‹ Petits chefs-d'œuvre historiques ...: précédés d'une introduction et deChapitre 20 sur 23 · PREMIÈRE ÉPOQUE · texte numérisé non relu

PREMIÈRE ÉPOQUE

[a] Poj» 277. LesbisloiieDieipagnol», etc.

Mariana, Gariàai, Ferrerai, ZurUa, wnt des butorieiit trteestiinsblcB. L« premier, wirtoot, qui l'éUit nourri d« It kctared«B anciens, écrit eoufeat avec i'dloquence et le Ulent de Tite-LiT« : il ■emUe avoir étudié In- manière de cet «dmirtble liistoriea.etn'apas moioidegoOtque lui pour les prodigesiToin ce* BUteurs,eD général pasiitHUiés pour la gloire de leur nalkm, sont quelquefois iqjBSlea pour les autres peuples : ils oubUenl souveol que, ai Tamour de in pstrie est une des premiireB vertus de l'homme , l'amour de la vérité «st 1« premier devoir d'au écrivain.

[b] Page 27S. Les écrivaios arabes , etc.

Croini(-OD que la i^upart des luatoriens arabes ne disent pas un seul mot de la EUdcum bataille de Tours? lUdjaû rapporte slmplement que Charles, roi des Français, vojant lesArabi» au milieu de la France, M voulut point les combattre, dans l'espoir que leurs divinouB les détruiraient. ■ En effet , qoute cet historien , les Arabes

■ de Damas eldel'Yémen.lesBérébèresellesHodarites, sebrouil-

■ lèrent , se flrent la guerre , et la conquête de la France Tut man-

Les lacunes qu'on trouve chez eux ont quelquefois des motifs plus poissants que leur vanité : plusieurs de leurs princes, entre autres ceux de la dynastie dea Almohadet, qui régnaient en Afrique dans le doniièine slèd« , délendirml, snus peine de mort, d'écrire les annales de lesr règne. Novairi rapporte qu'an de ces prince* flt pnnir du dernier supplice un auteur coupable de ce aime. Cette atroce fmbéciUité sembteune espèce de justice que le deqiotianK ae rend k h|i-ménw.

16S PBTITS CHEPS-D'UEtlVBB UISTOSIQUSS.

[e] Page 37g.D«ns)e«romanse»paeDol(, etc.

La romans qui méritent quelque estime peignait toujoan fldèlenwot le* mœurs du peuple ctiex qui se paue la scène. Celui de Lot gverrût elviUt lie Granada , par Ginez Perei de Hita , que je eroù Induit ou u moins imité dererabR,à treren des Imigueunet du mauvais goAt , fait beaucoup mieut couoaltre les Maures qne tout ce qu'on en peut lire dans les bisloriens espagnols. U m'a été d'un grand sncoura pour mon ouvrage; et je n'ai pas bésité d'y prendre toutcequictmTeuait ïmonBajel.

J'ai encore Iromë des détails sur les Grenadins dans un immense recueil d'andeones romances cislillBues, iBtituK Ranutneero gênerai, dontjeparledanseeprécjs. Hais c'est à un littérateur espa^Kd que j'ai eq les plus grandes obligations : dou Juan Pablo Foraer, fiscal de sa majesté catholique t raudience de Sé<ril]e , et aossi distingué par son éroditkin ifue par son (aient pour la poésfe, a Uen Toulu m'indiquer les sources où je pouvais puiser , et m'a Ibonii plusieurs mémoires. Je me plais k publier ma recounaisaanoe pour dou Jnan PBhk>Foriier,qui, me faisant riche de ses lumièree , irfa épargné beaucoup de fautes par ses conseils.

[i\ Page Z79. Depuis la fin du sixième siècle , etc.

J'ai pris soin de joindre toujours^ la date de notre ère la date de l'hégire des musulmans. Quelques bistoriens espagnols, comme Garibai , ne sont pas d'accord avec les historiens arabes sur ces années de i'iiégire. J'ai, cru devulr enivre l'autorité des Arabes ; et je m'en suis tenu à la chronologie de M. CardDmie,quïm'3 plueieais fois assuré lui-même avoir mis une grande exactitude dang ce calcul. Je l'ai pourtant quelquefoiscorrii^é car Ferreras. Les noms pmpres arabes, soit par la dilficullé de leur pronondation, soit par l'ignorance de l'orlliograplie , varient encore davantage dans lés difTérents auteurs : alors j'ai toujours ctioisi les noms les plus connus et les plus doux. Le tableau chronologique des souverains maures, qne j'ai mis à la t£le de mou livre, doit éclaircir beaucoup de doutes à ce sujet

[e] paje 2B1. Jusqu't c« qu'ils embrassent rishmisme, etc.

Le met islomlinu vient à'tslam , qui 'veut dire tonMéeratton à iMeu.ToBt Ml abrégé despdadpe* data teligù» musUluMM n'est composé que de phrases rapprodiées, mais prises mot à nal dans leKoran, cliapitrede la FocAe, iftt Voyage, àefFemmu, delà

I Gooi^lc

MOTBS SD P8BCJLS BUT. SUB LES MIlUBEÇ, U.E&P. 3«1

filmée, de la Convenatutu, tle la Toile. Cea précepte» s'y trou- Teelonjés dam lue Cbuk d'absucdïtiiii , derep^tiliaDS, d'idées incobéfMles :mai8 rou«rsge entier étiacellesouT«at de verre; Et la jaaraie en est ptire. MalioPtet a'j ffiris- iSQuis;. c'est toqoai? I'uig« Gabriel qui lui apporte la parole de Oieu : le propliète écoute et répète. L'uige prend «oiu d'entrer dan» loua lee délaila qui umperufut niHi-seuleitieQl la reli^oa , maïs la tégistalioB et la police ; voilà pourquoi, dieileamuaulmauB, le Kofan est ila fois le code des lois sacrées et civiles. La nxiibé du livre e^t en vert, l'Aulre moitié en prose poétique. Mahomut était un gi:anâ poél$; ^leo^^i estimé dans l'Arabie, que les peuples se raesembUieot à la Mecque pour juger les diifére<tt( poèmes que les auteum Teoaiept a/âclier uif lefi murs du tompledelaCaaba ; le vainqueur était couronna avpcuue»;rdadi| Boleunité. Lorsque Matwmet j St atUclier te aecoad clia{>Llr,£ du, ^ rau , l^id. ^ Sabia, le plus Ëvaeuji poète de ce tçoips , déchira l'ouvrage qu'il avait mis eu concuireocfi,.^ s'avoua vaincu par le prophète.

(DnRjer, Viede Malto^tiSmry, Traduction diiKoran.) \J] Pagelii. Il mourut àHédidedesRni(esdupaiHHi,ete.

Mahomet tiefut poiat no moiutre de croauté, comme taM d'éoiir vaios ÎMUB l'ont dépeint :il M souvent grtoe aux vaineus, il.p■r^ dotua Btéme des Injures penoDoelles. Caab, fils de Zohalr, qui avait été l'ou de sas enoemisles plus ardents, et dont la tMe était proserita , oia paraître tout à «oup dtBs'IamosqDée de Uédiiean mameot oh Mabomet préobalt le peuple. Caab récita de* vers qu'il avait faits à la louange du prophble. Celul-ei les entwditnec transport , embrassa Caab, se dépouilla de sou msoti»)! et foi ferttit. Ce manteau fat depuis acbeté par un calife à la famille du poète la somme de vingt mille diadème* , et devùkt l'ornement des ^ouvaraios de l'Asie , qui ne le portaient qu'aux lËles solennelles.

Les derniers instants de Mahomet prouvent ^dll était bien loin d'avoir un 4me cruelle. La veAfe de sa moît', il Se leva ," tk rendit i la mosquée a|>pu)[é sur le' bras d'Ail ,'monU djn|i htribnne, ntia prière, et dit cesfarolesj "HasuImariS;'j'e vais'moliflr : persbnnfe > nedoîtp\usme craindre. SI j'ai frap^ qnelquSm d'entre vous, <i voilà mon dos, qu'il me frappe :'sr j'ai ravi Mn bien, voilà ma • bourse , qu'ilse paye : si je l^ai tiumnféi^qâH m'humilie j Je me livre

a6ê PETITS CHBn-I>'«imB HISTOBIQUES.

■ k Totra jutios. ■ Le peaple éditait en uDglots: Un sevI bomne Tint loi deminder trait drachmei. Mahomel , en le* pajant , voulut j joindre HntéfCI. Entuite il fil de teoàm adîenx k ces braves Hédiuoii qui l'iTaieut ti Tullaronwnt déreudu ; il donua la lil>ert^ i ses esclaTe*, régla l'ordre de les rnoérailles; et quoiquil sou Itot jusqu'au boutle euactëredepniyhMe,eiiiiiEaDt,meaMiraBaiiie, qu'il s'entretenait a\'ee l'aage Gabriel, il n'en ftit pas moias bon et aensibte •Ttc FatiuK M fiUe , avec son fpouse citérie Aieiha, iTec Ali, Omar, aeediadpleaetiM amis. Ia douleur et ledeiril lurent aniferads dans TArabis: le peuple poDuait des burlements et se roulait aur laponssitn ; Patlme inouratde désespoir. Le poison qui termina tes joiirsdn prc^bète loi avait été donné, qnelqoes années Hporarant, par une Juive, nommée Z^ah, dont le Trère avait été tué par Ali. Cette tenant vindicatiTe empoisonna un agnean rôti qu'elle servit à Hahom^ A peine le prophète en eut mis un morcean dans sa boudie, qu'il le rejeta, en criant que ce mouton était empoisonné. Haia ,' m^gré cette promptîtnde, malgré lesremèdes qu'il fit, le poisonétait si vioteot, qull en louiïrit toute es ^e, et en mourut quatre ans ^rès, dans la Bolxante-troisièaie année de son Age.

Le retpect, la vénération des Orientaux pour Mahomet ne peut se comprendre. Leura docteurs ont écrit que le monde fui fait pour lui, que la premiire chose que Dieu créa fut la lumièn, et que oMe lanifère devint la substance de rtmedeHaltomet, etc. , etc. Quelque!uns ont aoutenu quB le Koran était incréé; d'antres ont ad<^tëroplnioo ««traire : delà unetoule de commentateurs et de sectes; deU des guores de religion qui ont couvert l'Asie de «ang. ( MarigD j , EUMre det Arabe* i Savar;, Vie de Mahomet ; d'Herbe-

lot, BiblMbèque orUnlale. )

\g] Page 3S1. Ealed, surnommé r^f>^ de iMeu, etc. ,

Les làits.d'annes de ce Ksied , rs^^rtée par les historiens les plus autttentiques.reuemblenticeuidBs héros de roman. D'abord, ennemi de HBbomet,il vainquit la prophète au cmnhat A'Àheh, le lenl oA Mshoinet ait été vaincu. Devenu depuis lélé musulman, U soumit les peuples qui se révoltèrent après la mort de Mahomet, battit les armées d'UéracUna, conquit la Syrie, la PalesUne, une partie de la Perse, et sortit vainqueur d'une foule de combats sin> guiiers , quti proposait toujours aux généraux ennemifii l'n trait de

NOTES DU PRECIS BIST. SUS LSS HtllBES d'eSP. S69 lui CN3 comullre «oq caraclira. Il aHi^eiil U Tilie de Bostra. Le KouTCiueur grec, nommé RoQi&iii, teigail de Touloir faire bm sortie, et Tint ranger eea troupes en lutallle devuil rarmâe muial- DUoe.Au nHMUeat où !e si^tl allait Bedonner, il fit denuuider mte ConKrence i Kaled. Le* deux guerrlen s'iTuiceat anuitAl au mjlieQ de Teopace qui séparait les deux aiméea. Romain dit au nnsulman qu'il était décidé à tiii livrer sa ville et mSine à embrasser rislamlune : mais il ajoala qu'ii sraigoait que ses vMtXi , dont il n'était pas Tort estimé, ne Tonlassent attenter ï ses jours, et qo'lIsupplialtKsied de iui donner \ct moyens d'âcbapper k lenr vengeance, ■ Lemeilieurde tous, iui répondit Kaied, c'est de voua battre tout

■ W riieure avec mol. Celte marque de courage tous attirera le res-

■ pectde vos troupes, et nous pourroosensaite traiter ensemble. ■

A ces mots, sans attendre ta réponse de Domain, Kaled tire son ' draeterre, et attaque le malhevreui goorernear, qui se défend d'une main trimblaDle. A chaque coup qne lui portait Kaled , Romain lof diaait: • Voniez-vaus donc me tuer?.— Kon, répondait le musulman: touleeqiie J'en laia n'est que pour tous attirer de l'honDenr; el plus Toos recevrei de coups, pins vous acquerrei d'estkne. ■ Enfin il abandonna Romain tout meurtri, s'empara bieutût de sa Tille; et lorsqu'il revit le gouverneur, il lui demanda comment il se porlaiL { Marignj , Histoire des Arabet , [om. 1. )

[k] Page 284. Les tribus belliqueuses des Bérébères , etc.

Les Bérébères ont donné leur nom à celte partie de l'Afrique que Dous appelons JIiirBarf*. On le* regards avec beaucoup de iraiarâ)' blance comme les descendants des premiers Arabes toios avec Hélek ¥a/Kk, el contondos avec les anciens Namides. Leur tangue, qui diffïre de celle des autres peuples, pourrait lôenétre une corruption de la langue punique; c'est l'opinion de H. Cbénier. Quoi qn'il en Mil , les Bérébères existent encore dans )e rojanme de Maroc, divisés par tribus, errant dans les montagnes; ne a'aliiant jamais avec les Maures, qu'ils n'aiment point; soumis au roi de Maroc comme au dter de lenr religion , mais bravant son autorité quand U leur plall. Redoutables par leur nombre, par leur courage, par leur amour de rindépendance, ils ont conservé leurs antiques mœurs, que foa trouvera détai]|i!es au septième livredeDaonouvrage,d'apris ce que ïil\nuvéAui»UonFjifrkain,lilartnol,M.ChétUa; e|&

370 PETITS CHEFS -UCEUVB^.^UIOBLQUSS.

[i] ^o?s ^86. Tarik, ronde» pkiR gnwls capitaines i etc.

Taiik vint aborder au mootdeCalpÉ, et prit la ville d'Eeraclee , à laquelle les Arabes doimèreni le nom de Djebel Tarik : nous ea aroua bit Gibraltar. '

[k] Page 388. Sou» le caliliit dTézid II , ele.

Ce calife, le neuvième dea Otnmiadea, eut nue fin qui mëriteaa mains de b pilië. IJ a'amuBail uu jour à jeter des grains de raisin à aon eadave chérie, nommée Hababah , qui le* recevait dam sa bouche. Halbeiireuacmeot uu deceagraina, beaucoup plua Kma en Syrie qu'en Europe, a'ariâta daoa le goaier d'Uababah et l'élooffa anr-lectaamp. yézid,audé3^poir, ne voulut jamaiapeaiMttnqn'oiietilaTit l'objet de aon amoni : il garda aou carpa buit jours enlien éuis u chambre, aana vouloir le quitter un ioatant. Enfin, at^ffi, par la comiptHHi, de conaentir à s'en eéparar, il BMaïut de aa doaienr, aprèa av<ûr ordonné qu'on l'inbumAt dans le tombeau à* t» cfaèra Hababab.

( Harign j , Histoire des jtrabet ; d'Herbelot , B^ioihègtM orienlale, etc.)

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