‹ Petite grammaire lexicologique du premier eChapitre 54 sur 96 · I.es lierons · texte numérisé non relu

I.es lierons

Un jour, sur leurs longs pieds, allaient, je ne sais où, les hérons au long bec emmanché d'un long cou : ils côlnyaienl une rivière. L'onde étaii Irimsparenle ainsi qu'aux plus lieauï jouis; ma conmiùre la carpe y faisiil mille leurs avt'C le brochet son compère. Les lii'rons en eussent fait aisément Icui prolil : tous approchaienl du bord, les oiseaux n'avaient qu'à prendre; mais ils crurLiit mieux l'aire d'altendre qu ils eussent un peu plus d'appètil. Ils vivaient de régime et mangeaient à leurs heures. Après quelques monu'nts, l'appétit vint : les oiseaux, s'approchant ilu bord, vireni sur l'eau des tanches qui sortaient du fond de ces (lemi'ures. Le mets ne leur plut pas; ils s'attendaient à ir.ieux, et montraient un goût dédaigneux, comme le rai du bon Horace : — .Nous, des tanches ! direnl-ils; nous, h rons, que nous lassions une si pauvre clière I Et pour qui nous prend-on ? — La tanclic rebutée, ils Irou- \èrent du goujon. — Uu goujon I c'est bien là le iliucr de héron- 1 nous ouvririons pour si peu le beci Aux dieux ne plaise! — Ils l'ouvrirent pour bien moins : tout alla de façon qu' Is ne virent plus aucun poisson. La l'aim les prit : ils lurent tout heureux et tout aises de rencontrer un limaçon.

Devoir traduit au singulier.

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