CHRONIQUE DU BON VIEUX TEMPS
Le sire d'Apremont possédait un vieux castel do gothique structure, flanqué de tours, de bastions, de fortifications, entouré de fossés pleins d'eau; un énorme pont-levis ne se passait qu'au son du cor que faisait résonner un nain placé continuellement en vedette sur une des tourelles.
On ne pénétrait pas facilement dans le castel du sire d'Apremont; mais dans ce temps-là les seigneurs ne se montraient qu'entourés d'une garde nombreuse; leurs vassaux ne pouvaient les approcher : quand même ils l'auraient pu, aucun ne l'eût osé, car chacun d'eux tremblait et frémissait rien qu'au nom de son doux maître, et dans ce temps-là le maître ne se gênait pas pour faire bâtonner les lûJains, les serfs, les varJcfs, qui se permettaient de lever le nez en sa présence.
Ce duc d'Apremont avait une femme belle, gra-