X. - I-ea religieuse* et les ecclésiastl€|ues
Nombre de bonnes religieuses, qui vivent avec la plus grande tempérance, un bon nombre aussi d ecclésiastiques qui SC nourrissent sans prodigalité, se trouvent atteints d’une obésité remarquable, nous en donnerons les raisons en faisant nos remarques; mais ici nous sommes contraints d’analyser les faits.
Les religieuses qui prennent plus d’embonpoint sont ordinairement les religieuses cloîtrées. Uniquement occupées de Dieu et de leur salut, ces saintes femmes restent une grande partie de la journée en prières ; elles prennent fort peu d’exercice; elles se nourrissent de légumes; elles boivent de l’eau pure souvent, mais elles en boivent en notable quantité ; elles se tiennent dans des oratoires, dans des cellules dont l’air n’est pas souvent renouvelé; la chapelle du couvent, souvent visitée, ne peut être ouverte à tous les airs, les offices qui s’y prolongent obligent à en tenir les portes souvent closes, et de là un air raréfié analogue à l’air que nous avons constaté dans les mines.
Il faut bien dire aussi que les religieuses ferventes se trouvent affranchies des peines de ce monde, exemptées de toutes les inquiétudes de la vie matérielle. Elles se reconnaissent une vocation spéciale; elles franchissent hardiment la barrière du cloître. Une fois le parti pris, le sacrifice fait, elles n’ont plus qu’à se laisser conduire par leurs supérieures, et grâce au joug si précieux de l’obéissance, elles n’ont aucun des tracas de ce monde, aucune des inquiétudes ordinaires d’une maîtresse de maison.
Chez les ecclésiastiques, il y a d’autres particularités notables *. l’inactivité physiaue, souvent le confession-
nal, une nourriture ferineuse , un sommeil calme et tranquille, une sainte confiance en Dieu qui semble émousser pour eux toutes les tracasseries d’ici-bas; enfin une vie sédentaire qui les cloue trop longtemps dans leurs cabinets de travail.