CANAUX
débarquement des bateaux, des quais et des ports spéciaux ont été créés et affectés chacun à une denrée particulière. C'est ainsi que le quai de Bercy est consacré aux vins, les quais de la Râpée et du canal Saint-Martin aux bois flottés, les ports de
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Fig. 115.— Cartes des canaux et rivières communiquant avec la Seine.
Mazas et de Yîle Louvier aux charbons de bois, les quais de Saint-Nicolas et d'Orsay aux matériaux de construction, et le port de la Grève (devant l'Hôtel de Ville) aux pommes.
Toutes ces marchandises arrivent à Paris, sur de longs bateaux plats, appelés chalands. Elles viennent du nord par l'Oise, de l'est par la Marne,
la Seine et le canal de l'Ourcq qui rejoint la rivière du même nom à 74 kilomètres de Paris, de l'ouest par la Seine. Pour éviter l'immense coude que forme la Seine entre Paris et Saint-Denis, on a creusé le canal Saint-Denis qui, partant de cette dernière ville, vient aboutir au bassin de la Villette. Ce bassin est mis lui-même en communication directe avec la Seine par le canal Saint-Martin, qui, après avoir passé sous une voûte, sous le boulevard Richard-Lenoir et la Bastille, vient aboutir en aval du pont d'Austerlitz, en face du Jardin des Plantes.
294. Eaux potables.— Les Romains avaient fait venir les eaux des sources de Rungis par l'aqueduc d'Arcueil. Plus tard, on utilisa les sources de Ménilmonlant, de Romainvtlle, de Belleville, sur la rive droite; mais ces sources étaient d'un débit irrégulier et de peu de volume; de plus, les concessions accordées aux grands seigneurs et aux principales abbayes faisaient que l'eau manquait au peuple. Ce n'est que sous Henri IV qu'on chercha à alimenter convenablement Paris au moyen d'une machine hydraulique, la Samaritaine (lig. 115), qui tit longtemps le bonheur des Parisiens; c'était une sorte de construction carrée , élevée sur pilotis, près de la deuxième arche du Pont-Neuf, du côté de la rive droite.
D'immenses travaux ont été faits, surtout depuis une cinquantaine d'années, pour approvisionner Paris de la quantité d'eau qui est indispensable à sa consommation. A cet effet, la ville a acquis les sources de plusieurs rivières de la Champagne et de la Bourgogne : l'Ourcq, la Jieuvronne, la Vanne, la Dhw/s, la Voulzie, le Durlain, etc. Cet immense travail de canalisation et de dérivation est surtout l'œuvre de l'ingénieur Belgrand.