UNE ANNONCE DU MONITEUR
posséder des pages entières de cette écriture perdue dans rincendie du Théâtre-Français, perdue par la négligence de cette atroce femelle qui fut la femme de Molière! Nous Tespérions, du moins. Mais ici s'arrêta notre joie, et notre désappointement commença.
En effet, le mystificateur qui écrivait au Monî' teiir universel^ voulant appuyer d''un témoignage sa précieuse découverte, se mit à nous citer, à l'appui de la correspondance à Jasmin, trésorier du roi, de prétendus vers de Molière qui seraient tout au plus dignes de Tabbé Voisenon. Avez-vous lu ces vers, Monsieur, et les avez-vous lus avec la respectueuse attention que mérite le nom de Molière? Et, si vous les avez lus, avezvous été assez malheureux pour croire un instant que c'étaient là des vers de Molière, — des vers de Pan 1672, la fatale année où mourut ce grand homme, si jeune encore? Pour moi, je puis dire que je n'y ai pas été trompé un instant. Les vers sont intitulésà peu près comme le sonnet d'Oronte :