‹ Petite histoire de ParisChapitre 31 sur 131 · Comlmt «lu f*nnl>oni\iir Saint- Antoine · texte numérisé non relu

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Au mois de juillet 1652, les deux années se rencontrèrent : Turenne poursuivait le prince sous les murs mêmes de la ville; il le serrait de si près, qu'il fallut livrer bataille dans le faubourg Saint -Antoine, alors en dehors des murailles. Les troupes de Condé étaient moins nombreuses; malgré leur valeur et l'habileté de leur chef, elles allaient être écrasées entre l'armée royale et le rempart de Paris. Tout à coup, le canon de la Bastille se fit entendre. Des hauteurs du Mont-Louis (aujourd'hui la colline du Père- La-Chaise), où Mazarin avait conduit le jeune roi, la cour se réjouissait, croyant que les Parisiens achevaient de détruire l'armée de Condé. Fausse joie, car on vit les boulets s'abattre au milieu des troupes de Turenne, qui, surprises par cette attaque, se dispersèrent en hâte. C'était mademoiselle de Montpensier qui avait ainsi modifié le succès de la bataille. De sa propre autorité, elle avait fait tirer le canon et donné ordre de faire abaisser les ponts-levis de la porte Saint-Antoine pour laisser l'armée de Condé trouver un refuge dans Paris.

114. Fin de la Fronde. — Paris appartenait aux princes ligués contre le gouvernement; celui-ci dut

retournera Saint-Denis, tandis que, dans la capitale, le duc d'Orléans devenait le chef officiel de la Fronde. Les Parisiens adoptèrent comme signe de ralliement un bouquet de paille qu'ils fixaient au chapeau. Il y eut des scènes violentes et même sanglantes; certains officiers municipaux étaient accusés d'être partisans du Mazarint et l'Hôtel de Ville sub.it, le 4 juillet, un véritable siège. Les chefs de la Fronde ne craignirent pas d'appeler l'étranger dans leurs rangs : un traité d'alliance fut même conclu entre Condé et l'Espagne. Mais une réaction se produisit, et la cour ayant consenti à renvoyer momentanément Mazarin, une réconciliation eut lieu, qui termina définitivement la Fronde.

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