L'HOMME
Mon maître et ami Francisque Sarcey vient d'analyser, pour les lecteurs de cette revue ', l'œuvre d'Alexandre Dumas. Il l'a fait avec une autorité et une compétence qui n'appartiennent qu'à lui dans la critique contemporaine. Pendant plus de trente ans, il a suivi pas à pas la production de Dumas, avec plus d'attention encore que de sympathie, plus dominé que séduit, souvent choqué, toujours discutant, fidèle image en cela du public français. Pour Sarcey, le maître du théâtre contemporain c'est Emile Augier. En fin de compte, il met Dumas très haut, mais avec une admiration qui maintient ses réserves.
J'appartiens à la génération venue après celle de Sarcey. Pour nous, à l'époque où nous devenions public de théâtre, après 1870, nous trouvions la gloire de Dumas fortement assise. Grâce à Emile