La IIanche (^Coxa
C'est par la hanche, Kig. 11, a, que la patte s'articule avec le thorax. Sa forme est le plus souvent celle d'un cône tronqué, (juoiqu'elle pui&se varier beaucoup avec les genres et aussi suivant la paire de pattes dont elle fait partie. Dans les Carabiques, les hanches des pattes postérieures prenant la forme de palettes aplaties, sont soudées avec le métasternum, de sorte que le trochantiri et la cuisse, resserrés par elles et les anneaux de l'abdomen, n'ont qu'un seul mouvement, de dedans en dehors, et vice vcna. Fig. 11.
Comme la situation relative des hanches fournit de bons caractères ponr distinguer certains groupes, on se sert de points pour simuler cette situation, et faire saisir les différences qu'elle peut présenter. Ainsi :
• • Pattes placées à égaies distances entre elles, de même qu'entre les différentes paires. Ex. Les Lépidoptères, les B'attes, et la plupart des Diptères.
Pattes à égale distance entre elles, mais la paire an- :; térieure éloignée des 2 autres. Ex. les Abeilles et la plupart des Hyménoptères, les Chironomes, les Scutel- 1ères, les Pachisoma, etc.
Pattes à égale distance entre elles, mais la paire pos- •• térieure écartée des 2 autres. Ex. Silphes, Téléphores, Nécrophores.
;; Les 4 pattes antérieures voi-ines les unes des • • autres et les postérieures écartées. Ex. la plupart des Curculionites.
.[ . Les pattes antérieures et posté» ieures sur la même ligne, mais les intermédiaires écartées. Ex. Coprîs.
.**. Pattes antérieures rapprocliées, mais les 4 autres ' ' à égale distance entre elles. Ex. Hister, Scaphidie. Toutes les autres combinaisons qu'on peut rencontrer peuvent facilement se rapporter à celles qui précèdent. Il est rare que les hanches portent quelques appendices, cependant on en voit un exemple dans les Mégachiles, où elles sont armées d'une assez forte épine.
2, Trochantin (^TiocantJier).
Cette petite pièce de la patte des insectes, ordinairement trigone ou quadrangulaire, s'interpose entre la hanche €t la cuisse, Fig. Il, h. Le trochantin semble fiùre partie de la cuisse, car son articulation avec cette •dernière ne lui permet qu'une flexion latérale, très faible, ■et dans les coléoptères, sa conformation permet à la base •de la cuisse de s'appuyer directement sur la hanche.
Dans les Carabique?, les Nécrophores, etc., le trochantin des pattes postérieures, prend un plus grand développement et constitue un véritable appendice delà cu'sse ; si bien que ne séparant pas celle-ci de la hanche, les muscles passent directement de l'une à l'autre, le trochantin étant rejeté en côté. La forme du trochantin sert quelquefois à distinguer les sexes, celui des mâles étant différemment conformé.