LE BETOUR AUX CHAMPS
Je sais fils da torrent qai mugit et se brise Sar le roc avec des clameurs !
Je sais ué du désert, du désert sans limite Où régnent le calme et l'effroi ;
Je suis né des forêts que la tempête agite^ Des cimes dont Paigle est le roi !
Mes premières amoura, douces fleurs des vallées, N'ont-elles pas été pour vous ?
Pour vous, rocs au front nu, forêts échevelées, Vagues des fleuves en courroux T
Pour vous, charmants oiseaux qui semez, à Paurore^
Les doux accords de votre voix, Comme des diamants qu'égrène un vent sonore,
Après l'orage, sous les bois ?
Je souffrais dans ces murs où s'entasse la foule.
Où l'herbe ne reverdit pas.
Où la fleur ne naît point, où la poussière roule
Comme un flot sale sous nos pas !
J'avais bien assez vu comme le fort repousse
Le faible à sou boulet rivé, Comme de sou orgueil la sottise éclabousse
L'esprit qui traîue le pavé I