PRÉFACE
J^espère pouvoir le publier dans quelques semailles. Ce sera le livre des mères^ et des écoles qui enseignent la langue française aux petits enfants.
Enfin je prépare en ce moment avec mes élèves une grammaire que je publierai aussitôt que possible. Dans ma brochure, p. 34, j*explique comment j^entends renseignement de la grammaire. Il doit être profond, très-sérieux, et ne peut être commencé avant Theure oïl les élèves comprennent la langue. Ce livre sera en conséquence écrit en français. H aura pour titre : Entretiens sur la grammaire.
n me reste à lever deux objections, ou plutôt à répondre à deux questions qui m'ont été faites par des chefs d'établissements publics.
Quand Us m'ont vu donner une leçon à leurs élèves, à des élèves entièrement ignorants de la langue, ils ont été assez bons pour admirer ma leçon et surtout mon enthousiasme. Mais, disent-ils, des leçons comme celle-là tueraient nos instituteurs en trois mois. Sans doute : elles me tueraient aussi. Mais ces leçons qui demandent un si rude travail au maître sont peu
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nombreuses. Après quelques jours 3 ne lui reste guère qu'à enseigner comme il a ou l'habitade de le faire. Les élèves liront sous sa direction^ ils écriront sous sa dictée^ ils causeront avec lui : moins il parlera^ plus les élèves parleront^ d'autant meilleur sera son enseignement. Son esprit, comme celui de sa classe, sera toujours intéressé au travail commim. sans que ses
Yoici la seconde question. Ne permettezvous pas de traduire ? — Nous traduisons dans nos classes. La traduction est indispensable pour achever l'étude de la langue, tout autant que la grammaire, mais comme la grammaire elle doit venir à son heure.
Quand les élèves comprennent et parlent la langue, quand ils lisent un livre français avec facilité, quand ils ont acquis le génie de la langue nouvelle, le moment de traduire est venu. La traduction est une gymnastique inteUectueUe, puissante et indispensable. Ty donne la plus grande attention dans mes classes, et je la recommande à tous les maîtres.
Un dernier mot. J'ai employé le tutoîment
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dans ce livre. C'est la langue de Tamitié^ langue si belle et si douce dons la bouche des Français. Les enfants en font usage dans les écoles. J'ai confiance que les jeimes Américains apprendront à remployer en étudiant les Petites Catiaeries.
B08TOH, le 15 man, 1876.