‹ Petite flore latineChapitre 157 sur 254 · PAUCA, SED CONA · texte numérisé non relu

PAUCA, SED CONA

(Peu, mais bon.]

Ces deux mots, bien qu'ils se prennent dans un sens général, « la ■{ualité vaut mieux que la quantité, » s'appliquent particulièrement aux ouvrages littéraires.

PAULO MAJORA CANAMUS!

(Chantons des choses pins relevées !)

Après avoir chanté les arbrisseaux et les humbles bruyères, Virgile s apprête à chanter les bois.

Lans les phrases suivantes, l'élève remplacera chaque tiret par Vune des locutions latines expliquées ci-dessus.

Il arrive un âge où l'homme d'État laisse passer en souriant ceux qui courent à l'assaut du pouvoir, et n'a plus qu'une am])ition : une calme et honorable retraite, — .

Certains peuples sont comme les enfants; ils ne demandent rien, pourvu qu'on les nourrisse et qu'on les amuse : — .

A la vue de la perversité profonde de certains hommes qui ne reculent devant aucune mauvaise action, ne vous demandez pas : Dieu peut-il supporter de tels crimes? Dieu a le temps de sévir :

On ne doit jamais profiter de la détresse d'un ennemi pour lui imposer des lois trop dures : — est la de\1se de tous les honnêtes gens.

Ceux qui aiment à plaisanter sur le compte des autres, souffrent généralement fort mal la plaisanterie, et n'admeUent pas le

Heureux les auteurs qui ne laissent qu'un petit nombre d'ouvrages, qu'un livre même, pour^'u que chaque page soit étincelante de beautés : — !

L'écolier, le prisonnier, remployé attaché à la glèbe du bureau, s'écrient aux premiers rayons du soleil, aux premiers chants de l'alouette : — !

Certains romanciers modernes laisseront un bagage littéraire dont certainement la postérité ne dira pas : — .

Défiez-vous des gens qui ont toujours les promesses à la bouche ; ce sont généralement ceux qui tiennent le moins : — ..., dit le sai:e en les écoutant.

Néron se plonge dans le sang, et, dans cette Rome avilie, pas une voix ne s'élève pour flétrir le parricide : — !

11 y a des écrivains médiocres qui restent toujours terre à terre, et ne trouvent jamais dans toute leur vie l'occasion de s'élever et de dire : — !

— , criaient les Romains au temps des Césars : un peu de pain trempé dans du sang, voilà tout ce que demandait à ses maîtres* ce peuple si fier et si poli , qui avait conquis le monde I

Faites tous vos efforts pour corriger les vices de vos enfants; ne soyez pas trop indulgents, trop patients; rappelez-vous que l'homme ne peut pas être, comme Dieu, — .

Quand le tumulte des villes et l'agitation des affaires nous ont

pris la plus belle partie de notre vie, nous aspirons au calme des solitudes champêtres : — !

Les moralistes et les philosophes sont toujours disposés à s'élever contre les vices de leurs contemporains, et à s'écrier : — ! sans réfléchir que ces vices, aussi anciens que Thumanité, sont de toutes les époques.

Après avoir chanté le combat des Rats et des Grenouilles, le divin Jlomère chante les héros de l'Iliade et de l'Odyssée : — !

Combien de philosophes ont annoncé, au début de leurs livres, qu'ils allaient enseigner à tous les hommes le moyen d'être heureux! Une fois qu'on les a lus, on ne peut que rire de leurs chimères : — .

La Cigogne imitée par le Renard à un repas dont elle ne put « attraper miette , » F,ut en tirev vengeance : ^-.

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