‹ Petite flore des champignons, comestibles et vénéneuxChapitre 5 sur 29 · Bolet à pied rouge · texte numérisé non relu

Bolet à pied rouge

Empoisonnement. Mode de traitement. — Il ue se passe pas d année où Ton ne signale en France quelques empoisonnements par les champignons; cela est dû surtout à ce que l’on ne regarde pas avec attention chaque échantillon que Ton cueille. Dès lors, au milieu d’un lot d excellentes especes, il s’est glissé quelques individus vénéneux, et cela suffit, quand il s'agit d'espèces particulièrement redoutables, pour causer la mort.

Les symptômes d un empoisonnement par les champignons sont le plus habituellement des troubles do Teslomac et des intestins: vomis-

PnEMlEIlKS NOTIONS SITI I.F.S CHAMIMONON = .

sements abondants, une diarrhée souvent accompagnée de douleurs abdominales très vives. Il se produit généralement, en outre, des accidents nerveux, verliges, crampes, oppression, paralysie; on constate parfois des troubles de l’ouïe, de la vue. du goût, la perte de la mémoire, etc. Les phénomènes qui se produisent varient d'ailleurs beaucoup avec les individus.

Le fait le plus grave, c’est que, principalement avec les Amanites citrine et phalloïde qui produisent la plupart des empoisonnements suivis de mort, les premiers malaises n’apparaissent bien souvent que 18 à 24 heures après l'ingestion du poison. Dés lors les substances vénéneuses ont déjà quitté le tube digestif et se sont répandue- dans tout l’organisme, de sorte que leur élimination n’est plus possible.

Pour se débarrasser des substances dangereuses il faut employer des vomilifs si les champignons ont été mangés depuis quelques heures seulement. On peut se servir d'émétique (10 à 15 centigrammes dans un verre d’eau), à'ipécacuanha (50 centigrammes à un gramme dans de l’eau). Dans le cas où l’on n’a pas ces médicaments à sa portée, il faul provoquer les vomissements par tous les moyens possibles, à l'aide d’eau tiède, do. chatouillements du fond de la gorge, etc.

S'il s’est écoulé un temps plus considérable depuis le repas, les substances vénéneuses ont pu pénétrer dans l'intestin. On doit alors employer des purgatifs , huile de ricin, sulfate de magnésie, etc., ou des lavements. La somnolence doit être combattue par des boissons stimulantes telles que le café. Si les douleurs intestinales sont très vives, il faut éviter l’usage des purgatifs ou des vomitifs contenant de l'émétique et faire usage de boissons ou de lavements émollients.

Un médecin doit être prévenu le plus tôt possible; lui seul peut apprécier quel traitement doit être suivi quand les premiers remèdes no produisent pas d’effet satisfaisant.

Structure et classification des Champignons. — 1. Prenons

comme type le Champignon de couche, cultivé aux environs de Paris. Lorsqu’on observe le fumier sur lequel on Je cultive, ou y voit des cordons blanchâtres; c’est la partie stérile du champignon ou mycélium , l'appareil végétatif à l’aide duquel il se nourrit. Les chapeaux que l'on mange forment l'appareil de fructification producteur des semences, pelils corpuscules qu’il faut regarder au microscope pour les voir individuellement. Les semences, appelées spores, naissent sur les lames (I, fis. A) que l'on remarque ci la partie inférieure du chapeau ; cos

PREMIÈRES NOTIONS SUR LES CHAMPIGNONS

lames sont d’abord blanches, puis rosées et enfin brun pourpré; ces changements de teinte sont dus aux changements dans la coloration des spores. Pour étudier la manière dont naissent les spores, faisons avec un rasoir effilé une coupe mince perpendiculairement au plan d'une de ces lames, puis regardons celte coupe au microscope. Voici ce que nous remarquons : au centre un feutrage de filaments blancs qui se terminent à l’extérieur par une assise de cellules disposées comme des palissades; cette assise porte le nom d 'hyménium (h, fig. B), et les cellules qui le constituent s'appellent basitles ( ba , fig. B); ce sont les basides qui produisent les spores (sp, fig. G) fixées à l’extrémité de

Fi". A. A gauche, aspect extérieur du Champignon de couche ; /, lames ; m, mycélium ; à droite, section en long de ce champignon. — Fig. B. Section d'une lame vuoau microscope, à un faible grossissement; h, hyménium; ba haside. — Fig. C. Hyménium très grossi; 4a, haside; st, stérigmate ; sp, spores. — Fig. L). Hyménium d'un Coprin; ci/, cyslides.

petits pédicelles nommés stérigmates (st, fig. C). Dans l’exemple que nous avons choisi, il n’y a que deux spores fixées sur une haside; le plus souvent il y en a quatre (ba, fig. D), comme dans les Coprins, champignons qui poussent sur le fumier; nous remarquons, en outre, sur cette figure D, de grosses cellules saillantes (cy) qui se distinguenl de tous les autres éléments de lhyménium par leur forme; on les appelle cystides.

Lorsque les spores tombent sur le sol, elles germent en poussant un tube, et produisent un nouveau mycélium sur lequel naissent de nouveaux champignons à chapeaux qui très souvent se développent à la même distance de la spore primitive ; c’est pour cela que parfois on rencontre un grand nombre de champignons disposés à peu près en cercle, formant ce que l’on a appelé des ronds de sorcières.

Tous les champignons dont les spores naissent sur des basides forment un grand groupe que l’on désigne pour cette raison par le nom de Basidiomycètes (mycès on grec veut dire champignon). C’est dans cet ordre que sont rangés presque tous les champignons de nos bois.

II. Dans un autre ordre de champignons, les spores sont produites d’une tout autre manière. Examinons la Morille que l’on mange si communément (fig. L). Si nous faisons une coupe dans les alvéoles du chapeau, nous trouverons encore un hyménium, mais parmi les cellules

lMlEMlÙniiS NOTIONS SL' H l.KS CHAMPIGNON-.

qui lü composent, nous observerons, à la place des baside*, des odlule-, en massue aiixquolles ou donne le nom (Vax que# [a) et qui contiennent huit spores à leur intérieur [sp, fîg. L).

Les champignons qui possèdent des asqaes constituent l'ordre des Ascomycètes.

Ou divise les Basidiomycètes en un certain nombre de familles que donne le tableau des pages 1 et 2. Nous ne donnerons pas ici de détails sur ce point, mais comme l'une de ces familles, celle des Agaricinées. comprend un grand nombre d’espèces, et même de genres, nous croyons devoir insister un peu plus sur cette famille, en indiquant comment un la subdivise. .

On groupe les genres qu'elle contient en quatre catégories :

Agaricinées à spores blanches.

Agaricinées à spores roses ou couleur saumon,

Agaricinées à spores jaune d’ocre ou couleur rouille.

Agaricinées à spores brun pourpre ou noires.

Cette division est très commode, parce que dès que l'on connaît la couleur des spores, on n’a plus à hésiter, pour trouver le nom d un champignon, qu’entre un petit nombre de genres.

La couleur des spores n’est pas difficile à connaître. Au retour dune excursion on dispose les champignons, les lames tournées vers le bas. sur une feuille de papier. Le soir, ou le lendemain matin au plus tard, sous chèque chapeau, les spores tombées forment une poussière abondante dont la couleur est facile à voir. Si la couleur pâle des lames du champignon fait supposer que les spores sont blanches, ou prend un papier coloré sur lequel tombe une poussière blanche.

On peut emporter en excursion des sacs de papier, et avoir soin de mettre chaque espèce dans un sac distinct. Les spores tomberont çà et là sur le papier, et dès le retour on jugera aisément la couleur de la poussière obtenue.

Dans les tableaux de notre Flore nous nous sommes servis aussi peu que possible de la couleur îles spores, parce que nous n avons voulu

PREMIÈRES NOTIONS SUR LES CHAMPIGNONS

employer que des caractères immédiatement visibles. Mais le débutant devra toujours chercher à connaître celle couleur qui lui fournira un renseignement complémentaire très important.

Voici la liste des genres que comprend chaque catégorie, liste que

l'on a apprise par

cœur sans s’en

douter au bout d

’un certain nombre

d’excursions et de. déterminations

Spores blanches

Sporos roses

Spores oc-racées

Spores brun

pourpre ou noires

Amanite.

Volvaire.

Pholiole.

Psalliote.

Lépiote.

Plutée.

Cortinaire.

Strophaire.

Armillaire.

Enlolome.

Gomphide.

llypholome.

Collybie.

CliLopile.

Inocybc.

Panéole.

Tricholoine.

Nolanée.

Hébéiome.

Caprin.

Clitocybe.

Claudope.

Flammule.

Mycènc.

Naucorie.

Omphalie.

Galère.

Pleurote.

Tubaire.

Hygrophore.

Nyctalis.

Chanterelle.

Lactaire.

Russule.

Crépidote.

Marasme.

Pane. •

Schizophylle.

Parmi les genres inscrits sur ce tableau, quelques-uns se ressemblent beaucoup par leurs principaux caractères, aspect, forme générale, etc.

Voici quelques exemples de ces genres analogues :

Les Amanites et les Volvaires sont des genres caractérisés tous deux par l'existence d’une volve.

Les Lépiotes et les Psalliotes sont des genres à anneau et à feuillets n'arrivant pas jusqu’au pied.

Les Avmillaires, les Pholiotes , les Strophaires oui un anneau et des feuillets adhérents au pied.

Les Tricholomes , les Ento/ornes, les llébélomes sont de même trois genres analogues.

11 en est de même des Myc'enes , des Galères et des Panéoles d'une part; des Clilocybes cl des Clilopiles d’autre part.

<>n pourrait parfois confondre entre eux les genres dont nous venons

x iv

PREMIERES X OTIONS SUR I.F.S CHAMPIGNONS

d’indiquer !n similitude; la couleur des aisément.

spores permet de |<-

distinguer

Mode de vie des Champignons. — Les champignons pré-eritent.

par rapport à tous les autres végétaux, cette différence qu'ils ne possèdent pas la substance verte appelée chlorophylle, qui donne aux feuilles leur couleur, et grâce à laquelle les plantes décomposent l'acide carbonique de l'air et fixent le carbone dans leurs tissus.

Les champignons puisent leur carbone à d’autres sources. S’ils poussent à terre, ils trouvent, dans l’humus du sol. des matières en décomposition qui leur fournissent ce qui est nécessaire à leur développement. Quant ils vivent ainsi sur la terre, sur les brindilles desséchées, sur les feuilles mortes, même sur les écorces d’arbres qui sont des tissus morts, on dit qu’ils sont saprophytes.

Au contraire, on dit qu’ils sont parasites quand ils poussent sur des végétaux vivants, dont ils détruisent les tissus actifs pour se nourrir. Dans ce cas les filaments du champignon vivent dans l’arbre ; ils y pénètrent plus ou moins profondément, et se développent surtout dans la région où se forment des tissus nouveaux, et où par suite il y a en abondance des substances nutritives.

Les arbres ainsi attaqués végètent mal et souvent finissent par mourir. Ce qui est encore plus grave, c’est que. outre les filaments qui envahissent un arbre, il s'en forme d’autres qui peuvent, accolés les uns aux autres en cordons épais, vivre et s'allonger dans le sol. et aller attaquer un arbre voisin. L’ Armillaire de miel (Voir cette espèce n» 15, page 22), le Pholiote destructeur (n° 12i. p. 39), sont ainsi cause de grandes pertes. On a vu parfois tous les arbres d’une rangée périr successivement.

Dans d’autres cas, le champignon s'accroît dans tous les sens, de sorte que, dans une forêt par exemple, les arbres attaqués qui vont en dépérissant forment, par leur contraste avec les arbres sains, une sorte de tache en rond dont le diamètre va en s'agrandissant tous les ans. Les forêts de Pins présentent parfois do. telles taches, dues à ce que l'on appelle, précisément à cause de ce mode de propagation, la maladie du rond.

C’est surtout eu automne qu'apparaissent en grand nombre les champignons; cependant on en trouve presque toute l anfiée. sauf pendant la période des fortes gelées et des trop grandes sécheresses. Certaineespèces même sont particulières au printemps. C’est en mars < t avril qu’on rencontre les Morilles, les Mousserons. Beaucoup de Russule-

PREMIERES NOTIONS SUR LES CHAMPIONONS

apparaissent on juin et juillet. Le Cèpe ou Bolet comestible a quelquefois deux saisons d’apparition, vers le commencement de l'été et en automne. On voit donc qu’en toute saison, les bois ou les prés peuvent nous fournir des champignons.

Cos végétaux aiment surtout les endroits frais et humides; aussi les années sèches fournissent-elles peu de champignons ; on en trouve au contraire on abondance les années humides.

C’est ce que l’on a vérifié aisément au cours dos années 1890. 1891, 1894 qui ont été très humides, et des années 1892 et 1893 qui ont été extrêmement sèches.

Un fait intéressant qui mérite d’être signalé, c’est qu une espèce esL représentée parfois une année par une quantité innombrable d’individus en un lieu déterminé, et qu’ensuite plusieurs années peuvent se passer sans que celte espèce réapparaisse au même endroit. Sans doute le développement des champignons qui présentent une telle particularité, exige un ensemble de conditions de chaleur, d’humidité do l’air et du sol. etc., qui se trouvent rarement, réunies.

Au contraire il est d’autres espèces que l’on rencontre chaque année toujours dans les mêmes endroits. Ce fait est bien connu dos personnes qui récoltent des champignons pour les vendre sur les marchés.

Répartition géographique des Champignons. — La plupart des espèces de champignons sont répandues dans toute là France; cependant quelques espèces sont spéciales à une région déterminée. L 'Amanite ovoïde est une espèce méridionale. Le Pleurote du Panicaut qui pousse sur les Omhellifères, la vraie Oronge sont très rares au nord de la Loire, etc.

Mais l’on peut cependant dire, d’une façon générale, que les champignons comprennent beaucoup moins d’espèces localisées que les plan- I es à fleurs .

Dans un môme pays, les diverses espèces ne viennent pas dans les mêmes stations. La plupart poussent sous bois. Mais il y a déjà des différences intéressantes suivant les sortes d’arbres qui constituent los forêts. Ainsi dans les bois de Pins on rencontre une série d’espèces qui ne viennent pas sous les Chênes ou les Hêtres.

D’autres champignons, par exemple le Faux Mousseron, ne croissent que dans les endroits découverts, tels que les clairières, les prés, les bords herbeux des chemins, etc. Certains ne viennent que dans des lieux très humides, marécageux; quelques-uns ne poussent que sur le fumier.

PMKMIKIIEK NOTIONS Si:n I.KS CHAMPIGNONS.

Parmi ceux qui attaquent lus arbres, il en est qui ... développée! aux dépens dos essences les plus variées, aussi bien le- Chêne-- que !•-- Ormes, les Charmes que les Hêtres; d'autres au contraire ne viennent que sur une seule espèce cVnrbre, par exemple le Polypore du Bouleau; quelques-uns peuvent vivre sur les arbres de la même famille, comme sur le Saule cl le Peuplier.

La connaissance de ces détails permet souvent de trouver certaines espèces avec beaucoup plus de facilité.

Voici quelques espèces poussant sur les troncs ou le- souches ;

Armillaire de miel.

Ariïliilaire visqueuse (troncs de Mètres). ■

Pleurote de l'Olivier (surtout sur l'Olivier).

Pleurote du Panicaut (sur les souches des plantes de la famille dos Ombellifères).

Pleurote de l’Orme (surtout sur FOrme).

Pane styptique.

Schizophylle commun.

Pholiole doré.

Pholiote destructeur (Peuplier).

Dans les bois de Pins, on trouve

Tricholome équestre.

Tricholome rutilant.

Lactaire roux.

Pholiole écailleux.

Pholiole du Peuplier (Peuplier).

Pholiote changeant, llypholome en touffes.

Ilypholome briqueté.

Lenzilc flasque.

Dédalée du Chêne (Chêne).

Traméte du Pin (Pin .

La plupart des Polypores (voir ce genre) .

Fistuline foie (Chêne).

Stérée.

Cortice.

Xylaire.

Gomphide visqueux.

Gomphide glutineux.

Sur les brindilles et les feuilles.

Marasme petite roue.

Marasme brûlant.

llygrophore perroquet.

Ilygrophore conique, llygrophore des prés.

Marasme d'Oréade.

on rencontrera :

Claudope variable.

de récolter

Entolooie en bouclier.

Psalliote des prés.

Psalliote des champs.

Pauéole papillon.

Les bords des chemins, les clairières, les prés permettent

PREMIÈRES NOTIONS Sl'R LES CHAMPIGNONS.

Quelques espèces poussent sur les places où l'on a fait du charbon Chanterelle des charbonnières. 1 Flammule des charbonnières.

D’autres espèces poussent sur les cônes de Pins : Collybic des cônes. I llydne cure-oreilles.

Enfin, on peut signaler comme poussant sur d’autres champignons: Nyctalis à spores étoilées.

Récolte. — Ces remarques nous apprennent qu'il est indispensable, en ramassant un champignon, de noter la station dans laquelle on I a trouvé, d’indiquer par exemple si c’est à terre ou sur un tronc d arbre, dans une forêt do Chênes ou de. Pins, dans une prairie ou dans un bois. Ces renseignements d’une grande utilité doivent être pris sur le terrain. 11 est, en outre, des caractères que l’on n’observe bien qu'a cfe moment de la récolte. C’est en ramassant une espèce que ion voit si elle possède une volve, une racine, etc.; il est donc indispensable de la déterrer avec les plus grandes précautions pour recueillir ces organes. Certaines particularités no sont visibles que sur des individus jeunes: aussi faut-il rassembler des échantillons do tous les âges. La viscosité est également un caractère qu’il est bon de noter de suite; elle peut nôtre plus très apparente si le champignon est âgé et desséché; dans ce cas, la présence de particules de terre, de débris de feuilles à la surface de la fructification et l'adhérence au doigt mouillé permettent

d établir que l'individu est visqueux.

Une fois les champignons cueillis, il faut les transporter à la maison pour les étudier plus à l’aise. Il est bon de les mettre séparément dans un sac de papier, ce qui présente l’avantage d’isoler les espèces et de permettre au retour, le lendemain au plus tard, de voir la couleur des spores, ces spores s'étant déposées à l'intérieur du sac en grande abondance. Ces sacs de papier peuvent être transportés dans une boite de botanique, un panier d’osier, un filet, etc.

Au retour, si l’on n’a pas pu le faire séance tenante, on procède à la détermination du nom des espèces trouvées.

La couleur des spores esl un caractère très important à connaître. Il est indiqué, à la page xir, comment on la détermine. Si l’on possède un microscope, il est très utile, dans quelques cas où il y a doute, d’examiner les spores pour voir si elles sont anguleuses, arrondies, etc.

La consistance du pied ou du chapeau est un caractère qui doit atli-

l’UKllIliRKS NOTIONS SUR LUS CHAMPIGNONS.

rer l’attention. J1 en est de même de 1 odeur du champignon ou de sa saveur. Pour apprécier cetle dernière on goûte un petit fragm<-ut : relu n’a aucun inconvénient, même si l’espèce est vénéneuse , car on rejette le fragment dès que l'impression est produite sur la langue. Quelquefois cette impression ne se manifeste qu’au bout que quelques instants.

En un mot, les caractères les plus divers doivent être observés avec la plus grande attention pour arriver à une détermination exacte.

Enfin lorsqu’on sera bien certain d’avoir reconnu une espèce comestible et que l'on voudra la recueillir pour la consommer, il faudra avoir bien soin de vérifier que chaque échantillon récolté présente les cura' 1er es qui définissent l’espèce. Il ne faut jamais oublier qu'un seul individu vénéneux égaré au milieu d’un plat de champignon- comestibles a souvent amené la mort de plusieurs personnes.

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