LES MÊMES , M. ET M.\DAME TARDIF , UN DOMESTIQUE
LE DOMESTiQrE. — MonsIcuF cl madame Tardif.
MAD.AME BESHEREIERS. — BonjOUF, ma tUnlC.
XAPOLISE. — Bonjour, tonton.
MADAME TARDIF. — BonjouF, mes cufants! je ne devais pas venir vous voir aujourd'hui, ça s'est trouvé comme ça. {A Oscar.) Tiens, te voilà, toi! je ne te voyais pas; qu'est-ce que tu faisdonclàbas?
M. PLUMET. — Il nous disait quelque chose.
MADAME TARDIF. — Esl-cc quc je suis de trop?
MADAME DESHERBIERS. — Oh! ma lantc, pouvezvous dire cela !
MADAME TARDIF. — C'est quc jc le ferais comme je te le dis, d'abord. Je n'aime à déranger personne, tu le sais. Je nren irais. Commence par embrasser ta tante, mon garçon ; tu feras après cela tout ce que tu voudras, .\llez trouver 51. Tardif, mes petits enfants: il doit avoir quelque chose pour vous dans ses poches.
LESE>"FA>"Ts. — Mcrci, tonton! merci, tonton!
MADAME TARDIF. — Ab Cil, mamc Patral, sais-tu que je le croyais bien loin d'ici ? te voilà donc revenue?
MADAME PATRVT. — Oui, madame, depuis deux jours seulement.
MADAME TARDIF. — C/cst donc ça, Car j'ai vu la mère, l'autre jour, elle ne m'a parlé de rien. Ab çà, mon pelil homme, continue ta machine, ou je m'en retourne à la maison, n'y a pas là à dire, c'est oui ou non, voilà comme je suis.