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PRODUIT DE LA FORÊT

Pendant bien des années encore le Canada trouvera une des principales sources de ses revenus dans l'exploitation des forêts qui couvrent une grande partie de son territoire, et où on trouve les plus beaux bois du monde pour la construction et l’ébénisterie.

L’exportatior es bois canadiens jusqu'ici presque exclusivement dirigée vers}'Angleterre et qui, quoiqu’elle ne soit pas aussi considérable qu’elle devrait l'être, étant données les ressources presque inépuisables, dont elle est tirée, produisait $24,960,- 012, (131,040,063 fr.) en 1881.

Les principaux bois canadicns sont: le pin, l'épinette rouge (melèze) lé épinette blanche, la pruche, le merisier, le noyer noir, le chène, l’érable, l’orme, le hôtre, le tilleul, etc.

L’écorce de pruche, dont on se sert pour la fabrication du tan, et les alcalis que l’on retire de la cendre des bois brulés, comptent aussi pour un montant assez important dans l’exportation des produits forestiers.

À la grande expôsition géographique universelle qui à eu lieu à Venise dans l'été de 1881, les

essences forestières du Canada ont été particulièrement remarquées, et un. grand nombre de rapports en font une’ mention spéciale des plus élogieuses.

PRODUITS DE L\ PÊCIE

Les pêcheries canadiennes sont, sans contredit, des plus considérables et des plus productives qui soient au monde.

La longueur des côtes maritimes des provinces de Québec, du Nouveau-Brunswick et de la Nouvelle-Ecosse, sans tenir compte des anfractuosités du rivage, est évaluée à 2,879 milles (4,632 kil.) etle privilège exclusif de la pêche sur ces côtes, sauf les concessions établies par les traités, s'exerce pour les pêcheurs canadiens sur environ 9,947 milles carrés.

On apprécie la superficie collective de la partie canadienne des grands lacs Supérieur, Michigan, Huron, Erié et Ontario * que partage la ligne frontière du Canada et des Etats-Unis et de l’im mense nappe d’eau salée enclavée dans le terri-

* Voici la lon gueur, la largeur, la profondeur moyenne et la superficie de ces lacs :

Longueur. Largeur. Profondeur. Superficie.

Lac Supérieur . . 555 milles. 170 milles. 988 pieds. 52,000 milles.

Michigan .. 360 160 900 20,000 ‘” Huron .... 9200 160 120 20,000 Erié ..,,. 950 80 200 - 6,000

Ontario ... 180 65 500 6,400

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RSR Rs toire de la Confédération, qui baigne les rives” des provinces britanniques sous les noms de golfe Saint-Laurent et de baies des Chaleurs et de Fundy, a au moins 121,951 milles carrés.

Il y a, en outre, dans le Nord-Ouest, les lacs Winnipeg, Manitoba, Winnépégosis * qui représentent collectivement une superficie de 12,336 milles carrés.

Comme on le voit, le champ est suffisamment vaste pour permettre aux pêcheurs canadiens de retirer de beaux bénéfices d’une industrie à laquelle se livrent, à l'exclusion de presque toutes autres, les habitants des côtes de ces provinces, qui, au nombre d'au moins 200,000, vivent uniquement du produit de leur pêche.

Grâce À l'intelligente attention qu’on a portée au développement de cette immense et inépuisable source de richesse, les produits de la pêche ont augmenté depuis plusieurs années dans des proportions considérables. Pour donner une idée gcnérale des ressources et du développement de cette branche importante du revenus nous donnons le chiffre de l'exportation de quelques-uns des principaux produits de 11 pêche, prenant comme term de comparaison les deux années 1875 et 1881,

* Lac Winnipeg, 8509 milles carrés, lac Manitoba, 1,999 milles carrés, Wiuuépégosis, 1,936 milles carrés. 1

quoique la production de cette dernière n'ait pas été aussi considérable que celle des précédentes.

1875. 1881, Morue et Merlan . . $1.836,307 . . . $3.176,844 . Maquereau . . ... 479,312 . .. 801,580 Haresg",,..) 291,361 . .. 429,722 Saumon . .... . 147,582... 470,502

donnant un total de $2,754,562 (14,784,997 fr.) pour 1875 et de $4,878,648 (26,198,239 fr.) pour 1881, soit une différence de $2,124,086 (11,413.- 242 fr.) en faveur de 1881.

La pêche de l’alose, des huîtres du Golfe qui n’ont d’égales en aucun pays du monde, du homard dont la mise en conserves a donné, en 1881, la jolie somme de $1,347,901, l'huile provenant du loup marin, de la baleine et du marsouin donnent aussi des produits qui mériteraient d’être signalés.

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