‹ Petits mémoires de la vie littéraireChapitre 21 sur 60 · NOCTURNE · texte numérisé non relu

NOCTURNE

L'on n'admettait pas, autrefois, les libertés que les gazetiers ont prises de nos jours.

Un matin, M. Challemel-Lacour recevait au Sénat, la visite d'un reporter anxieux de connaître ses intimités et qui notait scrupuleusement les moindres détails de sa chambre à coucher.

Lorsque l'inventaire fut achevé, Challemel-Lacour alla vers sa table de nuit, l'ouvrit toute grande, et, d'un geste courtois, désignant Turne :

« Pardon, Monsieur, fît-il, je crois que vous oubliez ceci ? »

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