IV PREFACE
découvrir le fameux article , que je lui pardonne de bon cœur, dans lequel il m'a reproché de faire des vers de quinze pieds en les déclamant! »
Je fus un peu honteux que Georges eût tant de mémoire, et je m'excusai de l'avoir blessée dans sa muse tragique, la dernière fois que je m'étais déshonoré en écrivaillant pour Charles Maurice, le chef des brigands du Courrier des Théâtres.
<( Je repassais d'anciens articles de critique et de fantaisie que j'ai enfouis dans le Figaro de 1827, répondis-je enfin à Harel : ce sera la matière d'un volume, qui est déjà vendu à Ladvocat.
— Bon! je vais feuilleter les volumes du Figaro, reprit Harel, et je t'en dirai mon avis. Nous donnions des représentations en province, continua-t-il en s'adressant à M^^^ Georges, lorsque J. J. jetait sa gourme de jeunesse dans le Figaro.
— Lisez-moi donc un de vos articles, J. J., demanda M^^^ Georges en prenant un siège, et en invitant Harel à s'asseoir. Allons, le Comité est en séance, lisez votre pièce, que nous recevons d'avance et sans correction. »
Force était d'obéir, cependant j'hésitai un moment!
Enfin je me décidai à lire cette idylle de Montmartre, dont j'ai même oublié le titre aujourd'hui. Succès complet! Succès d'émotion d'abord, de fou rire ensuite! « C'est délicieux, s'écriait Georges. — Attendons la fin », reprenait gravement Harel. Le dénouement fut un coup de théâtre !