‹ Petits poèmesChapitre 17 sur 30 · LE RETOUR AUX CHAMPS · texte numérisé non relu

LE RETOUR AUX CHAMPS

Nul vent harmoDieax ne passait sar ma lyre.

Et mes chants étaient suspendus.

Je ne retronvais pins le souffle qui m'inspire,

Et je pleurais les jours perdus !

Il me fallait de l'air, le parfum des prairies Où fleurissent les blancs muguets ;

Il me fallait l'espace et ces courses chéries Le long des ondnleux guérets !

Il me fallait le calme, alors que chaque étoile Sourit comme un regard de Dieu,

Calme que rien ne rompt si ce n'est une voile Qui retombe sur le flot bleu I

Il me fallait revoir, au milieu de la plaine, Oii sur le penchant du coteau,

Le laboureur qui rêve à la moisson prochaine En ouvrant le sillon nouveau !

Il me fallait l'odeur du foin qui se dessèche Sur le champ où passe la faulx,

L'odeur du trèfle mûr que flairent dans la crèche, En hennissant, les fiers chevaux !

Il me fallait encore entendre l'harmonie

Du nid que berce le rameau ; Il me fallait entendre encor la voix bénie

Du vieux clocher de mon hameau I

yGoogk

yGoogk

O les Tives chaDBODB qui moDteDt des prairies !

Les doux arôîDes da foia mûr I O le soleil ardent ! Les riches draperies

Qui flottent sous le ciel d'asar !

Sar la forêt lointaine L'anbe soulève à peine Sa paupière aux cils d'or, Et l'alouette vire Sur le tuf de la rive Ne danse pas encor.

yGoogk

Prenant sa faulx tranchante, « Avant que l'oiseiia chante Dans le buisson fleari»

Le paysan agile Retourne au pré fertile Où le trèfle a mûri.

£t le foin plein d'arôme Sur le sol qu'il embaume Se couche frémissant, Comme sur le rivage^ Le frôle ^onc saUvage, Sous le flot incessant.

les vives chansons qui montent des prairies !

Les doux arômes du foin mûr I le soleil ardent I Les riches draperies

Qui flottent sous le ciel d'azur !

Sur la cime vermeille Cependant se réveille L'harmonieux pinson, Et, prenant sa volée, A travers la vallée Il chante sa chanson !

Et la fraîche rosée Qui s'était déposée

yGoogk

Sur le rameau mouvant S'échappe, à son passage, Da verdoyant feaillage Comme au souffle du veut.

£t l'on dirait que Paile De l'humble pbilomèle, Dans ses doux battements, Fait pleuvoir sur les herbes Les scintillantes gerbes De mille diamants.

O les vives chansons qui montent des prairies !

Les doux arômes du foin mûr 1 O le soleil ardent ! Le^ riches draperies

Qui flottent sous le ciel d'azur !

La jeune paysanne.

Qui s'avance et ricane, Tient, dans »a brune main.

Une fourche de saule, Et, sur sa ronde épaule, Un vase d'eau tout plein.

La coquette églantine Semble moins purpurine Que n'est sa joue alors :

Un corsage de toile

yGoogk

Avec ohaateté voile Les grftcea de son corps.

Oo dirait qu'elle rêve Lorsque sa main soulève Les trèfles empourprés.

Et, qu'à chaque secousse, Uiie odeur neuve et douce S'exhale des verts prés.

les vives chansons qui montent des prairies !

Les doux arômes du foio mûr !

le soleil ardent I Les riches draperies

Qui flottent sous le ciel d'azur !

J'entends, par intervalle, Comme un bruit de cymbale Qui retentit pressé :

Pour affiler sa lame Que le silex entame Le faucheur s'est dressé,

Il a pris, tout humide.

Dans le vase limpide, La pierre au rude grain.

Et, d'une main précise, Sur l'acier qui s'aiguise La promène grand train.

yGoogk

En se contant fleurettes, Les gars et les fillettes, Munis de leurs râteaux, Amassent, desséchée.

L'herbe molle couchée Par la mordante faulx.

O les vives chansons qui montent des prairies!

Les doux arômes du foin mûr !

O le soleil ardent ! Les riches draperies

Qui flottent sous le ciel d'azur !

Satisfait de L'ouvrage Qu'il fait avec courage Depuis que Faube a lui.

Le faucheur, sur la plaine, De temps eu temps promèue Son œil autour de lai.

Sur sa faulx il s'appuie, Et, de sa main, essuie Sou front tout ruisselant, Car une effluve chaude Sur le pré d'èmerande Circule maintenant.

Et, le loug des clôtures.

Les pesantes voitures

yGoogk

Que traîiieut les bœuf^ roux Aiiiènoiit à la gnuigc Le fuiu luûr qui 8^effraiige Aux épines du iioux.

les vives chansons qui muuteiit des prairies !

Lo» doux arômes du foin mûr !

le soleil anl«Mir. I Les riches draperies

Qui flottent sous le ciel d^iziir !

La verte sauterelle Sur la t\fre nouvelle Découpe son profil.

La libellule rase De sou aile de gaze Les aigrettes du mil

Et, d'uue ardeur égale , Le grillon, la cigale Chau teti t leur <;haDt joyaux ', Dans le ciel la dermère.

Le gril Ion ; sons la pierre Qui le dérobe auï yeux.

Ainsi l'humble chaumière Et la demeure altière Ont des chants de bouheur Et que nul ne s'étonne,

Car c'est nne œuvre boDue Qae Fœavre da Seigneur.

O les yives chansons qui montent des prairies !

Les doax arômes du foin mûr!

O le soleil ardent ! Les riches draperies

Qui flottent sons le ciel d^azur I

yGoogk

yGoogk

Cieax, déroulez Bur notre tête Vos voiles de pourpre et d'azar !

Soleil, brille d'uQ fea plus pur !

Que la terre en ce jour revête Toute sa gloire et sa beauté I Que Ponde plus mollement; coule A travers le pré velouté !

Que l'oiseau plus gaiment roucoule !

Que tout s' unisse à ces concerts D'un peuple qui demande place Parmi les grands peuples qu'embrasse L'orbe éclatant de l'Univers !

yGoogk

Ah! prêtez- moi votre voix infinie, Chœurs éterneU que j'entends en tout lieu! Ah ! prêtes- moi votre sainte harmonie, Esprits d'amour qui chantez devant Dieu !

Aurore blonde,

De tes doux feux

Eclaire, inonde

Les champs des cieux !

Parais, lumière,

jour, parais !

Que la chaumière,

Et le palais,

Que la rivière

La cime altière

De nos forêts

Et la poussière

De nos guérets Tressaillent de joie !

Que le papillon Pans le chaud rayon Du jour qui le noie, Se berce et tournoie Comme une âeur au veut !

Qu'une chanson plus douce Monte du nid de mousse Sur le rameau mouvant !

C'est la fête immortelle Et sans cesse nouvelle

yGoogk

Où l'amour se révèle, L^amoar du sol natal !

Où Pespoir se ranime A ton aspect sablime.

Drapeau national !

C'est l'heure douce et pure Dans toute la nature Où le peuple se jure Une sainte union I Où ta force s'affirme, Où le Seigneur confirme Tes droits, ô nation !

Peuple, ouvre ton cœur à la joie I

Défends tes lois, ta liberté !

Peuple, bénis la main qui broie

Les fers de la captivité !

Abhorre le froid égoïsme ;

Il traîne un peuple an servi lisme

Et le dépouille de son cœur !

A l'horizon des temps, regarde

Tout ce que l'avenir te garde

De paix, de gloire et de splendeur!

N'écoute pas la voix du traître Pour qui tu n'es plus qu'un troupeau ! , Brise le sceptre de ton maître S'il devient le fouet d'un bourreau ! . . .

yGoogk

Ne laisse pas la tyrannie Mettre un cachet d'igaoïuinie Sur ton sacré bandeau de roi !

Et 8oayiens-toi que ton pied fouLi Un sol où depuis longtemps coule Le sang des héros de la foi !

Peuple; tu te souviens encore Des grandes leçons des aïeux ?

Tu te souviens que ton aurore D'un vif éclat remplit les cieux ?

Que les langes de ton enfance Etaient ces drapeaux que la France Promenait au champ de Phonueur ?

Qu'au bruit d'une salve guerrière Le feu brillait sous ta paupière £t les élans brisaient ton cœur ?

Qui donc dit que tu dégénères, peuple autrefois tant vanté ?

Que dans leurs sépulcres tes pères S'indignent de ta lâcheté?

Que muet tu courbes la tête Sous le joug honteux que t'apprête N'importe quel maître étranger ?

Qu'en tombant tu n'aurais pas même Pour le tyrau un uuathème.

Pas même un fils pour te venger?

yGoogk

Es- tu donc, ô Patrie, Une terre flétrie D'où s'enfuit la vertu ?

ma Patrie, es-tu La Vierge couronnée Qu'une croupe aviuée Traîne dans les égouts ?

N'as-tu plus l'innocence, La gloire et la puissance Qui faisaient des jaloux ?

Je t'aime, ô sol natal ! je t'aime et te révère ! Que Dieu verse sur toi ses bienfaits les plus doux ! Jusqu'au jour où le ciel deviendra notre terre La terre où nous vivons doit être nn ciel pour nous I

Je vous aime, rivages, Ciel de feu, blancs nuages, Fleuves majestueux, Bois remplis de mystères, Montagnes solitaires, Torrents impétueux.

Hivers, vents et tempêtes.

Printemps d'amour qui jettes Mille arômes nouveaux.

Eté d'azur, automne Que la moisson couronne, Brillants chœurs des oiseaux I

yGoogk

Je t'aime, ô sol natal! je t'aime et te révère! Qae Diea verse sur toi ses bienfaits les plus doux ! Joaqa'au jour où le ciel deviendra notre terre La terre où nous vivons doit être un ciel pour nous !

Patrie adorée.

Est -il une contrée Aussi belle que toi ?

Aux jours sombres d'orage Tu puises le courage Dans l'amour et la foi !

Tu n'es pas affaiblie Pas un lâche repos !

terre des héros, Tu n'es pas avilie !

Non ! j'en appelle à vous, Antiques sanctuaires Où je prie à genoux, Non! j'en appelle à vous, cendres de mes pères !

Sortez de votre tombe, ô Mânes des aicux !

Laissez vos linceuls de poussière !

Secouez le sommeil qui pèse sur vos yeux.

Mânes, parlez à ma prière!

Dites, n'est-il plus beau votre cher Canada

Et sa gloire est elle périe ?

La terre qu'autrefois votre sang féconda

N'est-elle plus jamais fleurie ?

Voyez nos champs couverts d'une riche moisson.

Voyez nos villes florissantes !

Dans nos beffrois d'argent entendez-vous le son

De nos cloches retentissantes ? . . .

Ah ! si notre verta chancelle an seul moment.

Si jamais notre honneur saccombe, Pour nous marquer au front d'un stigmate infamant.

Mânes ; sortez de votre tombe ! . . .

Sortez de votre tombe, ô Mânes des aïeux !

Un peuple entier est dans l'attente!

Mânes, pour le juger paraissez en ces lieux!

Dites si d'une âme contente Il ne s'élance pas au milieu du danger,

Si son front porte quelque honte, S'il s'est laissé flétrir par un maître étranger !

Connait-il un bras qui le dompte Ce peuple de héros que vous avez formé ?

Sa foi s'est-elle donc éteinte ?

Le temple qu'il vénère est-il jamais fermé î

Et quand 8'<»8t-il courbé par crainte Devant l'iniquité qui violait ses droits ?

A-t-il l'air d'un peuple qui tombe ? Pour le dire aux pervers qui méprisent ses lois.

Mânes, sortez de votre tombe ! . . .

mon luth, suspends tes accords ;

Repose aux branches reverdies

Quel flot de saintes mélodies . S'élève soudain de nos bords I . . .

yGoogk

Est-ce votre voix infinie, Chœars éternels que jVntends en tout lieu?

Est-ce votre douce linriuonie^ Esprits d^lmolU' qui chantez devant Diea ?

Googk

A travers les rameaux d'aiie forêt épaisse Le vent faisait entendre an long gémissement : La neige, en tourbillons, roulait, roulait sans cesse. Et les ombres du soir montaient au firmament.

Au bord de la forêt était une chaumière Au toit garni d'écorce, obscure et tiiste à voir } Le jour, quatre carreaux lui donnaient la lumière. Mais nulle lam^e, hélas ! ne l'éclairait le soir.

Une femme, encor jeune et portant comme un voile Sur son front incliné les traces du chagrin.

yGoogk

Etait assise seule à la porte du poêle,

Et filait sa qaenoaille en chantant an refrain.

Auprès d'elle an enfant, sur nn grabat de mousse, Doucement s'endormait en priant le bon Dieu.

Ernest avait dix ans : sa parole était douce ; Il était le meillenr des enfants de ce lieu.

Et puis, de temps en temps, la solitaire femme Regardait une croix pendant aux murs noircis : Alors un long soupir s^échappait de son A.me, Et sur sa main tombait son front plein de soucis.

De temps en temps encor sa paupière baissée Laissait couler des pleurs qui semblaient superflus. Elle n'espérait point. D'une voix oppressée Elle disait : O ciel ! il ne reviendra plus !

Et comme elle chantait, unissant son cantique A ce gémissement du vent impétueux, Un homme vint frapper à sa porte rustique.

Il entra s'appuyant sur un bâton noueux.

Elle trembla de peur ainsi qu'une colombe Tremble, au fond de son nid, j\ l'aspect d'un vautour. — " Femme, dit l'étranger, do fatigue je tombe : Pais-je ici de l'aurore attendre le retour ?"

yGoogk

Elle lui répondit : *' Le Seigneur me préserve

'' De rester insensible à la voix du malheur !

'^ Assoyez -vous, monsieur, et que Dieu vous conserve !

'^ Qu'il vous donne la paix et calme ma douleur !"

L'étranger vint s'asseoir près du feu sans attendre. De sa robuste épaule un manteau noir pendait ; Son œil; couleur du ciel, était brillant et tendre ; Sa barbe en ondoyant sur son sein descendait.

— ^' Femme, votre douleur est-elle sans remède ? " Votre cœur abattu ne peut-il espérer t '^ An temps, vous le savez, tonte amertume cède ; '^ S'il n'emporte la peine il sait la tempérer.

— *' Hélas ! " reprit la femme essuyant une larme,

" J'ai connu le bonheur et j'ai béni mon sort }

^' Mais pour moi, maintenant, le jour n'a plus de charme ;

^^ Je n'aime plus la vie et pourtant crains la mort I

'^ Par mon travail constant j'éloigne la misère;

" Et mon petit Ernest est si beau, si vermeil !

'^ Pauvre ange, il ne sait pas tous les pleurs que sa mère

^' Yerse pendant qu'il dort d'un paisible sommeil I

^' Le cher petit n'a point souvenir de son père, '^ Car il ne laissait pas encore mes genoux

yGoogk

206 LE BETOUR

'' Qaaud cet homme adoré, sar la rive étran^Tc, " Pour recueillir de l'or, s'en alla loin de nons.

'' Nous n'avions pas besoin de ces richesses vaines^ '' Nous nous aimions tons deax et c'était le bonheur. '' Souvent la pauvreté voit des heures sereines, '' Et l'or ne guérit point les blessures du cœur !

'' Ah I si je le voyais avant que de descendre

'* Dans le sombre tombeau que m'ouvrent les ennuis !

*^ Je prie en vain le ciel, il ne veut pas m*entendre,

'' Et les jours ont pour moi plus d'ombres que les nuits ! "

Elle disait ainsi les chagrins de sa vie, Et des larmes tombaient des yeux de l'inconnu ; n se jette soudain dans ses bras et s'écrie : ^' Femme, console-toi, ton époux est venu I "

yGoogk

O voas qui m'avez dit : '' Ne laisse ni ton chaume,

Ni tes bois, ni tes pfés en fleurs :

La gloire te sourit, mais ce n'est qu'un fantôme

Paré de brillantes couleurs :

Aux branches de l'ormeau suspends ta faible lyre,

Car nul ne voudra t'éconter :

Laisse chanter l'oiseau dans son heureux délire,

L'homme n'est pas fait pour chanter."

Non, vous ne savez pas que ce feu qui me ronge

Est sorti d^un fbjer divin !

Que cette rêverie oii mon âme se plonge

N'est pas un travail toi^jours vain I

yGoogk

NoD, vous ne savez pas qu'an c amère souffrance Pèse sur mon cœur, sans pitié !

Que je ne yeux du ciel que la douce espérauce, Et du monde que Pamitié !

Arrêtez dans son cours le frais ruisseau qui coule

En murmurant dans la forêt !

Empêchez les ébats du pétrel sur la houle

Ou du grillon sur le guéret !

Et mes cris de douleur et mes chants d'allégresse

Ne monteront plus vers les cieux I Et ce luth frémissant sous ma main qui le presse

Demeurera silencieux !

Rivage où je soupire Courbant mon front souffran t, Brise dont je respire Le dictame enivrant, Feuille qui tourbillonnes Dans la pourpre du soir, Etoile qui rayonnes Comme un riche ostensoir,

Vous publiez sans cesse, Du Dieu qni voas a faits, La snprême sagesse Et les divins bienfaits I Quand sa voix vous appelle Vous venez aussitôt £t son nom que j'é pelle Vous le chantez bien haut I

Seigneur, dans la nature Tout soupire pour toi I Ton humble créature Bénit ta sainte loi I Seul l^omme, dans la fange Dout ta main l'a pétri, Traîne sa face d'ange Et son cœur tout flétri I

Avec le pré qui fume Déchiré par le soc, Et le flocon d'écume Qui va blanchir le roc, Et le nuage sombre Que fendent les éclairs.

Les atomes sans nombre Qui flottent dans les airs }

Avec le vent qui pleure Eu berçant le roseau ,

Avec l'arbre qu'eflleure Le gai petit oiseaa, Avec le ûot de moire Qai murmiire et s'en va, Je yeux dire ta gloire, Eternel Jéhoya !

Votre froideur m'étonne,

Mortels aveuglés!

Soufflez, brises d'automne, Sur nos plaines soufflez I Si l'homme, dans ses fêtes, Chante ses voluptés, Sa gloire et ses conquêtes . .

Pour Dieu, brisés, chantez !

Dis sa colère, ô foudre, En réduisant eu poudre Le chêne orgueilleux Porte sa gloire, ô nue, A la plage inconnue.

yGoogk

LÀISSEZ-MOI CHANTER 211

Aa roc sonrcilleax.

Qae ta voix sablime,

Insondable abime^

Dise da Seigneur

La maguiûcence !

Chante en son lionnear,

Chante sa puissance,

Grande voix des mers I

Qae les flots amers

Aux échos sauvages

Des lointains rivages

Content son amour !

Que l'airain sonore

Dans les tours que dore

Le rayon d'aurore

Chante et vibre encore !

Que dans sou séjour

De mousse et de feuille.

Dès le point du jour

L'oiseau se recueille,

Jette, radieux,

Ses notes limpides,

Ses trilles rapides.

Ses cris glorieux !

Que le vent qui passe

Traînant dans l'espace

La feuille des bois ; Que l'insecte qui rase.

De sou aile de gaze, La coupe que je bois ; Qu'une voix solennelle.

yGoogk

Eclatante, éternelle Betentiâse en tout lien I Qn'ici-bas tout s'aiiisse.

Tout proclame et bénisse Le nom sacré de Dieu !

yGoogk

Page 1