‹ Petits poèmesChapitre 16 sur 30 · LE BETOUR AUX CHAMPS · texte numérisé non relu

LE BETOUR AUX CHAMPS

Je sais fils da torrent qai mugit et se brise Sar le roc avec des clameurs !

Je sais ué du désert, du désert sans limite Où régnent le calme et l'effroi ;

Je suis né des forêts que la tempête agite^ Des cimes dont Paigle est le roi !

Mes premières amoura, douces fleurs des vallées, N'ont-elles pas été pour vous ?

Pour vous, rocs au front nu, forêts échevelées, Vagues des fleuves en courroux T

Pour vous, charmants oiseaux qui semez, à Paurore^

Les doux accords de votre voix, Comme des diamants qu'égrène un vent sonore,

Après l'orage, sous les bois ?

Je souffrais dans ces murs où s'entasse la foule.

Où l'herbe ne reverdit pas.

Où la fleur ne naît point, où la poussière roule

Comme un flot sale sous nos pas !

J'avais bien assez vu comme le fort repousse

Le faible à sou boulet rivé, Comme de sou orgueil la sottise éclabousse

L'esprit qui traîue le pavé I

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