‹ Petite histoire de GeneveChapitre 5 sur 26 · DEUXIÈME LEÇON · texte numérisé non relu

DEUXIÈME LEÇON

Les évêques, la maison de Savoie, la eoiuniune de Genève, le vidomnat.

Genève se trouva donc placée sous Tautorité des empereurs d'Allemagne. Mais, très occupés à de lointaines guerres, ceux-ci n'exercèrent jamais l'autorité effective. Ils remirent leurs intérêts entre les mains des évêques, à qui ils concédèrent la souveraineté tempor^elle de leurs diocèses, c'est-à dire tous les droits de haute et de basse justice (droit de condamner à la prison et à mortj ; celui de percevoir des impôts, avec les revenus qui y étaient attachés. C'est ainsi que les villes épiscopales de Bâle, de Besançon, de Sion, de Lausanne, de Genève, etc., furent constituées en fiefs ecclésiastiques, ne relevant que de l'empire et de leur évêque. La clef et Vaigle de nos armoiries s'expliquent par la double souveraineté exercée sur la ville, la c/e/'étant l'insigne de l'Eglise, et Vaigle, celui de l'empire d'Allemagne.

A Genève, l'autorité de l'évêque fut violemment contestée par les comtes de Genève ou comtes de Genevois, qui, sous les rois de Bourgogne, avaient administré la ville et auraient voulu continuer à le faire. Les comtes ^ ducs^ marquis^

^ Comie, du latin com{i)tem, compagnon, ami (du chef). - Duc, du latin ducem, chef, supérieur.

^ Officier préposé à la garde des « marches » ou frontières militaires de l'Etat.

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