LES VALOIS
Le règne de ce Philippe de Valois fut une des époques les plus désastreuses de l’histoire de France.
C'est sous lui que commença cette fameuse guerre de cent ans entre la France et l'Angleterre, qui attira sur le royaume les épouvantables malheurs que l'on sait.
Querelles de dynasties toujours, rivalités de rois tou: jours, guerres d’héritiers de la couronne, pas autre chose !
Edouard IIT, roi d'Angleterre, était petit-fils de Philippe-le-Bel par les femmes, et, à défaut d'héritiers màles, il prétendait se trouver roi de France. Et la France est décimée, pillée, ravagée, ruinée ; l'élite de la jeunesse et de la chevalerie est anéantie à Crécy, et les Anglais deviennent jes maîtres du royaume, désolant tout par leurs brigandages, leurs rapines et leurs excès de toutes sortes, Calamités sans nom, misères inénarrables, peste horrible, conséquences presque inévitables des guerres de ce temps, famine atroce, autre accompagnement forcé, enfin toutes les horreurs fondent à la fois sur ce pauvre pays.
Et, pendant ce temps-là, le roi ne trouve rien de mieux à faire que de surcharger le peuple d'impôts écrasants et de taxes arbitraires. Il altère les monnaies, crée la gabelle, et confisque tout ce qui peut lui tomber sous la main.
Avare comme Harpagon, cruel comme Caligula, superstitieux autant que lâche, le despote se venge de ses revers par des persécutions contre les juifs, des hécatombes d’héritiques, et des exactions contre les marchands italiens.
Dans son arditraire sans bornes, il dispense les seigneurs de payer leurs dettes. (Ceux-ci obtiennent d% roi un ordre d'emprisonnement contre tous leurs créan:
ciers, avee séquestration de leurs biens. Puis par une ordonnance du roi, les dettes sont réduites aux trois quarts, payables à quatre mois de terme, et sans intérêt.
Comme c'est commode un roi pour ces braves selgneurs !
Philippe de Valois avait d'abord épousé une Jeanne de Bourgogne quelconque. Un jour, il demande la main de Blanche de Navarre pour son fils, Jean. Elle lui est accordée, et voilà la jeune femme à la cour de France.
Le saint roi, qui était devenu veuf dans l'intervalle, s'éprend de sa beauté, et la chipe tout simplement à son fils !.…
Ce bon père était âgé de cinquante-six ans, et la jeune fille n’en avait que dix-sept.
J'entends d'ici le charivari qui aurait lieu si un simple citoyen se permettait semblable infamie !
Philippe de Valois règna vingt-deux ans, et fut remplacé par Jean II dit le Box.
IT
Le Bon ! il fut bon comme Philippe II fut awguste, et Louis Ier débonnaire ; c'est-à-dire sauvage et cruel, autant qu’il est possible de l’être.
‘ Il commença son règne, dit Lavicomterie, par un acte inique et barbare. Il fit prendre un mardi, et exécuter le jeudi suivant, pendant la nuit, Raoul de Nesle, connétable de France, nouvellement arrivé des prisons d'Angleterre. On n’a jamais pu savoir de quel cfime il était accusé. ”
Il signa dix-huit ordonnances altérant à volonté la valeur des monnaies au profit du trésor royal. Il confisqua tout ce qui restait de biens aux juifs et aux marchands étrangers.
Un jour, à Rouen, il surprend son fils à table avec les deux frères de Harcourt, le seigneur de Maubué et + Doublet, et, sans aucune forme de procédure, il eur fait trancher la tête.
Dans un accès de violence, il fait jeter en prison Charles-le-Mauvais, roi de Navarre. Celui-ci s'échappe, et la torche à la main, embrase la France. L’Angleterre s’en mêle, et Jean est fait prisonnier à la désastreuse bataille de Poitiers.
Cette célèbre défaite est exclusivement due à l’entêtement et à l'obstination de Jean.
La situation du roi d'Angleterre était telle qu'il consentait, disent les historiens, à rendre à la France tout ce qu'il avait pris, à donner des otages, et comme vaincu, tiendrait soi et son armée à mercy et discrétion.
Jean refusa tout accommodement ; et, le désespoir triomphant du nombre et de la position, la France fut écrasée, et le roi lui-imême fait prisonnier.
Savez-vous ce que le pays paya pour la rançon de son bourreau ?
Jean-le-Bon signa une convention par laquelle il obtenait s4 liberté, en cédant aux Anglais, la moitié de la France, et en leur payant la somme de trois millions d’écus d’or!
Naturellement les impôts redoublèrent. On paya le sel seulement soixante fois sa valeur.
Quant au on roi, il ne resta pas même en France ; les beaux yeux de la duchesse de Salisbury le ramenérent en Angleterre, où il mourut, pour le bonheur de l'humanité.
C’est ce roi, qu’on appelle Jean-le-Bon /
En 1364, Charles V dit le Sage succéda à son père Jean-le-Bon. Il fut sage comme son père avait été bon, ce qui, chez les rois, n'engage absolument à rien.
Quelques historiens prétendent que ce surnom de Sage, ne voulait pas dire autre chose que /effré, titre que lui valut la fondation de la bibliothèque royale.
Ajoutons que le bon roi fonda aussi la Bastille.
Jamais la France épuisée n'avait eu plus grand besoiti de paix et de repos. Eh bien, ce roi, qui n'avait pas la force de lever une épée, et qui par conséquent restait tranquillement chez lui à se chauffer les pieds sur ses chenets, tandis qu’il envoyait ses sujets se faire massacrer sur les champs de bataille, ne cessa d'engager la France dans toutes sortes d'aventures aussi désastreuses qu’inutiles.
Il n'y avait pas un an qu’il était sur le trône, que la sanglante journée d’Auray livrait aux Anglais le duché de Bretagne et la vaillante épée de Du Guesclin.
Par sa perfide infraction du traité de Brétigny, le sage roi compromit tellement l'honneur de la France, que l'empereur d'Allemagne, Charles IV, vint lui-même à Paris pour protester.
Tout fut inutile, et la guerre éclata de nouveau.
On sait qu'il s'agissait dans ce traité de la rançon du roi Jean. Encore le peuple condamné à se faire hacher pour les petites affaires de l’intéressante famille !
Mais ce n’est pas tout.
Pierre de Castille—les rois sont les mêmes partout— avait fait assassiner sa femme, sœur de Mme Charles-le- Sage. Le sage monarque envoya cent mille Français se faire tuer en Éspagne pour maintenir sur le trône un usurpateur parricide qui tua son frère de sang froid, et de ses propres mains.
Vingt-quatre mille Français succombérent dans une seule bataille, toujours dans les intérêts de la famille.
Les derr ‘res années du règne de Charles-le-Sage furent déshonorées par un acte de sauvagerie qu’un roi seul était capable de commettre.
Les häbitants de Montpellier exaspérés par des exactions et des persécutions de toutes sortes, s'étaient révoltés. Le roi envoya contre eux une armée commandée par le duc de Berri, avec les ordres les plus sanguinaires.
Les principaux révoltés allèrent au-devant de l’armée, avec la corde au cou, offrir les clefs de la ville. Ils étaient suivis des gens d'église, croix, et bannière en tête, fondant en larmes et criant : Miséricorde /
Le duc entre triomphalement dans Montpellier, et trouve le reste du peuple à genoux dans les rues. Il était sans doute attendri par un pareil repentir ; mais il lui fallait exécuter les ordres du bon roi.
La ville de Montpellier perdit tous ses privilèges ; ses portes et murailles furent abattues ; elle dut payer une somme énorme ; et sx cents de ses habitants, choïsis à discrétion parmi le peuple. furent mis à mort ; savoir, deux cents décapités, deux cents pendus, et deux cents brûlés.
Va sans dire qu’on n'oubliait jamais de confisquer les biens ; et cette fois, Le bon roi porta le rafinement de la vengeance jusqu’à faire déclarer infâme, et -ondamner à servitude perpétuelle, les enfants de ses victimes.
Quel régime paternel !
Et dire qu'on ne veut plus de cela maintenant |
Enfin, voilà ce Charles V, à qui l’on donne le titre de sage ! Un homme tout couvert du sang de ses compatriotes, versé dans des guerres indiscrètes et injustes. Un roi qui se déshonore aux yeux de l’Europe par la violation des traités. Un individu qui par vengeance fait périr innocents et coupables avec la plus froide cruauté ! Je suis d'avis que si on l’a jamais surnommé le Sage, c'est tout simplement parce qu'il fut placé entre son père qui fut un imbécile, et son fils qui devint fou.
Charles V mourut en 1380.
Comme ce fut cet aimable personnage qui fonda la Bastille, il n’est peut-être pas hors de propos de dire ici un mot de cette intéressante institution, l’un des monuments les plus’philanthropiques que la monarchie ait élevés au bonheur de l'humanité.
La Bastille était une formidable forteresse entourée
d’un fossé large de soixante-et-dix-huit pieds, et profond de vingt-quatre.
C'était un ensemble énorme de huit tours reliées entre elles par de puissantes courtines de six pieds d'épaisseur, et hautes de soixante-douze,
Sombre amoncellement d’horribles cachots aux portes bardées de fer, et aux fenêtres étroites et grillées, par où filtrait à peine un pâle rayon du jour,
Ces cachots petits, noirs, suintants, infects, étaient superposés les uns sur les autres depuis les souterrains humides s’enfonçant jusqu’à trente pieds sous terre, jusqu'aux combles où l’on mourait de froid en hiver et de chaleur en été.
Voici ce qu’en dit Palissery :
‘ Pendant les sept ans, dit-il, que j'ai passés à la Bastille, je n’y avais point d’air durant la belle saison...
‘ Mon grabat était insuportable, et les couvertures en étaient sales, percées de vers. Je buvais, ou plutôt je m’empoisonnais d’une eau puante et corrompue. Quel pain et quels aliments on m’apportait ! des chiens affamés n’en auraient pas voulu. Aussi mon corps fut-il bientôt couvert de pustules; mes jambes s’ouvrirent, je crachai le sang et j'eus le scorbut. Les cachots ne recevaient V'air et le jour que par un étroit soupirail. ., Les plus belles journées ne laissaient transpirer au détenu qu’une faible lumière. En hiver, ces Caves funestes sont des glacières, parce qu’elles sont assez élevées pour que le froid y pénètre ; en été, ce sont des poëles humides où l’on étouffe, parce que les murs sont trop épais pour que la chaleur puisse les sècher. Il y en a une partie qui donne directement sur le fossé où se dégage le grand égoût de la rue Saint Antoine. Il s’en exhale une infection pestilentielle, qui, engouffrée dans les 6owlins, qu’on appelle chambre, ne se dissipe que très lentement. C’est dans cette atmosphère qu’un prisonnier respire. C’est là que, pour ne pas étouffer entièrement, il est obligé de passer les nuits et les jours collé contre la grille intérieure du soupirail, par lequel coule jusqu’à lui une ombre de jour et d’air ; mais il ne
réussit bien souvent qu’à augmenter autour de lui la fétidité qui le suffoque.”?
Bernard Palissy fut jeté là à l’âge de soixante-et-cinq ans, et y mourut.
Partout des chaînes, des billots, des instiuments de torture et de supplice, des oubliettes, des 17 pace, des culs de basse fosse, des cages de fer, des ceilules sans issues où l’on emmuraillait les prisonniers destinés à mourir de faim, de sinistres organneaux que l’on forgeait aux poignets ou à la taille des patients, et qui ne s’ou vraient que pour laisser tomber un cadavre |
Et vous supposez peut-être qu'il fallait être un bien grand criminel pour être envoyé à la Bastille, et même pour y mourir. Oh! détrompez-vous.
Etiez-vous le seul protecteur d’une jolie fille convoitée par Sa Majesté, le hasard vous faisait-il le dépositaire de quelque secret de la cour, aviez-vous eu le malheur de dicisre à quelque grand personnage, vous était-il échappé un mot léger à l'adresse de la favorite ou d’un mignon du roi, que dis-je, étiez-vous tout simplement soupçonné de quelques-uns de ces crimes, deux exempts vous saisissaient au lit un beau matin, et vous étiez jeté dans un souterrain de la Bastille, pour y pourrir pendant des années, et le plus souvent pour n’en jamais sortir.
Il suffisait pour cela d’une simple lettre de caciet laissée peut-être aux mains d’une prostituée avec le nom en blanc.
Le malheureux incarcéré, qui ne savait seulement pas le motif de son arrestation, était soumis au secret le plus absolu.
Tout à coup un pauvre père de famille disparaissait. Où était-il? Qu'était-il devenu? Sa famille le croyait noyé, assassiné, et prenait le deuil. Pendant ce temps-là, quelque épouvantable cellule de la Bastille étouffait ses gémissements.
On cite une petite fille de sept ans qui mourut là.
Latude, coupable seulement d’une étourderie de jeunesse qui avait déplu à la charmante Pompadour, languit trente-cinq ans, logé sous terre, hurlant la faim sut son grabat de paille humide, et mangé de poux, suivant l'expression de Michelet.
ul diable ME RES | RE D do ft os ess, dd
mil) oubude du rdalidé à Céoaliateléiehlaénnt vante roi dd sé à iii tdhounde véndile-iser vrtihés nine à 5 lun dranbééalon tdi niétth/vtmesidisthtiaetends) st té tés) pété ées ha st mitols dé Lé Lis en À | sat tà 4 ”
Un jour, le malheureux écrivit à sa persécutrice un billet contenant ces mots :
‘ Le 25 de ce mois de septembre 1760, il y aura cent mille heures que je souffre.”
I] n'était qu’au tiers de son supplice.
Ce billet fut trouvé le 14 juillet 1782, le jour où la forteresse maudite, ce monument de la tyrannie et de FA l'arbitraire royal, s'écroula sous les coups du peuple bi exaspéré par mille ans de tortures et de persécutions. L
‘6 En 1784, dit un historien, on avait arraché au roi, en même temps que la délivrance de Latude, une ordonnance qui prescrivait aux intendants de ne plus enfermer personne, à la requête des fa- | milles, sans raison motivées, et : ns que le temps de la détention : demandée ne fût indiqué. Ceci passa pour une grande réforme, et À il y eut des gens pour trouver que c'était le renversement de tous les principes. On peut juger de ce qui se passait auparavant. Mais » cette ordonnance même était lettre-morte ; les maîtresses des ministrés, le lieutenant de police, les commis mêmes et les espions continuaient à vendre des lettres de cachet, au prix déterminé par le cours, car cela était coté comme toute autre valeur. La liberté, la vie des citoyens, était une marchandise, dont on trafiquait à bureau ouvert.”
O bienfaisant régime, quand donc reviendras-tu rendre le bonheur à la France ?
J'ai oublié de dire que la Bastille servait encore de cachette au trésor royal qu’une sage administration prélevait sur la misère publique.
““ Vers l’an 1610, dit Sully dans ses Mémoires, il y avait pour lors 15,878,000 livres d’argent comptant dans les chambres voûtées, coffres et caques étant la en Bastille, outre dix mi//ions qu’on avait tirés pour bailler au trésorier de l’épargne.”?
Lors de la prise de ce terrible donjon, deux des prisonniers qu'on y trouva enchaînés étaient devenus fous. Comme c’est beau la monarchie, n'est-ce pas! Voilà encore un trait de ce bienfaisant régime qu'on tâche
d'enseigner au peuple à regretter. Voilà ce qu'on voudrait réhabiliter ; voilà ce qu'on voudrait surtout ressusciter. »
Merci, dit la France, je sors d’en prendre.
Nous voici rendu à un beau règne, celui de Charles VI, le fou, et d’Isabeau de Bavière, le monstre.
Dans aucune page de l’histoire plus que sous ce règne néfaste, ne se fait sentir d’une façon aussi palpable l’absurdité d’un système qui livre un pays aux mains d’un homme choisi par le hasard de la naissance, et qu’une loi ridicule rend inamovible et inviolable.
Charles VI--qu'on a surnommé le Zien-Aimé, tout comme l’abominable Louis XV du reste-—succéda à son père en 1380, devint fou treize ans plus tard, et vécut vingt-neuf ans frénétique, époque pendant laquelle le royaume fut désolé par les querelles entre princes, les per: fidiés, les lâchetés, les assassinats et les crimes de toutes sortes. La France fut à un cheveu de sa perte.
Mais parlons d’abord de l'époque où Charles VI gouverna lui-même.
Son premier acte fut de déclarer la guerre à la Flandre, contre l'avis de son conseil et du régent. Vainqueur, il se rendit coupable de cruautés qui déshonorèrent son succès. Il eut la barbarie de faire pendre le chef des Flamands trouvé respirant encoresur le champ de bataille, et trancher la tête à tous les gouverneurs des villes qui s'étaient rendues.
Bien plus, il fit brûler et raser la ville de Coutrai, qui avait le tort de célébrer tous les ans la défaite que les Français avaient subie soixante ans auparavant sous ses murs.
Ecrasés de taxes, de tailles et d'impôts énormes qu’ils ne pouvaient payer, les habitants de Paris, de Rouen et d'Orléans se soulevèrent.
Le roi marcha sur Paris, ne voulut écouter ni repentir, ni supplications, ni prières, fit désarmer le peuple, piller les maisons, et pendre trois cents des notables en face de son propre palais.
Cet aimable roi, qui avait à peine quinze ans, — le père ayant fixé la majorité de son fils à quatorze, —assista au supplice, sur un trône, environné de ses oncles et des femmes de sa cour. Et pour raffinement de cruauté, il voulut que la mort vint lentement, et après des formalités de toutes sortes qui en triplèrent l’horreur. Il chassait de race.
Mais ce ne fut pas tout. Chaque jour on s'emparait de nouveaux accusés ; et comme on manquait de bourreaux, la nuit on cousait les victimes dans des sacs et on les jetait à la Seine. Des milliers de malheureux périrent de cette façon.
Quant aux prisonniers et au reste des habitants, seulement soupçonnés de sédition, le bon roi eut l'extrême condescendance de leur laisser la moitié de leurs biens.
Le reste fut partagé entre les favoris de Sa Majesté.
Les villes de Rouen et d'Orléans, furent traitées d’une façon encore plus barbare.
Enfin le pauvre roi devint fou pour avoir vu, un jour qu’il était à la chasse, un homme sauter à la bride de son cheval, tant l'abus des plaisirs l'avait énervé et ramolli.
C’est alors qu’on er vit de belles.
Le malheureux avait épousé, en 1395, dans la personne d’Isabeau de Bavière, une espèce de furie qui devait mettre le comble aux épouvantés et aux hontes qui signalèrent le règne de ce fou sinistre.
Elle voulut d'abord être couronnée en grande pompe; et pour cela il fallut trouver des sommes immenses.
L'Hôtel de ville de Paris dut fournir seul plus de soixante mille couronnes d’or.
Et dans quelles circonstances, grand Dieu! à une