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telligence. En outre, puisque l’intellect en acte et l’intelligible en acte sont un dans le sujet ainsi que l’a démontré Aristote, et comme nous l'avons nous-même démontré dans notre Jraité des trois sortes d'êtres, (1) et comme nous le démontrerons encore dans le présent traité, il faut que nos intelligences, au moment où elles perçoivent le Créateur, fassent un avec lui. Cette deuxième démonstration prouve également qu’il n’est pas impossible que le Créateur se trouve dans notre intellect par son essence. Maintenant, que l’intellect informé par la forme de l’intelligible devienne avec l’intelligible une seule chose, cela est évident, puisque lorsque nous apprenons, par exemple, ce qu’est l’homme
(1) Il s'agit, sans doute, du traité intitulé : Des quatre méthodes scientifiques de rechercher la triple nature de l'Étre qui est divin (ou métaphysique), physique ou logique. Qreri, p. 861.
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DZ; HR; Ke. — (2) H (285. — (3) Hess; JK es. — (4) J K add. \je. — (5) JK add. gi à: — (6 JK AS ,910 AX=?.— (7) Il faudrait peut-être lire AŸ, 90 à. — (8) HE. et ce qu'indique sa définition «vivant, raisonnable, mortel», après un temps où nous n'avions pas cette connaissance, il se produit nécessairement en nous quelque chose qui n’y existait pas auparavant. C’est d’une telle évidence qu'il est superflu de le démontrer ou de rechercher comment cela se fait,
[Nous pouvons en outre envisager une triple hypothèse sur la manière dont «l’homme » se trouve dans l’intellect du connaissant. Première hypothèse.] Ce qui se produit doit être sous fous les rapports identique avec l’homme composé de matière et de forme, et alors l’homme, avec son composé de matière et de corps, se trouvera dans notre essence, puisque la connaissance s'opère au dedans de nous; mais c'est une doctrine d’une repoussante absurdité. [Deuxième
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hypothèse.] Ce qui se produit doit être à tout point de vue différent de l’homme composé de matière et de forme, et la chose peut avoir lieu de deux manières. 1° Cette connaissance sera différente de l’homme et identique avec quelque chose de différent de l’homme; or, cela est impossible, car alors ce qui se produirait mériterait d’être appelé connaissance de ce qui n’est pas homme plutôt que connaissance de l’homme, puisque l’on suppose que la connaissance produite est identique avec ce qui n’est pas homme et différente de ce qui est homme. Tout cela est impossible et contraire à la réalité, car il s’agit de la connaissance que nous avons de l'essence de l’homme, et non de ce qui n’est pas l’homme. 2° Ou bien cette connaissance sera différente de l’homme composé [de matière et de forme] et différente de ce qui n’est pas l'homme, et
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c'est également impossible parce que si cette connaissance se rapporte à Ce qui n'est pas l’homme, et s'y rapporte d'une seule manière, manière marquant la différence, il n'y a pas de raison pour que ce soit la connaissance de l’homme plutôt que la connaissance de ce qui n’est pas l’homme. Il en résulterait d’ailleurs deux conclusions ridicules : «) ou bien cette définition « animal, raisonnable, mortel » nous ferait connaître avec ce qui n’est pas l’homme, ce qui est l’homme, résultat contraire à la réalité, car la définition nous apprend ce qu'est l’homme seul et pas autre chose; b) ou bien elle ne nous ferait connaître Ja notion ni de l’homme ni de ce qui n’est pas l’homme, et c’est également contraire à la réalité, parce que nous connaissons la nature de l’homme quand nous connaissons Les termes de sa définition. [ Troisième hypothèse.] La connaissance produite peut
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être identique à un point de vue avec l’homme composé de matière et de forme, et en être différente à un autre point. Puisque les deux premières hypothèses sont impossibles, et que l’on ne saurait en produire une quatrième, il est donc rigoureusement nécessaire que cette troisième soit vraie, c’est-à-dire que la connaissance soit identique à un point de vue et différente à un autre point de vue, avec l’homme composé de matière et de forme, c’est-à-dire avec l’homme naturel. De plus, cette notion dans laquelle la connaissance produite est identique avec l’homme naturel, sera 1° ou. la matière du composé; or, c’est impossible, parce que la matière de l’homme composé est commune avec celle de tous les autres corps également composés de matière, et il n’y aurait pas de raison pour que la convaissance produite fût plutôt celle de l’homme que celle
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d’un autre être ayant avec l’homme la matière en commun, {cela est done impossible), et parce que la connaïissance produite est évidemment la connaissance de l’homme et non d'autre chose ; 2° ou bien [la connaissance produite] sera la forme du composé, et telle est l'opinion vraie. Il est encore certain que deux choses identiques ne font pas plusieurs considérées au point de vue de leur identité, mais qu’elles sont quelque chose d'un, puisque le nombre entraîne la différence, comme l'unité exige l'identité. En suivant un raisonnement semblable, pour toutes les essences naturelles en dehors de l’homme, cela amène à admettre que leur eonnaissance est simplement la production de leurs formes et de leurs notions abstraites de la matière, dans l'intelligence de l'homme. C’est ce qu'enseigne, ainsi que nous l'avons dit,
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la logique. L'existence de ces formes est évidente, car la forme du connu abstraite de sa matière se produit dans l'esprit du connaissant au moment de la connaissance. Nous devons savoir, en outre, que la connaissance des intelligibles est diverse en raison de la diversité de l'essence des choses connues, sous le rapport de la simplicité et de la composition. En effet, bien que le connu soit composé de matière et de forme, la notion qui résulte de sa connaissance est seulement la production de l’une de ces deux parties, c’est-à-dire, de la forme, dans l'esprit du connaissant, à l'exclusion de l’autre partie, ou de la matière. Si le connu est simple, la forme sera également simple, et la connaissance que l’on en aura sera l'information de l'intelligence par cette forme, et l'esprit lui-même deviendra
cette forme. À ce moment, l’intellect et l’intelligible de-
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viennent une seule et même chose dans le sujet. Cela étant démontré, il apparaît clairement que l’homme naturel peut être uni par l'intermédiaire d’un intellect, c’est-à-dire de sa forme, avec l'essence du Créateur, que ce n’est ni absurde, ni impossible, et qu'autre chose serait d'affirmer que le Créateur fait son essence, puisque ceci est impossible. IT apparaît, dès lors, que le raisonnement imaginé par l’adversaire comme semblable au nôtre, est entièrement différent. Puisqu'il est ainsi manifeste que la nature de la connaissance est la production de la chose connue dans l’essence du connaissant, et qu’il a été encore démontré, dans notre Traité sur l'unité, que le Créateur connaît ses créatures, il est donc informé par leurs formes. Mais comme parmi ses
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créatures se trouve l’homme, il est donc informé par la forme de l’homme. Comme, d'autre part, l’homme connaît son Créateur, et que la connaissance qu’il en a est seulement l'union de l’intellect de l’homme avec la forme du Créateur, il faut done que l’homme, quand il connaît son Créateur, soit uni avec lui par l'intermédiaire de son intellect. Or, c'est là ce que nous voulions démontrer. Quelqu'un dira peut-être : Si la signification de l'union est ce que vous venez d'affirmer, c’est-à-dire l'intelligence que l’homme a de son Créateur, puisque les prophètes et tous les justes ont eu cette intelligence, pourquoi attribuezvous au Christ, plutôt qu'à eux, l’union avec le Créateur,
et ne dites-vous pas qu'ils sont, sous le rapport de l'union, G*
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comme le Christ? — Qu'il sache celui-là que de tous ceux qui ont paru avant le Christ, prophètes ou autres justes, nul n'a été favorisé, au même degré que lui, depuis le premier moment de sa création et le commencement de son existence, d'œuvres divines et de prodigieux miracles. Aïnsi, nul d’entr'eux n’a été conçu sans commerce charnel, n'a pris naissance sans la Coopération de l’homme, nul autre dont la mère soit demeurée vierge après l’enfantement, nul autre n’a passé et dépensé sa vie tout entière à rappeler Dieu à tous les instants du jour et de la nuit, et à le reproduire en tous moments, sans y rien mêler des pensées de ce monde, en sorte que le Christ n’a fait que des œuvres divines, et s’est rapproché de Dieu dont les noms sont saints.
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Nui autre ne l’a fait a un tel degré, et voilà pourquoi nous lui attribuons particulièrement l'union parfaite avec Dieu. Il est convenable d’agir ainsi. En effet, l'union existe seulement quand deux choses unies en font une seule, et il est impossible que dans cette chose une, tant qu’elle reste une, une partie se sépare de l’autre, car un être dont une partie se sépare de l’autre, durant un temps quelconque, n’est plus un pendant cette séparation, et si les deux parties ne font plus un tout elles ne sont donc plus unies. Voilà pourquoi il est nécessaire que l’union réelle avec le Créateur se trouve être le Christ seul.
Nous avons exécuté le dessein que nous nous étions proposé dans ce traité; nous avons démontré la vérité de
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ce que nous voulions établir et nous avons donné la solution des doutes que les adversaires croyaient attachés à notre doctrine. A Dieu, notre secours, notre soutien, notre guide, maître de la bonté, de la sagesse, de la puissance et de la justice, donateur de l'intelligence, louange et grâces éternelles.
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; A € VII — Réponse px YAHYA BEN AD A UNE OBJECTION DES ADVERSAIRES DES CHRÉTIENS CONTRE LES ATTRIBUTS QUE L’ON