‹ Petites et grandes misèresChapitre 20 sur 63 · SOINS A DONNER DANS LF, CHOLÉRA · texte numérisé non relu

SOINS A DONNER DANS LF, CHOLÉRA

!• — Ocs dîirércnICA périodes choIérii|iica.

Je vous ai déjà fait entrevoir qu’obligé de subir plusieurs invasions du choléra, les observateurs en étudiant sa marche avaient pu distinguer des pas, des stades, des périodes.

On n’a parlé jusqu’ici que de deux périodes principales, la cholérine et le choléra. Je crois que, pour être davantage dans la vérité, il est nécessaire d’en compter une de plus ; avant la cholérine et le choléra se déclare toujours ce quej’appellerai V influence cholérique, influence qu’il importe de bien caractériser.

Toutes les fois qu’une épidémie se déclare, épidémie typhoïde, épidémie expansive, épidémie cérébrale, toute la population au milieu de laquelle surgit cette épidémie se trouve attaquée par une influence maladive générale, qui résulte, ou du milieu atmosphérique, ou des émanations morbides des sujets franchement attaqués, mais en résumé qui existe, et qui ne saurait se révoquer en doute.

Dans les épidémies cholériques, cette influence a toujours été manifeste. Encore une fois, je ne veux pas rechercher si les effets produits tiennent à l’atmosphère;

DU CIIOLEUA.

loi

mais ce que je veux constater, c’est que, dans les deux épidémies sinistres où le choléra a fait tant de victimes en France, tout le monde s’est trouvé moins bien portant qu’à l’ordinaire. Les valétudinaires ont senti toutes leurs souffrances augmenter; les gens les mieux portants ont éprouvé un certain dérangement dans les entrailles. Ce n’était point encore le choléra, mais c’était le cri sinistre de la nature , que j’assimilerai volontiers à cet avertissement obligé des soldats en temps de guerre ;

— Sentinelle, prenez garde à vous!

Certes, après avoir recommandé le courage et l’assurance, je ne veux pas plaider ici pour la pusillanimité; mais il faut bien dire pourtant qu’au temps lugubre des épidémies, forts ou faibles, robustes ou malingres , tout le monde se trouve plus ou moins exposé , ce qui veut dire (nous reportant aux conseils hygiéniques que nous avons donnés) que chacun doit faire attention, et éviter tout ce qui peut le faire tomber dans l’abîme.

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