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—Vengez-vous, Cyprien, et jetez-nous dehors ! Et Dumas, demandant le pardon de sa faute, Tomba dans la poussière aux genoux de son hôte,
— Viens, dit le forgeron tout ému ; lève-toi ! Ne t’agenouille point comme ça devant moi, Cela me rend honteux, et je crois qu’on me raille. Entrons.
Le crucifix pendait sur la muraille.
Il s’en fut à ses pieds se jeter à genoux Et dit, levant les mains :
Mon Dieu, pardonnez-nous Comme nous pardonnons à ceux qui nous offensent !
Puis, quand il fut debout :
—Jean,les moissons commencen f, Et je cultive un peu tout en forgeant beaucoup. J’ai besoin que l’on m'aide, et je fais un bon coup En vous gardant ici, toi, ta femme et ta fille. Nous ferons désormais une seule famille.
Les jeunes gens rentraient juste à ce moment-là :
— Mon père, ajouta Paul, je songeais à cela.
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L'hiver !.,. voici l'hiver! I] plane sur nos têtes Comme un eygne blane sur les flots.
L'hiver sous notre ciel, c’est la saison des fêtes, C’est le signal des longs sanglots ;
C’est l’époqne enivrante où plaisirs et lumières Inondent les salons dorés }
C'est l'heure redoutable où les froides ch
aumières Abritent des malheurs sacrés !
Sur le flane des Coteaux, au milieu de
S prairies, La neige étincelle au soleil j
On dirait jusqu’au loin d'immenses draperies Aux fils d'argent et de vermeil.
Et des troupes d'enfants, au milieu de ces plaines, F | Glissent en riant aux éclats...
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Enfants que je chéris, vers la saison des peines Vous glissez bien plus vite, hélas !
Quelques flocons de neige aux arbres sans feuillage Se sont attachés, par hasard,
Comme les cheveux blancs que vient suspendre l’âge Sur le front ridé d’un vieillard.
Le givre s’est collé, comme uu rideau de gaze, Aux vitres de l’humble réduit,
Et le pauvre ouvrier que le travail écrase
| Ne peut voir si le soleil luit.
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Il ne voit pas, non plus, sur la neige éclatante, Pi 14 Glisser ces superbes traîneaux 40 Qu’emportent, frémissant sous la rêne flottante, Elle Des couples de fougueux chevaux.
si Peut-être un sourd murmure, un blasphème, peut-être, à Monterait du fond de son cœur, S'il voyait tant d’heureux passer à sa fenêtre A TA Comme pour narguer son malheur. É
Promenez votre orgueil sur vos riches voitures, À è Vous que le ciel fit naître heureux ; Euveloppez-vous bien dans vos chaudes fourrures ; | Fouettez vos coursiers vigoureux ; À
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Eblouissez le gueux par votre absurde faste ; Troublez ses jours si peu sereins ...….
Il pourrait oublier qu'il est d’une autre caste, Que vous êtes ses souverains!
Quand minuit a sonné, que le bal se repose Afin de mieux se réveiller ;
Quand vos petits enfants aux visages de rose Dorment sur leur tiède oreiller,
Sous le chaume du pauvre nne mère travaille Depuis le lever du matin j
Ses petits, décharnés, grelottent sur la paille Et demandent un peu de pain.
Pendant que ‘: vent souffle et que la neige effleure Vos grands châssis tout radieux,
Près d’un feu qui s'éteint, l’indigence qui pleure Accuse peut-être les cieux.
Elle courbe son front. D’un baiser vient la mordre Le spectre des mornes hivers ;
Elle croit qu’au hasard, dans un honteux désordre, Dieu laisse rouler l'univers.
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« ] Ce Je Qu di L Ver Le Et] LA PLAINTE DU MAUVAIS PAUVRE, Pou A:t A-t- —{{ Pendant que chez le riche un gravd foyer pétille, Poui Déployant ses raj ons comme uu soleil d'été ; Pendant que, dans la nuit, la lampe d’or scintille, Comme l’œil d’une vierge, «au plafond tout sculpté, ‘ Po Pour Dieu ‘ En vain j’attise, moi, ma froide cheminée, Etait Je ne puis réchauffer mes membres engourdis !.... N’aurai-je donc jamais une autre destinée ?..., 2 Malheur ! je ne crois plus ni Dieu, ni Paradis !.... Je Un D S’il e:
‘€ Ou Dieu n’est qu’un tyran. Je travaille sans trève Nous
Pour un morceau de pain, pour un morceau de bois !.... Quel bien ai-je aujourd’hui ? Chaque jour qui se lève À ma longue misère apporte un nouveau poids !
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‘Et, sous ce toit de chaume, une pierre est mon siége : Cette paille est mon lit, et ma table est sans pain !
Je n'ai pour me garder des rigueurs de la neige
Que ces méchants souliers, que cet habit vilain !
‘ Le riche lève-t-il des mains vides de crimes Vers ce Dieu sans pitié qui rit de ma douleur ? Le riche aide le ciel à faire des victimes,
Et le ciel, en retour, le garde du malheur.
Pour prétendre à la paix qu'a-t-il fait dans la vie ? A-t-il gravi le roc où monte la vertu ?
A-t-il prié le Dieu que ma bouche injurie
Pour qu'il fit reverdir son courage abattu ?
‘ Pourquoi n'être point mort dès le sein de ma mère ? Pourquoi dans le néant n'être point rejeté ?
Dieu cruel, Le tonrment de ma vie éphémère
Etait-il nécessaire à ta félicité ?
‘Je ne crois pas en Dieu, jo me plais à le dire $ Un Dieu pourrait-il done avoir un cœur de fer ? S’il existe qu’il frappe, et qu’à l’instant J'expire ..… Nous nous réchanfferons au fou de son enfer ! ”