Enceinte de Philippe - Auguste
Philippe-Auguste, pour mettre les faubourgs à
1. On a beaucoup cherché, sans la trouver, L'origine du mot Louvre. Les uns ont pensé aux loups de la forêt qui jadis s'étendait jusqu'aux rives de la Seine, d'autres à une léproserie ; d'autres encore ont été chercher un vieux mot saxon, Lover, qui signifie citadelle. Peut-être cette étymologie est-elle la même que celle de Louvres, village situé au nord de Saint- Denis et qui existait déjà à cette époque.
1. Il reste encore aujourd'hui un souvenir de cette première forteresse dans notre cour du Louvre. Le sol de cette cour est sillonné de lignes blanches dont l'œil suit facilement les divers tracés et qui représentent ce que fut autrefois le château bâti par Philippe-Auguste, puis agrandi par Charles V. L'ensemble ne correspond même pas à l'étendue de la cour actuelle : tout ce qui est autour a été construit depuis et n'a été terminé qu'il y a trente ans. C'est en 180G que les fouilles ont été faites pour retrouver les anciennes fondations du Louvre.
l'abri des invasions, les fit entourer d'une forte muraille crénelée*, flanquée de tours, ne s'ouvrant sur la campagne que par d'étroites poternes*, précédées d'un pont - levis* qu'on levait à la première alerte.
Sur la rive gauche, l'enceinte dite de Phi lippe- Auguste , commençait au pontdesArts, là où est maintenant l'Institut. La muraille, partantdelatour Philippe-Hamelin1, se dirigeait vers le sud -est, gagnait la place actuelle de l'Ëcole-de- Médecine, en passant près du carrefour Buci, remontait du côté de la rue Soufflot, traversait larue Saint-Jacques, puis se dirigeait vers l'est par les rues desFossés-St-Jacques2,
1. C'est celle qui, au siècle suivant, devint si célèbre sous le nom de Tour de Nesle (page 33).