LÉON DONNAT
tristesse, charmanle en sa lourdeur ccclésiaslique, d'Ernest Renan. A ce moment, en effet, le maître peintre ajoutait l'image du grand écrivain à sa galerie de portraits, les portraits du siècle.
J'ai recueilli pieusement ce dessin; il est audessus de ma table de travail, parmi les dieux lares du cabinet d'études. Il m'est doublement précieux, par le modèle et l'auteur. C'est le Renan définitif, celui des derniers mois, déjà touché par la mort, son œuvre accomplie. Devant cette image, je viens d'écrire avec reconnaissance les lignes qui précèdent. Tout incomplètes qu'elles sont, elles expriment avec franchise mon admiration pour le grand artiste et mon affection pour l'homme. Je les envoie dans son pays'.
0 juin 1896.