ONS SO
“ J'v rêve bien souvent à mon bon cimetière,
our de J'y rêve aussi souvent à cette bonne bière,
génie. Où blanchiront mes os, | e J'aurai pour me pleurer les larmes d’une mère, ‘actère,
D'un enfant bien-aimé l’eflicace prière,
e JouIs- Et l’éternel repos.
Ils sont là trois des miens, sous la terre durcie,
Ils sont là trois des miens! sous la bise adoucie, Je revois leurs cercueils,
Je les revois souvent ; toujours dans ma pensée
Leur souvenir me vient, bienfaisunte rosée,
Souvenir de linceul,
Au ciel nous irons tous !: au ciel, notre patrie!
Ce qu'on voit en ce monde est peu digne d'envie ; Au ciel nous irons tous !
Nous y vivrons en paix, sans crainte et sans alarmes,
Là, jamais de chagrins, jamais non plus de larmes, Et nous prierons pour vous ! ”
Ses dernières pensées sont là. Le cœur de Dieu a été touché, car le pauvre vieillard est allé au ciel “vivre en paix, sans crainte et sans alarmes,” et
prier pour ceux qui sont restés,
Gaston était parti dans l'étourdissement de sa douleur. Il avait fui, bien loin, portant toujours en lui le brasier qui le consumait. Il avait cru dans sa
2 fièvre que l’espace, les pays parcourus, l'éloignement, les distractions auxquel-
msée les il se livrerait en pâture, auraient pitié de lui ! La blessure de son cœur était trop profonde ! Un dernier refuge lui
ie! était ouvert, le cloître ! Il y entra.
envie ; L'amour brutal, la cupidité, le lucre,
le veau d'or, n'eussent pas inspiré cette abnégation.
s alarmes,
larmes,
Ces événements s'étaient succédés avec rapidité. Le pauvre foyer venait d'être rudement décimé.
’ L : r3 1 1 rivre en L'action providentielle a quelquefois
de ces manifestations qui sont épouvantables.
La blonde et belle enfant qui chaque
fui, bien soir accompagnait sa mère, avait gardé
e brasier dans sa
précicusement au fond de son âme, le
souvenir embaumé des vertus de sa |
+ me ne me ES,
—..—— ee
sœur, La providence mit snr son chemin des jours de bonheur.
Elle aima, et fut aimée comme elle avait rèvé de l'être!
Le père était tombé.
Le vieux chêne battu par la tempête s'était effondré sur lui-même
Le jeune homme que la ,;. aité et la sève de son âge n'avaient pu soutenir, avait vu son désespoir se frapper contre les murs glacés d'un monastère.
Une nouvelle affection avait sauvé la sœur de Léontine.
Quelqu'un restait pour supporter une condensation de malheur! La mère!
Le roseau frêle et délicat avait subi
son che-
mme elle
a tempête
aité et la
soutenir, per contre e.
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>orter une mère !…
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tous les orages; la tourmente n'avait pu le rompre,
Cet héroiïsme-là tient au surnaturel...
Du sein des tourbillons de la foule, des clameurs bruyantes de la cité, une femme se détache chaque jour, et se dirige vers le temple !
C'est elle !
Sa tête a blanchi.
Il se dégage de sa figure, comme un rayonnement de la Divinité.
C'est une sainte.
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