LE POÈTE PAUVRE
Comment! hésites-tu? Vainement tu me braves, Le temps des rêves est passé.
Quand on est indisent a-t-on peur des eutraves ? Seul, ici-bas, l'or entassé
Peut conduire au bonheur. Les talents, la science Sont de: biens qu’on ne compte pas.
Le riche les supporte avec impatience, S’il ne les brise sous ses pas.
Courbe ton front marqué du cachet du génie Devant l'orgueil du parvenu ;
Souffre sans murmurer la honte ou l’avanie, Passe avec le flot inconnu.....
Prends ce morceau de pain, 6 poète, te dis-je, Pour assouvir ta pale fit.
Ah! ton œil se dilate et déjà le vertige Fait frémir ta débile muin!
Souviens-toi de ton père! Ii est vieux et sans force Pour travailler jusques au soir.
Tu tenterais en vain, sous ta rigide écorce, De me cacher ton désespoir,
Prends ce morceau de pain, et pour ta jeune femme Dont le chaste sein est tari,
Et pour tes blonds enfants qui te déchirent l’âme De leur prière et de leur cri!
Eh bien! pour les sauver tous ces êtres que j'aime, Ù Oui, j'ai dépouillé ma fierté.
Je ne n’appartiens plus, je ne suis plus moi-même tr
Et j'ai vendu ma liberté!
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aime,
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Triomphe de l'argent,
Tu portes sur ton front le
LE POÈTE PAUVRr
Le maître parle : allons !
Et Inissons 1à les rêves d’
of, Devant nn plus
puissant je ne Et mon esprit n’a lus d'essor,
Le ciel est tont d'azur, les vallons, ple
Les oiseaux chantent dans le Les insectes luisants babiilent dans le
Les ruisseaux roulent
N airs,
des flots clairs :
Poète, prends le Jong, car Pauvre enfant, Ferme! ferme l'oreille
ces flots d'harmonie, ne Sont plus pour toi.
à cette voix bénie
Qui met la nature en émoi, lci-bas tout s’arhète,
Il n’est de jouissance Que pour le riche, en vérité,
Hommes, choses, tort est Soumis à sa Puissance,
Toût vient servir sn volonté !
Pour lui s'onvre Ja fleur dont le Pirfim enivre : Pour lui mûrissent les sillons ; Pour lui, durant l'hiver, et la neige et le givre Emonssent lenra froids aigunillons.
O règne dn mét. , règne de la matière Dont se Moquera l’avenir,
Alors que nos neveux sortiront de l’ornière Où nous aimons à nous tenir,
âge du servilisme, Siècle de l'or, je te maudis !
sceau de l’égoïsme j Tes yeux pervers sont alourdis ;
inclinons done la tôto suis qu'une bête ltis d'arôimes,
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