DE LA RESPONSABILITÉ MORALE
est d'autres qui ne sont pas nécessaires, mais simplement agréables, et que nous faisons parce qu'elles s'accommodent avec nos désirs et nos goûts. Il suffit qu'elles ne soient pas contraires au bien, pour qu'on ne puisse pas dire qu'elles sont mauvaises ; mais il ne s'ensuit pas qu'elles soient bonnes : et c'est ce qu'on appelle les actions indifférentes.
Telle est du moins l'apparence des choses : car à un point de vue plus élevé, les moralistes n'ont pas eu tort de dire qu'il n'y a pas d'action absolument indifférente, et que toutes, à quelque degré, suivant l'intention qui les accompagne, sont bonnes ou mauvaises, suivant la pensée dans laquelle on les accomplit.