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L'avait, en la charmant, tout à coup transportée Jusques à l'horizon d'une terre enchantée, Vers un monde idéal son cœur prenait l'essor,
Après quelques instants, conmime une boule d'or, Li lune se leva sur l'Ozark aux flancs chauves. Eile fit peu à peu glisser ses rellets fauves
Sur les plaines eu fleurs et les monts de granit, Sur les haines de lantre et les amours du nid, Lu tente déployée apparut toute blanche ; Li mousse et le roseau, le gazon et la branche Prirent l'éclat brillant que donne le frimas ; Les fontaines, les lacs murmurerent plus bas ; Un souflle parfumée vola sur les prairies.
LA vierge abandonnait encore aux réveries
Non esprit Ghivré, sou cœur toujours aimant, : “6 Mais une vague peur, mais un pressentiment “
Se glissaient dus son âme et troublaient son ivresse, De même qu'un serpent se glisse avec adresse,
Roulant ses orbes froids à travers les buissons, - E\ Daus le nid où L'oiseau gazoailie ses chansons. ci Et ce pressentiment wébait poiut un mystère. | ï Il venait des esprits qui descendent sur terre # Dévoiler l'inconnu dans les rèves des nuits, Elle sentit soudain redoubler ses ennuis.
Quelque chose lui dit, dans un secret langage, à Gi Que, pareille en sa course à la vierge sauvaze, o Elle aussi poursuivaié un fantome menteur. pe l'out dormait cependant. Dans le calme enchanteur, D
Le sommeil descendit sur elle comme un baume Et tit se dissiper la crainte et le fantôme,
Aussitôt qu'apparut l'aube du lendemain
Les vaillants voyageurs reprirent leur chemin, Jeune et pourtant au deuil à jamais condimnée, Avec eux s'éloiguait la plaintive Shawnée,
—* Ecoute, Evangéline ..,, écoute-moi, ma sœur, ‘# Dit-elle, je connais ces lieux comme un chasseur, ‘6 Sur le flane de ces monts où Faigie à mis son aire, ‘# Le flanc que le soleil en se couchant éelaire,
‘ Est assis un village, une humble mission
Où l’on aurait pour nons de la compassion.
‘ Le chef de la peuplade est une Robe-noire,
‘# Son souvenir toujours sera dans ma mémoire,
‘€ Car autrefois j'ai vu son peuple bien souvent
& Chanter comme lPoisean, gémir comme le vent Pendant qu'il lui parlait de la vie éphémère
“Et du divin Jésus et de sa sainte mère.”
Evangéline, alors, dit à ses compagnons :
—(# Allons vers ce hameau, Hâtons-nous :atteionons ‘ Le bourg que ce mont semble enlever sur son aile,
& Peut-être aurons-nous là quelque bonne nouvelle,”
A peine ent-elle dit que les aventuriers Guidèrent vers les monts leurs rapides coursiers. Quand le soleil entra dans son lit de nuée
La troupe voyagense, ardente et dénuée, Détourna la montagne et déconvrit an loin
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