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n’est pas inexistant. Cette argumentation, semblable à celle dont on s’est servi pour démontrer que le Créateur est par son essence le meilleur des êtres, aboutit à cette contradiction que le Créateur a existé et na pas existé en même temps, conséquence ridicule qui prouve que l'argumentation est vicieuse; mais sa fausseté convaine d'erreur tous les raisonnements semblables, par conséquent celui dont on s’est servi pour établir que le Créateur est par son essence le meilleur des êtres ».
Nous répondrons que cette fin de non recevoir renferme un sophisme, parce que, s’il est impossible qu'une chose fasse son essence, il n’est pas impossible qu'une chose donne à une autre son essence; et cela saute aux yeux. Nous trouvons, en effet, quantité de choses qui donnent à d’autres leur essence. Par exemple, le feu se trouve dans
PETITS TRAITÉS APOLOGÉTIQUES. — VI. 13 Los PE Del >>Läl sab Ja à he sal EU LAN Lez IS SV 9 ob 6e UN das ossi dl'ees le LP osets laps LIU js bell Les! Ge Lo lee Lo taalt lat LES pal Die S) 15 pe dy ENS xs HS oe O4 859 4ls 81, L pe) 2 LL d.LLs à Les S ls36> 9 9 Les Pan PTE ê LN Les) # Agua) Lo à sb)ls fol, 32+ w € w 2 ce w
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le fer et s’unit avec lui, et le fer, uni avec ie feu, devient incandescent, il chauffe et brûle comme le feu. De même, tous les objets placés devant les miroirs donnent à ces miroirs leur image et s’y reproduisent, et si l’on est tourné comme les objets, face aux miroirs, on y voit l’image de ces objets, leur mouvement, leur immobilité et tous autres phénomènes que les yeux peuvent percevoir. Enfin, les quatre qualités, c’est-à-dire, le chaud et le froid, l’humide et le sec, donnent leur essence aux corps en s’y unissant et en les compénétrant, de telle sorte que l’action de ces qualités semble émaner des corps dans lesquels elles se trouvent. Il est donc démontré que si une chose ne peut se faire elle-même, elle peut néanmoins se
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donner elle-même; cela met à nu la futilité de l’objection qu'on nous oppose, quand nous nous proposons spécialement de démontrer que Dieu peut être informé par la nature humaine et s'unir avec elle. Voici donc comment nous raisonnerons.
Tout le monde sait que nous connaissons le Créateur, et que nous le comprenons. Or, puisque la connaissance de toute chose sue, et l'intelligence de toute chose comprise, est seulement l'information de l'intellect du connaissant par la forme de la chose sue, il faut d’après cela, [quand nous comprenons le Créateur], que nos intelligences soient informées par son image [ou sa forme]. Comme le Créateur nest pas composé de matière, sa forme n’est donc pas une partie de son essence, mais bien son essence tout entière, et, dès lors, son essence doit être dans notre in-
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