I..\ .soi lus lll.ANCIIi;, m
1111 \il;iii)! n |;i (11111 geste il coiigrdiM son luilliiiil <(»ii('^('.
Ia's iliMix .imis. (Iciiiciiics seuls, siiiil (jiicl- (jues pages (jiii \eilhiu'iiL sur eux à tlislance, se regardèrent silencieux. Une inquiétude Icrnjtic. cl (|ii ils ii()s;ii('iil. se (( un nui ii i(| lier*, faisait hallic leurs eirurs à I unisson : « Si l'ouvrier inagi(|ue élail inorl. pensaienl-ils, si la cage eiieliantéc ne s ouvrait plus! » El ils pleurai(Mil : (>L chose étrange! Hlanclielte, pour la |)reniière lois, send)laiL ne pas s'émouvoir (\c leurs larmes. C'est qu'une préoceu|)alion \ncn vive et bien naturelle l'agitait alors. \'ous vous rappelez, ma sœur, (pie la métamorphose expiatoire devait durer cent ans. Or, il y avait, au moment dont nous parlons, quatre-vingt-dix-neuf ans trois cent soixante-quatre jours vingt-trois heures et cinquante-neuf minutes qu'Angélina était devenue Blanchette. L'horloge du Plessis-lès- Tours s'ébranla pour sonner une heure. Et voilà qu'aussitôt le sombre et fétide souterrain
ii6 PETITS CONTES A MA SOEUR.
s'emplit de parfums et de lumière, la cage de fer s'émut d'un bloc comme un décor théâtral de nos jours et s'abîma — Dieu sait où — sans doute dans l'enfer qui aAait inspiré l'architecte inconnu.
Les orphelins épouvantés crurent que la foudre venait d'éclater dans la prison. « Blanchette, Blanchette, où es-tu? s'écrièrent-ils, tremblant pour l'existence de leur sœur adoptive. — Me voici, mes enfans, répondit une voix douce au-dessus de leurs têtes. » Alors, levant les yeux, ils aperçurent, ébahis, Angélina dans son costume de fée, debout sur le piédestal d'un nuage, et tenant à la main sa baguette reconquise. « N'ayez pas peur, enfans , poursuivit-elle : c'est moi que a^ous appeliez Blanchette; mes compagnes m'appellent la Fée des Pleurs — Les vôtres viennent de tarir, et ma mission près de vous est accomplie — Adieu! ))
Le petit duc et le petit roi, comme jadis les enfans du bûcheron, répétaient en joignant
i.\ .sol IMS m, ANciii:.
les in.iins : .( Hoiiiic |k'IiI(' Icc' ne nous ,'il);iii- (loniKv |):is ciii-oi'c ' Il le iaiil. ivpliqiia-
t-cllc (I iiii air ^rasc : voii^ 11 axe/, plus hcsniii (le consolai ions. vous, cl Ton en rcclaun* ailleurs, .rculciids |)ics d ici uik- |)('IiIc iiicn- (liaiitc (loiil les sani^lots m a|)|)cilcnl . et j y
coui's \(licu. sire: adieu, nituisei^ueur. »
l"]lle (lit, cl dispariil dans un é( lair.