes hypothèses qu'on, a soumises à cet égard,
§ IL Des Pattes.
Dans tous les insectes, les pattes sont constamment au. nombre de six ; cette règle ne souffre pas d'exception : de. sorte que chaque fois qu'on rencontre un animal articule ayant plus de 6 pattes, on peut être sûr de suite que ce-
ENTOMOLOGIE ELEMENT^i IRE.
n'est pas un insecte. Les pattes présentent aussi quelquefois certaines anomalies dans quelques genres, mais dans tous les cas, il sera toujours facile de les ramener au type primitif.
Fig. 11, Les pattes se composent d'un certain nombre de pièces articulées les unes à la suite des autres, ofifrant à l'extérieur à peu près la même consistance que les autres téguments, et renfermant dans leur intérieur des muscles, des nerfs, et des vaisseaux aërifèrcs. On a donné aux différentes parties qui composent les pattes des insectes les iDcmcs nonis qu'à celles des membres inférieurs des animaux vertébrés, quoiqu'elles ne leur ressemblent pour ainsi dire que par leurs fonctions, comme organes de la locomotion. Ces parties sont au nombre de cinq, savoir : la hanche Fig. 11, a, le trochantin b, la cuisse c, \a jambe d, et le tarse e, Nous allons les passer successivement en revue.
Fig. 11. — Abdomen du Calonoma Calidtim gro.'^si, laissant voir les différentes parties dos pattes^