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Tous (l('ii\ (•cliilciciil (Ir lire ;i celle s;iillir, m;iis leur ;ieees de [x'-l ii l;i ni e ;^;iiele ii eiil <|iie l:i (liiice diili ecLiir. Ils s ;u Tel ereii I loiil à (•(Mil), et se re^;;! 1(1 e relit ;i\ ce époiiN ;iiite ; e;ir il leur ;i\;iit seiiiMe (|iie d ;iiilres éehils de rire, lr(»|) dillereiis des leurs j)<)ur en être un éclio, relent issaieiil à eiMé d'eux dans l'ondjrc — Us llniiviil néaniiKMMs par se rassurer.
« l'espérance et courage! » dit alors le dan- |)liin an jenne i.\\n- en lui tendant la iiiaiii en sione d adieu.
L(> pauvre caj)lif se souleva pour saisir et presser cette main consolante; mais ses membres, engourdis par une longue torture, servirent mal son pieux désir. Il poussa un cri de douleur, et retomba sur son escabeau.
« Mon Dieu! quand donc serai-je roi? ne put s'empêcher de dire le jeune prince ému jusqu'aux larmes.
— Bientôt, Dieu le veuille! dit Nemours.
— Jamais! » répliqua un troisième interlocuteur, jusqu'alors invisible. Et Louis XI
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parut, puis Tristan, puis Coictier, et quelques autres familiers du vieux roi. A la lueur d'une lanterne qu'un d'eux avait tenue jusqu'alors cachée sous son manteau, le dauphin put voir le terrible vieillard s'avancer à pas lents , comme un spectre, en murmurant ces mots, entrecoupés par une toux opiniâtre : « Ah! galant damoiseau, tu fais de mon vivant les doux yeux à ma couronne!... Ah! fds pieux et prévoyant, tu songes d'avance à mes funérailles!... Misérable! ton épée! » Un accès de toux, plus violent que les autres, l'interrompit. Charles ne fit aucune résistance; seulement il repoussa, par un geste d'indignation, Tristan qui s'avançait pour le désarmer, et remit de lui-même son épée à l'un des gentilshommes présents. Bientôt, sur un signe du roi, il disparut entraîné par des gardes.
Louis XI, avant de quitter le souterrain, jeta un regard plein de haine sur la cage de sa victime, puis, se penchant vers son com-
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XH'Vv TrislMii. lui ;^liss;i (jiicl<ni('s mots d.iiis I Oreille.
t( .reiileiids. i-énoiidil le iMMirt'eaii; il l;iiil en finir : e(»in|)le/, sur iiim ; des ee soir ;i nii-
niiil » |']t, eonipiélMMl |);ir l;i |);inl<tiMiine le
S(Mis d nue |)lir;ise déjà I rnj) chiire. il ir:i|)|)iiil
sa main i>aiMlie du revers de la droite. Puis le
c'()rlé<j(^ s'éloiiina, el, an milieu du hiiiil décroissant des j)as , Neinonrs put dislin<^ner longtemps encore la voix du despote moribond «pii lotissait, grondait et crachait des arrêts de mort avec ses derniiMcs dents.
Pauvre Nemours! ce doux rayon du ciel qu on nomme rcspérance n'avait donc glissé dans son cachot que pour lui en faire paraître ensuite l'obscurité |)lus profonde. « Avoir seize ans, pensait-il, un frère comme le dauphin Charles, une sœur comme Blanchette, et mourir! » Et, dans chaque son vague et lointain de la grosse horloge du château qui lui mesurait ses dernières heures, il croyait
iio PETITS CONTES A MA SOEUR.
distinguer ces mots : « Mourir, il faut mourir! » En effet, le long escalier en spirale qui conduisait au souterrain retentit bientôt sous des pas précipités. Un ruban de lumière, échappé sans doute à la lanterne des bourreaux, tapissa le seuil de la porte. Alors le condamné, sentant bien que son heure était venue, mit précipitamment à terre la souris-fée qu'il tenait pressée sur son cœur. « Adieu, ma sourette, dit-il ; sauve-toi vite, et cache-toi bien : ils te tueraient aussi. » Cependant le bruit redoubla par degrés, le ruban de lumière s'élargit, la porte roula sur ses gonds; et alors, croyant voir déjà se dessiner sur le mur la silhouette gigantesque de Tristan, Nemours joignit les mains, ferma les yeux, recommanda pour la dernière fois son âme à Dieu, et attendit — Il n'attendit pas longtemps.
« Duc de Nemours, dit une voix douce et bien connue, vous êtes libre. »
Le captif tressaillit à ces mots, hasarda timidement un regard autour de lui, et crut
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i"rV(M' : (]Ii;mI('s «''l;iit l.i. iinii |)ltis fimidc, conti';iiiit. :il>:illii roiiiiiic l;i Ncillc. iiciis calme, ^rav(\ |)ailaiil cl inarcliaiil en maître, déjà mùn el i^raiidi |)ar une heure de invanh'. I)c i)()l>li*s dame^ I enlouraienl . eonleniijlanl le |enne prisonnier dans sa ea^c, aNce des sourires el des pleurs: puis les ^entilshoiiimes (pii, dexanl eeL ouliaf^'e à Tenfanee, (diosc sacrée |)our la clicvalerie, tourmentaient de la main, par un mouvement convulsif d'indii^rialion, \c pommeau tic l(Mir é|)ée, et enlin des varlets, des pages, des écuyers en foule, portant des llamheaux, et agitant aux cris de : u Vive le roi! » leurs toques de velours empanachées.
« Oui, poursuivit Charles Vlll, le ciel, depuis une heure, m'a fait orphelin et roi. Nemours, pardonnez à mon père, et priez Dieu pour son àme. » Puis, se tournant vers sa suite : « Qu'on abatte cette cage à l'instant, et qu'on en jette les débris à la Loire; car il n'en doit rester ni vestige ni souvenir. »
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Les ouvriers, mandés cravancc, se mirent à l'œuvre avec ardeur; mais, ô surprise! la lime s'édentait aux barreaux sans y mordre, et la pierre dans laquelle ils étaient scellés, inébranlable, ne répondait aux coups de marteau que par un bruit sourd et moqueur.
« Sire, dit un vieux moine en hochant la tête, tous les efforts humains seraient impuissans à exécuter vos ordres; car, ajouta-t-il en montrant la cage, ceci n'est pas œuvre humaine. J'ai ouï dire qu'un bohémien, sorcier comme ils le sont tous, bâtit cette cage autrefois, afin de se racheter de la potence. Il faudrait, pour la renverser aujourd'hui, la baguette d'une fée (mais il n'existe plus guère de fée, que je sache), ou bien encore la main infernale qui l'a construite; mais depuis longtemps le bohémien a disparu.
— Qu'on cherche cet homme et qu'on l'amène, dit le roi. A qui le découvrira, honneurs et largesses! un diamant de ma couronne s'il est noble, son pesant d'or si c'est