NOCTURNE
L'on n'admettait pas, autrefois, les libertés que les gazetiers ont prises de nos jours.
Un matin, M. Challemel-Lacour recevait au Sénat, la visite d'un reporter anxieux de connaître ses intimités et qui notait scrupuleusement les moindres détails de sa chambre à coucher.
Lorsque l'inventaire fut achevé, Challemel-Lacour alla vers sa table de nuit, l'ouvrit toute grande, et, d'un geste courtois, désignant Turne :
« Pardon, Monsieur, fît-il, je crois que vous oubliez ceci ? »